La ferme des animaux

La ferme des animaux de George Orwell
150 pages, éditions Folio

 

Résumé : Un certain 21 juin eut lieu en Angleterre la révolte des animaux. Les cochons dirigent le nouveau régime. Boule de Neige et Napoléon, cochons en chef, affichent un règlement:
“Tout deuxpattes est un ennemi. Tout quatrepattes ou tout volatile, un ami. Nul animal ne portera de vêtements. Nul animal ne dormira dans un lit. Nul animal ne boira d’alcool. Nul animal ne tuera un autre animal. Tous les animaux sont égaux.”
Le temps passe. La pluie efface les commandements. L’âne, un cynique, arrive encore à déchiffrer :
“Tous les animaux sont égaux, mais certains le sont plus que d’autres.”

Extraits :  « L’Homme est la seule créature qui consomme sans produire. Il ne donne pas de lait, il ne pond pas d’oeufs, il est trop débile pour pousser la charrue, bien trop lent pour attraper un lapin. Pourtant le voici le suzerain de tous les animaux. Il distribue les tâches entre eux, mais ne leur donne en retour que la maigre pitance qui les maintient en vie. Puis il garde pour lui le surplus. Qui laboure le sol ? Nous ! Qui le féconde ? Notre fumier ! Et pourtant pas un parmi nous qui n’ait que sa peau pour tout bien. »

Tout le produit de notre travail, ou presque, est volé par les humains. Camarades, là se trouve la réponse à nos problèmes. Tout tient en un mot : l’Homme. Car l’Homme est notre seul véritable ennemi. Qu’on le supprime, et voici extirpée la racine du mal. Plus à trimer sans relâche ! Plus de meurt-le-faim ! »

Mon avis :  Je pense qu’il ne sert à rien de vous présenter George Orwell, ce célèbre écrivain fondateur du concept « Big Brother ». Ses deux romans les plus célèbres, 1984 ainsi que La ferme des animaux sont devenus des entités, que l’on étudie avec abondance dans les institutions scolaires. C’est d’ailleurs par le biais de l’école que j’ai lu mon premier Orwell ; et depuis, moi-même endoctrinée par l’écriture de l’auteur, je me suis lancé dans la lecture de La ferme des animaux pour mon plaisir personnel.

Dans ce livre, les animaux de la ferme prennent le pouvoir. Ils fomentent une révolution et chassent leur maître, le fermier, pour prendre le pouvoir de leur propre vie. Une fois leur maître Jones parti, ils organisent leur quotidien, et mettent en place Sept Commandements à respecter. Des Commandements qui seront vite transgressés…

Les livres de George Orwell sont de véritables pépites. A travers des histoires simples à comprendre, l’auteur cherche à nous faire réfléchir sur des sujets plus ou moins graves de l’Histoire. Et ça marche ! L’intemporalité de ses oeuvres fait que chaque lecteur peut comprendre de quoi traite chacun de ses ouvrages.

Ici, le totalitarisme est mis en avant. Certains tyrans de l’histoire politique sont caricaturées et représentées, par le biais de l’anthropomorphisme, par des animaux. Ainsi, vous pourrez aisément reconnaître Lénine sous la figure de Sage l’Ancien, Staline sous celle de Napoléon, ou encore Trotski à travers Boule de Neige. Les cochons prennent la tête de la ferme et tentent de faire entendre leurs idéaux. C’est une véritable satire de la révolution russe et de ses principaux acteurs, qui est représentée ici.

La dynamique de l’ouvrage nous montre bien les différentes étapes par lesquelles passent les dirigeants pour assouvir leur autorité. Ils se montrent près du peuple, faisant miroiter des bonheurs imaginaires, et assoient leur ascendance par l’endoctrinement des troupes. La raison de tous les animaux de la ferme, cède face au totalitarisme et à la foi inébranlable inculquée par les dirigeants. Ils deviennent alors des marionnettes, pris au piège de ce parti unique, où la soumission devient obligatoire. La fin du livre est juste impressionnante, et c’est elle qui m’a réellement fait prendre conscience de la cruelle bestialité des hommes.

L’humour se mêle à ce récit sérieux, et ce mélange des genres donne un cocktail détonnant. Ce court ouvrage, parodie des régimes totalitaires, vous apportera maintes réflexions et ne vous laissera pas indifférent. Rapide à lire et facile à comprendre, je n’aurais qu’une chose à vous dire: lisez-le absolument !

Ma note : 9,5/10
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1984

1984 de George Orwell.
408 pages, éditions Folio Poche

 

Résumé : Le monde, depuis les grandes guerres nucléaires des années 1950, est divisé en trois grands « blocs » : l’ Océania, l’Eurasia et l’Estasia qui sont en guerre perpétuelle les uns contre les autres. A Londres, en 1984, dans un état totalitaire, le parti organise sa société en réprimant le peuple, et en leur lavant le cerveau avec les principes de l’Angsoc (Socialisme anglais).
Winston Smith, travaillant au ministère de la Vérité, participe à propager l’idéologie du Parti en modifiant les articles du « Times » suivant la volonté des dirigeants du parti. Pourtant, Winston cache sa haine de Big Brother et de la répression, jusqu’à ce qu’il rencontre Julia, une jeune femme enthousiaste et opposante du parti également…

Extraits : « On dit que le temps apaise toute douleur, on dit que tout peut s’oublier, mais les sourires et les pleurs, par-delà les années, tordent encore les fibres de mon coeur. »
« Il y avait la vérité, il y avait le mensonge, et si l’on s’accrochait à la vérité, même contre le monde entier, on n’était pas fou. »
« Pour la première fois de sa vie, il comprit que lorsque l’on désirait garder un secret on devait aussi se le cacher à soi-même. »
« S’accrocher jour après jour, semaine après semaine, pour prolonger un présent qui n’avait pas de futur, était un instinct qu’on ne pouvait vaincre, comme on ne peut empêcher les poumons d’aspirer l’air tant qu’il y a de l’air à respirer.« 

Mon avis :  1984, de George Orwell est une contre-utopie effrayante, qui ne donne pas envie d’exister dans ce monde, d’y vivre, tout simplement. Nous ne connaissons pas réellement la mesure du temps dans ce livre, les personnages sont assez mystérieux, discrets, nous n’avons pas vraiment de détails sur leurs vies, leurs activités ou autre. Par contre, les conditions de la vie en Océania sont bel et bien décrits très précisément, ça renforce d’autant plus le côté affreux du lieu. L’histoire accroche, à chaque fin de chapitre, je n’avais qu’une envie : commencer le suivant. Nous sommes transportés dans un monde imaginaire, nous vivons les mésaventures en accompagnant Winston dans toutes ses aventures, nous sommes vraiment plongés au coeur du livre et de la vie dystopique d’Océania. J’ai lu ce livre vraiment rapidement, impossible de m’en décrocher ! Certes, certains passages étaient assez complexes à lire, mais j’ai tout de même adoré ce livre, c’est un réel coup de coeur, et un très grand honneur de l’avoir lu.

 

Ma note : 10/10