Codex lethalis

Codex Lethalis de Pierre-Yves Tinguely.
376 pages, éditions Hachette collection Black Moon thriller à 18 €

 

Résumé : Deux agents de police en patrouille découvrent une scène effroyable : une petite famille apparemment ordinaire a été massacrée.
Pourquoi Harold Buchanan, bon père de famille sans histoires, aurait-il tué sa fillette et sa femme avant de se supprimer ? L’autopsie révèle que sa propre mort n’est pas un suicide : son cerveau et ses globes oculaires ont comme bouilli. Un informaticien est chargé d’inspecter l’ordinateur de Buchanan : à son tour, il est pris d’une crise de folie meurtrière, et le massacre est évité de peu. D’autres scènes similaires se succèdent : des gens deviennent fous de rage et s’effondrent après avoir tenté d’anéantir tout ce qui les entoure.
Le point commun de toutes ces personnes à la fois meurtrières et victimes ? Une vidéo, huit secondes de mort vivante, diffusée sur la Toile et ouverte d’un simple clic sur leur écran.

Extraits : « Aussi incompatible qu’indispensables, la religion et la science formaient deux façons opposées d’atteindre le même but : comprendre. »
« Le monde courait à sa perte, et l’homme ne cessait d’accélérer le mouvement. »
« Un homme politique ne dit jamais ce qu’il pense, ou alors il a vraiment perdu l’esprit.« 

Mon avis : Quel plaisir de découvrir un vrai thriller franço-suisse digne des américains !!!

Avant de débuter ma critique, je tenais à féliciter la personne qui a réalisé la couverture de Codex Lethalis : elle fait vraiment peur. Outre la couleur noir et sombre qui la compose, on arrive à croire, si nous la regardons longuement, que la personne qui se situe dessus est réelle et qu’elle nous regarde… Juste ça, ça donne froid dans le dos !

Dans un style d’écriture simple, agréable à lire, avec des chapitres courts mais efficace, Pierre-Yves Tinguely nous entraîne au coeur d’une enquête de police très spéciale, et terrifiante. En mélangeant du thriller et un peu de fantastique, il arrive à plonger le lecteur dans un monde horrible, à glacer le sang. Je dois avouer que j’ai adoré ma lecture, je n’arrivais plus à lâcher le livre. Le suspense est présent à chaque chapitre, pas étonnant que je n’arrivais pas à le reposer !

Dans un premier temps, toute la première partie du livre a été une suite d’évènements et d’actions qui s’enchaînent. Aucun temps mort, le lecteur va de surprise en surprise, il ne peut qu’être happé et scotché devant les scènes qu’il découvre. D’ailleurs, dès les premières pages, Pierre-Yves Tinguely donne le ton du roman, il l’introduit de manière à allécher le lecteur, et à repousser les âmes trop sensibles… J’ai plus qu’apprécié l’idée que l’auteur a eu. Ce système d’assassinats en regardant une simple vidéo est invraisemblable, et inimaginable ! En lisant ce livre, je me suis imaginé à la place des pauvres personnages victimes de ce fou de Zack Pierce, mais quelle horreur, j’en ai eu des frissons… Alors, simple invention de l’auteur ou crime futuriste ?

La seconde partie du roman m’a un peu déçu (je ne dis pas que je n’ai pas aimé, loin de moi cette idée, bien au contraire), je n’ai pas retrouvé toutes les scènes que j’avais tant apprécié au début du livre. Il faut dire aussi que cette partie là est plus accès sur l’enquête policière et la recherche du criminel. Mais cela n’a pas empêché de garder une certaine envie de connaître la fin de cette recherche.

Le dénouement m’a également déçu : je m’attendais à quelque chose dont personne n’aurait jamais deviné qu’il se produise, mais que nenni.

Un thriller effrayant, au suspense insupportable, que je conseille à tous. Néanmoins, les âmes sensibles doivent s’abstenir, il y a beaucoup de scènes sanglantes, et je vous conseille de ne pas lire ce livre le soir avant de vous coucher : risques de cauchemars imminent !

 

Ma note : 9/10
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Le réveil de Sunshine

Le réveil de Sunshine de Paige McKenzie
284 pages, éditions Hachette, à 15€

 

Résumé : Depuis qu’elle a déménagé à l’autre bout des États-Unis il y a quelques mois, Sunshine peut percevoir des esprits et ressentir des émotions intenses, parfois même accablantes. Elle a d’abord essayé d’ignorer ces manifestations, mais peu à peu le constat s’impose : ce ne sont pas hallucinations. Sunshine a le pouvoir de protéger les humains en obligeant les mauvais spectres à retourner dans leur monde… en d’autres mots : elle est une aël-mat, et elle va devoir s’en accommoder ! Pour garder son pouvoir sous contrôle et trouver des réponses à ses questions, elle supporte les entraînements terrifiants avec son mentor, qu’elle vient de rencontrer. Mais alors que ce dernier rechigne à répondre à ses questions, elle fait des découvertes importantes sur ses propres origines, et sur le dur combat qu’elle va devoir mener pour assurer l’avenir des aël-mat et des humains…

Extrait :  « « Sunshine, il y a une chose qui n’a pas changé et qui ne changera jamais.
– Quoi ?
– L’amour que j’ai pour toi. Tu pourrais venir d’une famille de loups, de lapins ou d’extraterrestres, je t’aimerais toujours autant. »
« 

Mon avis :  Après avoir été effrayée par le premier tome, Sunshine, me voici lancée, imprudemment, dans la lecture du second, Le réveil de Sunshine. Fuyeeeez, mortels, tant qu’il en est encore temps !

Sunshine vient de découvrir l’identité de son père biologique. Elle apprend que c’est grâce ou à cause de lui que lui vienne tous ses pouvoirs surnaturels. Mais pour parfaire tous ses dons, Sunshine va devoir suivre son père à l’autre bout du monde, pour qu’il lui enseigne plus en profondeur ce dont est capable un aël-mat. Mais là n’est qu’une excuse. Car dans le fond, quelqu’un veut la mort de la jeune Sunshine.

Décidément, cette pauvre Sunshine ne pourra jamais vivre tranquillement. Après son premier déménagement laborieux dans le tome 1 – elle a quand même découvert qu’un fantôme vivait dans sa maison -, la voilà repartie pour de nouvelles contrées. On la suit dans son voyage jusqu’à découvrir une espèce d’énorme base militaire, appelée Llevar la Luz, complètement déserte. Seuls son père et un jeune homme, du nom de Lucio, s’y trouvent. Tous les autres aëls-mats sont partis. La cause ? La stérilité subite de toutes les femmes aël-mats après la naissance de Sunshine.

J’ai moins frémi dans ce tome-ci. Peut-être est-ce dû au fait que l’on connaisse déjà intimement les personnages, que l’on sait de quoi ils sont capables. Néanmoins, je dois avouer que Paige McKenzie décrit une atmosphère lugubre et sombre pour accroître nos sentiments d’effroi – déjà dans le premier tome avec une maison déserte, ensuite dans celui-ci avec une grande base militaire délabrée, à mille lieux des premières âmes qui vivent, avec seulement trois habitants en son sein. Une chose est sûre : pour rien au monde je ne quitterais ma maison pour aller là-bas.

Sinon, on en apprend toujours un petit peu plus sur l’héroïne. Autant sur son histoire familiale que sur tout ce dont elle est capable de faire grâce à ses pouvoirs magiques. Elle s’ouvre aussi sentimentalement à nous. Vous souvenez-vous de Nolan, le protecteur de Sunshine ? Eh bien ces deux-là se retrouvent séparés à des milliers de kilomètres l’un de l’autre. Et comme dans les plus grands romans d’amour, c’est dans ces moments-là qu’ils se rendent compte de l’amour qui les unis. Que c’est romantique…

Finalement, le dernier personnage auquel je souhaite faire allusion ne comportera pas de nom. Pour plus de suspense et de surprise pour les futurs lecteurs. Ce personnage n’apparaissait pas dans le premier tome. Ce personnage aux pouvoirs proéminents veut la perte de Sunshine. Pour ce faire, ce personnage n’hésitera pas à s’attaquer à l’entourage de Sunshine. Vous découvrirez son identité en lisant ce deuxième opus.

Un deuxième tome un petit peu moins effrayant que le premier, mais tout aussi rythmé. Tout s’enchaîne sans temps mort, les événements tout comme les mystères. Je serai curieuse de lire la suite, pour voir comment tout cela se termine.

Ma note : 6/10

Le manuel du serial killer

Le manuel du serial killer de Frédéric Mars.
462 pages, éditions Hachette, collection Black Moon thriller à 18 €

 

Résumé : Dans deux ou trois heures ce garçon sera mort.
Je vous raconte la suite ?
Les hurlements de douleur du môme qui se tient le ventre à deux mains ?
Les convulsions sur le sol de la cuisine familiale ? Les cris de la mère
qui découvre déjà son fils quasi exsangue ? Raide comme une batte.
Vidé ou presque de son sang, écrasé comme un petit cafard
sur le carrelage immaculé.
Les yeux du gamin ont cessé de papillonner. Le coma ne va pas tarder
à l’emporter. Même avec la meilleure volonté du monde, le médecin ne sera
pas sur place avant plusieurs minutes. Et, sans soins immédiats, il va…
Alors, je vous la raconte ou pas, cette suite ?
Non.
Je vais plutôt vous parler de moi. C’est ça, de moi seul.
La mort est en moi. Là, dans ma tête. Elle y a toujours été comme chez elle.

Extraits : « Depuis toujours je fais ça : je me pose à moi les questions que je devrais adresser aux autres. »
« Personne ne choisit son enfance. Personne ne maîtrise ce qui lui arrive durant les premières années de sa vie sur Terre. L’autodétermination vient plus tard.« 

Mon avis : Thomas Harris est un jeune universitaire étudiant la littérature dans une des plus prestigieuses écoles : Harvard. Alors qu’il est plutôt rejeté par tous à cause son oeil blanc de verre, son professeure French lui propose de participer hâtivement à un journal qui répertorie les crimes, le Crimson. Il se retrouve mêlé à une enquête policière atroce, et ne peut pas continuer à travailler pour eux. Il informe donc son professeur, qui va lui trouver un nouveau lieu de travail : une maison d’éditions, Killin Publishing. En triant les livres que les auteurs envoient à cette maison d’édition, Thomas va découvrir un livre déroutant, Le manuel du serial killer, qui va lui rappeler très nettement l’enquête à laquelle il a été mêlé quelques temps plus tôt…

Dans une ambiance noire et oppressante, Frédéric Mars nous tord l’esprit dans un roman psychologique et effrayant.

Un univers sombre, riche en rebondissements et retournement de situations. L’intrigue est bien menée, le suspense est tenue jusqu’au bout du livre, le lecteur ne s’ennuie pas une seule seconde ! J’ai d’ailleurs dévoré ce roman en un rien de temps, car chaque fin de chapitre donnait envie de découvrir le suivant.

J’ai trouvé les personnages vraiment mystérieux. J’avais l’impression qu’ils cachaient tous quelque chose, ils dissimulaient leur véritable identité. Je ne me sentais pas vraiment à l’aise en leur présence, je n’ai pas réussi à les cerner clairement…

/!\ SPOILER, ne pas lire, je dévoile la fin, le dénouement du roman.
J’ai retrouvé dans ce livre une copie un peu identique à Shutter Island de Dennis Lehane. Le scénario est le même, il n’y a que l’histoire qui se différencie. Je trouve que sur ce coup-là, monsieur Mars a voulu essayé de reproduire l’oeuvre vraiment magnifique de Dennis Lehane, mais hélas, en moins bien… j’ai vraiment été déçue de cette fin ! Je m’attendais à beaucoup mieux. J’ai été tenue en haleine tout au long du livre, pour terminer sur une histoire déjà vue, telle que celle-ci… c’est vraiment dommage. [FIN DU SPOILER]

Un roman psychologique riche en rebondissements, à faire sombrer le lecteur dans la folie…

 

Ma note : 6/10

Hipnofobia

Hipnofobia de Salvador Macip.
233 pages, éditions Hachette, collection Black Moon thriller à 18 €

 

Résumé : Lumière blanche. Sol blanc. Le plafond, s’il existe, est blanc lui aussi. Je ne peux pas voir mes mains, attachées dans mon dos, mais elles doivent sûrement être déjà aussi pâles que tout ce qui m’entoure.
Le blanc, c’est le vide. Le vide de la pièce où l’on m’a enfermé. Je suis assis sur une chaise invisible, figé dans l’espace et le temps.
Ils prétendent que mes pensées n’ont pas de consistance mais ils ne peuvent stopper mon mental. Ils ne savent pas que je les entends. Que je les vois. Je n’ai pas besoin de l’ouïe, ni de la vue, ni d’aucun autre sens.
Plus maintenant. Je peux suivre leurs mouvements de là où je suis.
Je sais comment ils parlent de moi, comment ils doutent, comment ils se croient en sécurité après avoir coulé ces mètres de béton entre nous. La voix du docteur M parvient jusqu’à moi aussi clairement que s’il se trouvait à mes côtés : « Nous le gardons en observation depuis déjà trois semaines, et il n’a pas encore dormi. »

Extraits :  « Les scientifiques veulent épuiser les solutions les plus simples avant d’accepter l’incroyable. »
« Le moment le plus heureux dans la vie d’un homme est quand il découvre enfin quelle est sa place dans cette grande mécanique qu’est la société. »

Mon avis : Grosse déception pour ce thriller, qui promettait pourtant grâce à son résumé, une histoire originale, forte en frayeurs.

La couverture du livre est assez effrayante. Certes, elle peut paraître assez simple dans son ensemble, mais les traits de l’homme sont nettement dessinés, ce qui le rend presque réel. De plus, les couleurs assez sombres et la lumière en haut, donne un contraste jour/nuit très en accord avec l’histoire.

En découvrant le résumé de ce livre, fort prometteur et un brin mystérieux, je me suis laissé tenter. Mais mon dieu… quelle déception ! Je ne suis pas entré dans le roman, je suis resté suspendue au dessus, lisant les pages une à une, les faisant défiler, sans pour autant apprécier l’intrigue. Ce livre se lit néanmoins facilement, il est très agréable, mais manque d’actions. Les rebondissements n’étaient pas présents (ou très peu), et le « thème » est dévoilé dès le début. Je n’ai pas ressenti cette envie de découvrir le livre jusqu’à la fin, car le suspense était inexistant…

Chaque chapitre renvoie à la vision d’un nouveau personnage. Il n’y a pas vraiment de protagoniste, vu que le changement de narration se fait au début des nouveaux chapitres. Les personnages ne sont pas attachants du tout. Néanmoins, le jeune garçon dans le dernier chapitre m’a ému et touché. Je pense que c’est le seul avec qui j’ai vraiment accroché, celui avec qui j’ai vécu une vraie aventure.

Salvador Macip a rajouté des petites touches de science-fiction dans son roman. Elles sont très légères, peu nombreuses, et donne un côté surnaturel au livre, ce qui renforce davantage le côté psychologique du roman. Car l’auteur nous amène à réfléchir ici sur la facilité de la manipulation que chacun peut exercer sur nous-mêmes… je me suis souvent mise à la place des personnages du roman, et j’en suis même venue à avoir peur. En y réfléchissant bien, peut-être que dans plusieurs milliers, voire centaines d’années, dormir ne sera plus nécessaire… Hipnofobia nous fait donc réfléchir sur la question du sommeil, et sur la modification et la perte de contrôle involontaire de notre esprit…

Un thème pourtant bien pensé, mais une intrigue ennuyante, qui traîne en longueur.

 

Ma note : 4/10

Before you break

Before you break de Christina Lee
281 pages, éditions Hachette, collection Black Moon, à 15,90€

 

Résumé : Elle : Profondément marquée par le décès de son frère et incapable de se libérer de l’emprise de son petit ami volage, Ella noie sa souffrance dans ses études de psychologie. Bénévole pour une hotline de soutien psychologique sous le nom de Gabriella, elle se met à recevoir des appels réguliers d’un certain Daniel rongé par des idées suicidaires.
Lui : Quinn, bad boy sexy au cœur tendre, a un lourd secret à cacher et cherche à expier ses fautes. Sous le pseudonyme de Daniel, c’est lui qui appelle souvent Gabriella, en qui il trouve une oreille attentive et une voix rassurante pour remonter la pente.
Eux : Au fil de leurs échanges, une complicité plus qu’amicale se développe entre Gabriella et Daniel, alors même qu’ils ne se reconnaissent pas quand ils se rencontrent « en vrai »…

Extraits :  « – Je ne sais pas ce que c’est ou ce qui pourrait arriver, dit-il en passant son pouce sur mon lobe d’oreille. Mais je suis une chose.
Je ne pouvais toujours ni bouger ni parler. J’étais paralysée, hypnotisée par ses yeux, ses lèvres, ses mots. Puis mes mains finirent par retrouver leur vigueur et glissèrent sur son torse et ses épaules. Il frémit sous mes paumes.
– Je sais que je veux sentir mes lèvres sur les tiennes, dit-il avec une conviction telle qu’elle me fit l’effet d’une envolée de papillons dans mon ventre. Tu le sais, toi aussi ?
 »
« La culpabilité et le regret sont des sentiments puissants. Ils peuvent détruire une vie. Mais il faut trouver le moyen de pardonner pour pouvoir continuer à avancer. »

Mon avis :  Ce que j’aime avec les romans de Christina Lee, c’est que ses romances érotiques ne sont pas seulement un assemblage de scènes de sexe. Il y en a quelques unes, certes, mais derrière, se cache une vraie histoire fictionnelle.

La narration de Before you break se scinde en deux voix : celle de Quinn, un jeune homme réservé et mystérieux en apparence, mais intérieurement dévasté par le remord, après la mort de son meilleur ami. Et celle de Ella, une jeune fille d’apparence banale, qui se révélera être bien plus forte et courageuse qu’elle n’y paraît.

L’histoire semble anodine : Ella est en couple avec Joel, un garçon membre de la fraternité, qui ne cesse de tromper Ella au vu et au su de tous… sauf de l’intéressée ! Quinn est révolté, profondément enragé contre l’attitude de Joel. Il faut dire que Ella ne laisse pas Quinn indifférent. Les bases de l’histoire sont posées. Mais derrière les apparences, Christina Lee va développer toute une intrigue autant de la psychologie des personnages. Elle va nous questionner sur des sujets plus ou moins graves, tels le regret, la culpabilité, ou pire encore, le suicide.

Car les deux personnages ont du faire face à de terribles épreuves au cours de leur existence. L’une à perdue son frère aîné, le pilier principal de sa vie. L’autre se retrouve dans la position d’un meurtrier, après l’accident de la route qui a provoqué la mort de son meilleur ami. Comment continuer à vivre après ces horreurs ? Quand plus rien ne nous retient sur terre, pourquoi ne pas tomber dans la facilité, succomber et abandonner ? Des thèmes poignants, aptes à donner le cafard, mais abordés avec justesse et simplicité.

Ces deux personnages qui souffrent m’ont touchés. Ils sont terriblement attachants. Ils ont l’air de petites bêtes inoffensives et fragiles, que l’on voudrait protéger et prendre sous son aile. Avec des coeurs pareils, pas étonnant qu’ils tombent l’un et l’autre éperdument amoureux. C’est même le meilleur de ce qui pouvait leur arriver. Leur histoire d’amour est telle que les deux personnages sont : simple, passionnée, toute en douceur et en pudeur. C’est vraiment plaisant à lire. Une jolie romance comme je les aime. Point de vulgarité chez Christina Lee, seulement de l’amour à l’état pur. Toutes les filles rêveraient d’avoir ce genre de prince charmant à ses côtés.

C’est toujours un plaisir de lire des livres de Christina Lee. La plume de l’auteure est telle qu’on se retrouve embarqué avec douceur dans une histoire pleine d’émotions. Une romance érotique remplie d’amour, qui ne se focalise pas seulement sur les scènes de sexe, mais incorpore au récit une vraie intrigue dramatique. Vous aussi, venez succomber à l’écriture enchanteresse de l’auteure et rêver d’une histoire d’amour aussi belle que celle de Ella et Quinn…

Ma note : 8/10

All of you

All of you de Christina Lee
282 pages, éditions Hachette, collection Black Moon Romance, à 15,90€

 

Résumé : Avery et Bennett n’ont rien en commun. Elle, future infirmière attachée à son indépendance, papillonne d’un homme à l’autre. Lui, étudiant en art tatoué, se réserve pour la femme de sa vie et refuse de mettre son cœur à nu. Mais les opposés s’attirent et ils comprennent rapidement qu’ils ont davantage en commun qu’ils n’osent se l’avouer.

Extraits :  « C’était le problème avec les amis de toujours. Ils se montraient trop perspicaces. »
« L’amour était un bâton de dynamite. Une promesse de souffrance et d’implosion. »

Mon avis :  Il y a moins d’un mois, j’ai pu découvrir Promise me this, un autre roman young adult érotique de Christina Lee, que j’avais plutôt bien apprécié. Avec des protagonistes hauts en couleurs, une tension sexuelle très présente, mais un réel sujet tapis derrière la sauvagerie de l’histoire : la violence faite aux femmes. Je renouvelle mon expérience avec cette auteure, et je suis de nouveau satisfaite par ma lecture. Je pense même avoir un petit peu plus aimé All of you que Promise me this.

Avery, une étudiante, future infirmière qui vit de son petit boulot dans une maison de retraite, est une jeune femme au tempérament fort, qui multiplie les conquêtes et les aventures sans lendemain. Bennett, autre étudiant au physique parfait, cache un secret très surprenant : il attend d’avoir trouvé la femme qui partagera sa vie pour lui offrir sa virginité. Deux personnalités très différentes, avec des visions de l’amour opposées, qui vont pourtant se rencontrer et commencer à s’apprécier.

Avant toutes choses, je tiens à dire que oui, All of you est un roman érotique, dans lequel l’auteure incorpore des scènes de sexe. Mais elles sont bien moins présentes que dans Promise me this. En effet, dans All of you, Christina Lee joue beaucoup plus sur la séduction entre les deux protagonistes, sur la douceur et la sensualité qui émanent des deux êtres. Ce qui fait que Avery et Bennett touchent les lecteurs, ils arrivent à rendre compte d’une romance parfaite, toute en retenue, mais chargée d’électricité, de charme et de beauté.

Puis, comme dans Promise me this, l’auteure ajoute un petit plus à son histoire, qui va la rendre plus intéressante et moins badine. Christina Lee s’interroge sur l’amour et le couple en général. Faut-il se reposer entièrement sur un homme, comme le fait la mère de Avery, mais en se privant de sa liberté ? Ou faut-il plutôt suivre l’exemple de Avery en protégeant son coeur des sentiments du sexe opposé ? Cette décision d’Avery de barricader son coeur n’est pas anodine. En effet, née de père inconnue, elle n’a pas connue de figure masculine stable dans son enfance. Sa mère multipliait les aventures sans lendemain, jusqu’à tomber sur un homme particulière malsain avec Avery : Tim. Alors que la jeune femme n’était qu’une adolescente, Tim a tenté à plusieurs reprises des attouchements sexuels. Depuis ce jour, sa peur – ou sa haine -, des hommes n’a fait que s’accentuer davantage.

Des sujets forts qui se lient parfaitement bien ensembles et qui créent un cocktail détonnant de romance originale. Les scènes sexuelles sont peu présentes, ou rendues enchanteresques par l’auteure, qui atténue la violence sexuelle et la vulgarité langagière des romans érotiques pour seulement laisser le boheur de l’instant et les sentiments amoureux naissants.

Une romance toute en pudeur, avec des personnages attachants et mystérieux, qui m’a beaucoup plûe. L’une des meilleures romances young adulte érotique que j’ai pu lire jusqu’à maintenant !

 

Ma note : 7/10

Promise me this

Promise me this de Christina Lee
299 pages, éditions Hachette, collection BlackMoon Romance, à 15,90€

 

Résumé : ELLE : Dotée d’une forte personnalité, indépendante et impertinente, Jessie a les cheveux teints en bleu et arbore des tatouages audacieux. Passionnée de photographie, elle est plutôt attirée par les bad boys.
LUI : Nate a tous les attributs du jeune homme parfait, qui a peu à donner mais beaucoup à cacher. Jessie le surnomme Monsieur Propre.
EUX : Jessie et Nate sont amis bien que tout les oppose. Quand leur relation se transforme en attraction, Nate craint de céder à ses pulsions violentes. Jessie, elle, veut tout connaître de lui, jusqu’à cette part d’ombre qu’il refuse d’accepter.
Ensemble, ils entament un jeu dangereux qui ne connaît pas de demi-mesure. Nate et Jessie en sortiront-ils inséparables ou déchirés à jamais ?

Extraits : « Jessie, promets-le-moi : explore les différentes facettes de toi-même. Nous avons tous les ténèbres et la lumière en nous. Tu ne sauras pas exactement de quoi tu es faite jusqu’à ce que tu acceptes l’ensemble, que tu le ressentes, que tu le vives. Alors seulement tu seras capable d’affronter tout ce que la vie a à offrir. »
« Tout le monde… a une face cachée, un côté obscur… qu’on ne laisse voir à personne. »

Mon avis : Faites bien attention : ce livre n’est pas à remettre entre toutes les mains. Il contient des scènes et/ou des propos sexuels qui peuvent choquer les esprits les moins avertis. Etant novice dans la lecture de romans érotiques (ne vous méprenez pas, j’ai déjà lu Dévoile-moi de Sylvia Day il y a quelques années, qui ne m’avait pas laissé un souvenir intarissable), j’ai voulu réessayer ce genre de roman particulier.

C’est donc avec Promise me this de Christina Lee que se poursuit ma découverte du roman new adult-érotique. Nate, jeune homme embourgoisé, est connu pour son peu d’attachement à la gente féminine, ainsi que pour ses multiples conquêtes d’un soir. Jessie, quant à elle, fille tatouée, au caractère de feu, fan de photographie, est particulièrement attirée par les bad boys tatoués. Ces deux êtres humains, que rien ne rapproche, vont pourtant connaître des moments de hautes émotions et de symbiose totale. L’un avec l’autre, ils vont apprendre à se découvrir ; que ce soit physiquement ou psychologiquement.

Si vous ne l’avez toujours pas compris, autant vous dire que ce roman est constitué d’une tension sexuelle de sa première page à la dernière. On y voit des comportements sexuels provocateurs, beaucoup de sauvagerie (avec Nate qui menotte ou fesse Jessie), mais d’autres scènes sont plus sensuels et émotionnelle (les bisous langoureux, la délicatesse des caresses…).

Mais derrière ces scènes de sexe pure, derrière l’apparence dure à cuire de Nate, sont enfouis de nombreux secrets refoulés. Car plus le lecteur avance dans sa lecture, plus il est touché par Nate, homme sensible, au grand coeur, délicat et passionnel. Vous vous demandez sans doute pourquoi je change brusquement de description concernant ce protagoniste. Et bien, il faut dire que Christina Lee a fait fort : elle incorpore un véritable thème dans un roman érotique sans réelle trame : les violences sexuelles faites aux femmes. En effet, la maman de Nate est battue par son mari depuis très longtemps. Déjà quand Nate et son frère Luke étaient enfants, ils entendaient leur père crier, taper, injurier leur mère, et des sanglots s’élevaient de la gorge de leur mère. Mais comme de nombreuses femmes dans le monde, leur mère n’est pas partie de la maison, elle est restée ; pour l’amour de ses enfants, qu’elle voulait protéger, pour l’argent de son mari, dont elle avait besoin pour financer les études de ses fils. Un sujet poignant, familier, qui touche de nombreuses familles dans le monde entier.
Mais l’auteure ne s’arrête pas là. Le personnage de Nate est encore bien plus énigmatique que je ne l’ai décrit jusque-là. En effet, ce jeune homme aux apparences solides cache en fait une peur bleue qui le hante depuis toujours ; il craint de n’être comme son père, de ne pas respecter les femmes, de leur faire du mal. Un traumatisme familial que Jessie, sa « petite-amie » va essayer de lui faire enlever de l’esprit en lui montrant l’exact contraire.

Promise me this contient un thème difficile à aborder, mais touchant. Seulement, outre ce sujet bien menée, je n’ai pas trouvé l’histoire très attractive. Bien au contraire, j’ai éprouvé peu d’intérêt pour les pages que je lisais, avec des passages un peu trop longués à mon goût. J’ai quand même bien aimé lire ce livre et voir enfin quelqu’un qui a le courage d’écrire un livre sur la maltraitance maritale. De plus, sans vouloir vous révéler la fin du récit, le dénouement comporte un message d’espoir fort, que toutes les femmes devraient essayer d’appliquer.

Intimidation, machisme et sexualité sont les maîtres mots de ce livre. Un roman érotique bien plus impliqué dans la société qu’il n’en a l’air. Ne vous laissez pas berner par la chétive histoire, car elle recèle des thèmes bien plus sérieux qu’elle n’en laisse paraître.

Ma note : 6,5/10