Geek girl, tome 6


Geek girl, tome 6 de Holly Smale

457 pages, éditions Nathan, à 16,95€


Résumé : Harriet en est sûre : la probabilité de rencontrer par hasard son ex-petit ami dans un pays aussi grand que l’Australie est si minuscule que cela ne vaut même pas la peine de s’en inquiéter.
Alors autant se concentrer sur son objectif : faire décoller la carrière de styliste de sa meilleure amie, Nat ! Et pourtant, lorsqu’Harriet décroche un nouveau shooting avec pour cadre la Grande Barrière de corail, elle découvre que même la plus faible probabilité peut se réaliser…


Extrait  « La vie est une fleur. Plus tu la nourris, plus tu lui donnes de la lumière, plus elle s’ouvrira et deviendra belle. »

« Au fond de l’oreille humaine, il y a trois os minuscules, plus petits que des grains de riz. On les appelle la « chaîne ossiculaire », et ils sont la seule partie du corps qui ne change pas en vieillissant. Pour moi, la véritable amitié, c’est pareil. C’est comprendre qu’au fil des années, pendant que presque tous les aspects de notre vie se développent, d’autres vont rester absolument inchangés. C’est juste accepter que des petites parties de quelqu’un soient précisément ce qui fait sa personnalité et comprendre qu’elles seront toujours là. Même si ces parties sont gênantes, ou rebutantes, ou parfois exaspérantes. Savoir que, aussi profond qu’elles soient enfouies ou cachées, elles seront toujours là. »


Mon avis : Je retrouve avec bonheur notre très chère Harriet Manners et ses nombreuses anecdotes et informations classées sans grand intérêt par nombre de ses proches et lecteurs.

Sixième tome de la célèbrissime saga Geek Girl, nous voilà embarqué en Australie pour de nouvelles aventures aux côtés d’Harriet, de sa Pire Pot Nat et de la grand-mère d’Harriet, j’ai nommé Bunty ! Ensemble, elles vont profiter des beautés de cette destination paradisiaque, mais vont aussi penser carrière et tenter de se faire connaître davantage, Harriet dans le mannequinnat et Nat dans la mode et le stylisme. Mais une aventure aux côtés d’Harriet n’en serait pas une si tout était tout rose. Harriet, Nat, Bunty et l’ensemble des lecteurs ne sont pas au bout de leurs surprises… avec Harriet Manners, on ne s’ennuie jamais !

J’étais impatiente de retrouver Harriet (peut-être trop, même). Harriet reste inchangée, fidèle à elle-même. Il est loin le temps où Harriet se cachait sous les tables dans le tome 1, par exemple. Aujourd’hui, elle est devenue une jeune femme accomplie et complète… ou presque.

Pour cette nouvelle aventure, Harriet s’envole en Australie. Les grandes plages à perte de vue, la mer, le soleil… et Bunty, sa grand-mère. J’ai pris plaisir à découvrir un peu plus cette fabuleuse femme, qui était restée jusqu’alors dans l’ombre d’Harriet.

Sans aucun doute, j’aime toujours autant suivre les aventures farfelues de notre protagoniste préférée. Néanmoins, après six tomes, j’ai l’impression que l’histoire avance à très petits pas. On peut clairement constater une évolution dans le comportement d’Harriet, mais j’ai l’impression que c’est tout ce que l’on peut voir. J’aurais souhaité pourquoi pas voir Harriet grandir encore plus, pourquoi pas se marier et avoir des enfants, qui auraient été à leur tour des petits geek en herbe. Mais l’histoire n’avance pas aussi vite, et Harriet est toujours notre Harriet : une jeune fille geek de 17 ans.

A la fin de ma lecture, je me suis posé la question suivante : serait-ce un point final à cette fabuleuse saga ? Ça m’en avait tout l’air… mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises, et peut-être que Holly Smale prépare en cachette de nouvelles aventures à faire vivre à Harriet et à ses chers lecteurs… Affaire à suivre !


Harriet Manners, notre geek girl préférée, se lance dans de nouvelles aventures pour notre plus grand plaisir. Un sixième tome qui semble mettre un point final à cette saga d’envergure.

Ma note : 6,5/10

Pour lire plus d’avis

 

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Geek girl, tome 5

Geek girl, tome 5 de Holly Smale
483 pages, éditions Nathan, à 16,95€

 

Résumé : Les examens de fin d’année approchent. En vraie pro de l’organisation, Harriet a planifié toutes ses révisions et celles de ses amis… bien malgré eux ! Pourtant elle est loin d’avoir tout prévu : Wilbur a besoin d’elle, son agence est en faillite ! Harriet vole à son secours et décide de devenir un mannequin exemplaire. Elle se met aussi en tête d’organiser les amours de ses amis.
Mais à force de vouloir contrôler leur vie, elle risque de les perdre.
Un shooting en Inde va lui apprendre à laisser faire le destin…

Extraits :  « Nous avons besoin d’un héros. Quelqu’un à admirer. Quelqu’un qui nous rappelle le genre de personne que nous serions si nous étions la meilleure version de nous-même. Ou qui nous rappelle ce que peuvent accomplir de vraies gens. »

« En tant que mannequin, tu es une toile blanche. C’est ton âme qui donne ses couleurs au tableau. »

Mon avis :  Je pense que je ne pourrais jamais me lasser d’Harriet Manners. Cette jeune fille, pleine de surprises, me surprend encore maintenant. Aussi, après plus de cinq tomes lus, je suis toujours aussi contente de découvrir une de ces nouvelles aventures.

Dans le tome précédent, Harriet tentait vainement de se faire des amis. Et c’est bien entouré qu’on la retrouve dans ce nouveau volume. Accompagnée de Nat, sa Pire Pote depuis l’enfance, de Toby, son double intellectuel, de Rin et de Jasper, Harriet se sent heureuse. Elle a enfin une bande de copains. Entre sorties au café, pique-nique, soirées… elle planifie tout pour que ses nouveaux amis se sentent aussi bien qu’elle. Mais à force de vouloir tout contrôler, Harriet va se brûler les ailes.

Ce qui est bien dans ce tome, c’est que les deux facettes de notre protagoniste préférée sont réunies. Nous avons en premier lieu la Harriet étudiante, entourée de tous ses amis, qui vit une vie normale. Et d’un autre côté, on retrouve la Harriet mannequin, qui court les castings pour tenter de sauver son ami Wilbur, qui n’a plus un sous en poche. Ces deux facettes combinées, ces deux mondes mis en parallèle ont le pouvoir de faire rêver toutes les jeunes filles (dont je fais partie). Dans ce cinquième tome, c’est en Inde que s’envole Harriet, pour un shooting photos qui s’annonce extraordinaire. Pluie de couleurs durant une Holi, photos à dos d’éléphants… la jeune fille n’a pas finit de s’émerveiller !

Comme toujours, Holly Smale écrit une histoire sympathique à lire, qui recèle toujours une moralité sous-jacente. Ici, il est question de l’écoute des autres. En effet, Harriet a tendance à tout prendre en main, et à contrôler – inconsciemment – la vie de ses proches amis. Le fait est qu’il faut savoir écouter l’autre, prendre en compte son avis et ses ressentis. Ne pas tout planifier, ni chercher à tout contrôler. De toute façon, on ne peut jamais prédire exactement ce que sera l’avenir. Donc autant vivre sa vie pleinement au jour le jour, que de tenter de forcer le destin.

Sans vouloir vous dévoiler une partie essentielle du dénouement, je voulais juste vous dire que Harriet a bel et bien tournée la page avec son ex-amoureux Nick. Mais c’est ce que nous découvrirons dans le tome suivant. Un tome dans lequel Harriet va s’envoler pour une toute nouvelle destination paradisiaque. Vivement sa sortie ; cette saga me rend accro !

Ma note : 7,5/10

Geek girl, tome 4

Geek girl, tome 4 de Holly Smale
477 pages, éditions Nathan, à 16,95€

 

Résumé : C’est la rentrée, et Harriet est RA-VIE : cette année, c’est sûr, elle va prendre un nouveau départ et se faire plein d’amis. Malheureusement, malgré tous ses efforts, les amis se font rares… Même Nat, sa meilleure amie, l’évite, et Toby, son harceleur personnel, ne veut plus la voir !
C’est pourquoi, quand on lui propose un shooting au Maroc, elle accepte aussitôt. Et peu importe si le photographe s’est trompé et pense travailler avec une autre mannequin (beaucoup plus expérimentée), Harriet est prête à tout… pour briller.

Extraits :  « Tous les autres élèves de la planète s’efforcent d’échapper à l’école. Je suis la seule à y entrer par effraction. »
« Car c’est ça qui est bien, avec les livres : quand on ouvre une histoire, on referme la sienne. Pendant quelques moments précieux, on devient un autre. Ses souvenirs deviennent les vôtres ; vos pensées, les siennes. Jusqu’à ce que, page après page, ligne après ligne, vous disparaissiez complètement. »

Mon avis :  Je me retrouve propulsée – pour la 4ème fois, précisément – dans le monde de la si attachante Harriet Manners. Et quelle joie… je pense que je ne pourrais jamais me lasser de cette saga !

Les castings, les shootings et les tournages des tomes précédents sont terminés. Harriet reprend enfin les cours au lycée. Seul problème : son passé de geek intello la poursuit toujours. Sa Pire Pot, Nat se détache peu à peu d’elle, et son harceleur personnel Toby l’ignore royalement. Loin d’être timide devant les caméras et appareils photos, Harriet est tétanisée quand il s’agit de se faire des amis. Quand on est une jeune adolescente si originale et extravagante comme Harriet, comment peut-on convenablement s’intégrer ?

Harriet se cherche encore et toujours. J’adore cette jeune Harriet… inconsciemment, même si nos vies et nos personnalités ne se ressemblent nullement, je m’assimile totalement à elle. Bizarre… Qui est-elle vraiment ? La jeune geek intellote ? La star des podiums ? Dans ce tome-ci, ces deux personnalités d’Harriet vont être mêlées. La petite geek intellote et intimitée, mais superstar de la mode. Mais qui arrivera à démêler la vraie personnalité de la fausse personnalité d’Harriet ? Derrière les paillettes, ses camarades de classe arriveront-ils à percevoir Harriet, à l’état brut ? C’est là tout le questionnement du livre. Et je vous laisse le soin de le lire pour découvrir la réponse à cette question.

Ici, Harriet va enfin prendre conscience de toutes les personnes qui l’entourent, de l’amour qu’ils lui portent et du soutient qu’ils représentent pour elle. On voit que les tomes défilent, car dans celui-ci, notre petite Harriet va se montrer plus mûre que précédemment. Elle va apprendre à faire des choix difficiles, choix qui n’auraient jamais pu se faire dans les tomes précédents. On voit que les événements de sa vie commence à l’endurcir et à la fortifier. Il est loin le temps où Harriet se cachait sous les tables. Maintenant, elle arbore pleinement tout ce qu’elle entreprend et tout ce qu’elle est.

Je pense que je conclue toutes mes chroniques de Geek Girl de la même manière, mais tant pis : vivement le prochain tome ! Cette saga m’envoûte, cette saga m’enchante. A travers les épisodes loufoques de la vie d’Harriet se dresse un questionnement sur l’identité et sur l’autre, thèmes centraux chez les adolescents. Un pur délice, vraiment !

 

Ma note : 7/10

Geek girl, tome 3

Geek girl, tome 3 d’Holly Smale
422 pages, éditions Nathan, à 16,90€

 

Résumé : Harriet a un petit copain merveilleux, des amis géniaux et elle entre dans quelques jours au lycée, autant dire qu’elle est HEU-REUSE ! Mais son bonheur est de courte durée car son père a trouvé du travail… à New York ! En l’espace de vingt-quatre heures, elle quitte l’Angleterre et se retrouve dans une ville triste et perdue de la grande banlieue new-yorkaise. La voilà loin de ses amis, loin de sa vie, très très loin du bonheur. Même les quelques shootings auxquels elle participe en cachette à New York ne suffisent pas à lui remonter le moral. D’autant que, pour couronner le tout, Nick prend de plus en plus ses distances avec elle…

Extraits : « On dit parfois que la fiction est ce qui nous rapproche le plus de la magie. Oubliez les chapeaux et les lapins : ouvrez un livre, et un univers entier en sort. »
« Je m’appelle Harriet Manners, et je suis en couple. Je sais que je suis en couple parce que je suis perpétuellement radieuse. »

Mon avis : C’est avec une envie palpitante et un plaisir non caché que je me suis jeté sur ce troisième tome de la fabuleuse saga Geek Girl. Une valeur sûre, qui prouve une nouvelle fois les talents d’écriture et de narration d’Holly Smale.

Après avoir découvert la Russie lors d’une séance de mannequinat dans le tome 1, avoir intégré une agence de mannequin mondialement reconnu à Tokyo dans le tome 2, c’est aux Etats-Unis, dans la ville de New York qu’Harriet Manners débute une nouvelle aventure.

Son père ayant trouvé un travail à New York, la famille abandonne ses terres Britanniques pour partir à la conquête de la Big apple. Notre héroïne laisse derrière elle sa Pire Pot, Nat, qui entre en école de stylisme, sa pire ennemie, Alexa et son chien, Hugo, qu’elle confie à Toby. Des rêves pleins la tête, une liste longue comme le bras de souhaits à réaliser, Harriet part d’un pas décidé, le sourire au lèvre. Néanmoins, ses parents avaient omis de lui dire que vu leurs faibles revenus, leur maison ne serait pas situé à New York même, mais à 1h30 de route de là. Et là, tout s’écroule. L’idéalisme rêvé d’Harriet s’envole, avec lui tous ses projets si soigneusement rédigé. Elle doit rester cloîtré dans un village presque désert, avec Miss Hall, sa gouvernante qui la prend pour une andouille, et Tabatha, sa jeune soeur, qui ne fait que pleurer toute la journée. Un univers suffocant, que ne pourra s’empêcher Harriet de briser. En effet, son seizième anniversaire passé, elle part seule à la conquête de New York.

Un roman toujours aussi loufoque, avec des scènes totalement décalées et hilarantes – le shooting dans un manège de fête forraine empli de loopings -, des personnages hors du commun – comme le sacré Wilbur, de retour, avec sa personnalité indomptable -, le tout saupoudré d’une touche de féerie, avec l’incroyable histoire de mannequinat d’Harriet.

Néanmoins, si on creuse un peu, on peut s’apercevoir d’une morale camouflée, qui peut s’appliquer à tous dans la vie quotidienne. En effet, se replier sur soi, ne pas profiter des moments exceptionnels qui nous sont offerts, nous fait passer à côté de mille petites choses extraordinaires. C’est le cas d’Harriet, qui néglige ses parents et ne comprend pas la chance fomidable d’avoir une famille à ses côtés.
Dans ce troisième tome, notre protagoniste apprendra à s’aimer elle-même, intérieurement et extérieurement. Elle prendra en maturité, en confiance en elle, se fortifiera face aux autres, notamment face à Alexa – qu’elle affronte et nargue volontairement ; personnalité totalement novatrice du personnage.

De plus, l’histoire d’amour entre Nick et Harriet est simplement irréelle, mais parfaitement magique. Malgré la distance et tous les obstacles qui les empêchent de s’aimer pleinement, ils prouvent que rien ni personne ne peut les séparer. Une force sentimentale déjà bien forte pour des jeunes adolescents de seize ans, avec des attentions toutes mignonnes, mettant en avant la romance du couple.

Une nouvelle fois, je puis dire que j’ai absolument adoré me plonger dans ce roman. C’est à chaque fois un vrai délice de retrouver cette héroïne très surprenante, qui apprend peu à peu à se découvrir elle-même et à ouvrir les yeux sur l’extérieur. Un quatrième tome est prévu pour fin juillert… j’ai déjà hâte !

Ma note : 8/10

Geek girl, tome 2

Geek girl, tome 2 d’Holly Smale
412 pages, éditions Nathan, à 15,90€

 

Résumé : Je sais que je suis mannequin parce que nous sommes lundi matin et que je porte un tutu doré, une veste dorée, des ballerines dorées et des boucles d’oreilles dorées. Mon visage est peint en doré et un long fil de fer doré est enroulé autour de ma tête. Ce n’est pas ainsi que je m’habille d’habitude le lundi. Eh oui, la geek que j’étais est devenue tendance, populaire et cool ! Comment ça,  » ce n’est pas crédible  » ?

Extraits : « Lorsqu’ils mentent, les gens regardent vers la gauche parce que c’est la partie du cerveau qui est associée à l’imagination. Quand ils disent la vérité, ils regardent vers la roite parce que c’est la zone liée à la mémoire. »
« Car la voici, la vérité sur les gens qui tracent des plans de manière obsessionnelle : nous n’essayons pas de tout contrôler dans nos vies. Non. Nous essayons de barrer le passage à ce que nous ne contrôlons pas. »

Mon avis : Après le fabuleux premier tome de cette saga parfaitement bien engagée, Holly Smale revient en force avec le second volume, encore plus surprenant que le premier.

L’héroïne, sans perdre sa qualité de geek invétérée, dotée de son intelligence supérieure, de sa gaucherie sans pareil, émeut et fascine encore et encore le lecteur. Cette jeune fille, qui a tout d’une personne normale, vivant une vie banale sans grand intérêt se retrouve plongée dans le milieu monstrueux de la mode, de la haute couture, du bling-bling et des paillettes. L’adaptation peut aisée se fait de plus en plus chaque jour qui passe, pour finalement devenir monnaie courante de la nouvelle vie d’Harriet Manners. Cette protagoniste est le pilier de la saga. Son existence chamboulée et la vie rêvée qui lui apparaît sont les éléments clés qui donnent envie au leceur de suivre le cheminement de l’aventure d’Harriet.

Raconté dans un vocabulaire simple de compréhension, l’auteure use d’une écriture familière, qui permet d’accrocher un maximum de lecteurs potentiels. Les chapitres sont additives, pas très longs, ni trop courts, ce qui permet de les enchaîner sans voir le nombre de pages défiler.

Après le voyage et magnifique shooting Russe présents dans le premier tome, Holly Smale continue sa lancée des voyages extraordinaire, et nous emmène, nous, lecture statique, et Harriet, son héroïne, dans la ville la plus peuplée au monde, au pays du soleil levant, à Tokyo. Seule à l’autre bout du monde, Harriet cultive son envie de découverte ; sa colocataire Rin l’entraîne dans les lieux branchés et essentiels à la découverte de la culture japonaise. Un dépaysement total, grandiose, unique au monde, dans un pays longtemps rêvé et espéré par notre protagoniste.

Dans ce second tome, quelques éléments identiques au premier se laissent distinctement repérer : la pire ennemie n’est plus Alexa, mais Poppy, sa seconde colocataire, mannequin également, belle comme un coeur. Nick fait sa réapparition, Harriet a toujours deux mains gauches, Wilbur est aussi extravagant que précédemment… le succès du premier se réverbère sur le second.

Pour conclure, je dirais que ce second tome est parfaitement à la hauteur de mes espérances. L’auteure arrive à se renouveller tout en gardant ce qui a fait le succès du premier volume de Geek girl. Je n’attends désormais plus qu’une chose : la suite, qui sera, je le sais, dévorée en une fraction de temps.

Ma note : 8/10

Geek girl, tome 1

Geek girl, tome 1 d’Holly Smale
400 pages, éditions Nathan, à 15,90€

 

Résumé :Elle sait qu’un chat a trente deux muscles par oreille, qu’un « rien de temps » dure un centième de seconde et qu’une personne normale rit quinze fois par jour. Mais elle n’est pas sûre de savoir pourquoi personne ne semble vraiment l’apprécier à l’école. Aussi, lorsqu’elle est repérée par un agent de top modèles, Harriet saisit cette chance de se réinventer. Même si cela signifie voler le rêve de sa meilleur amie, s’exposer à la rage de son ennemie jurée Alexa, et s’humilier régulièrement aux yeux du terriblement magnifique Nick, top modèle de classe internationale. Même si cela veut dire également mentir aux personnes qu’elle aime…
Alors qu’Harriet vogue d’un désastre de haute couture à l’autre avec l’aide de son père ultra enthousiaste et de son stalker super-geek, Toby, elle commence à réaliser que le monde de la mode ne semble pas l’apprécier plus que le monde réel.
Et lorsque son ancienne vie part en morceaux, une question se pose: Harriet arrivera-t-elle à se métamorphoser avant d’avoir tout gâché?

Extraits : « C’est la première et la seule règle : la magie arrive quand on ne la cherche pas »
« Les gens qui planifient minutieusement les choses ne sont pas particulièrement connectés avec la réalité. Ils en ont l’air, mais c’est faux : au contraire, ils s’emploient à la découper en mini-portions pour ne pas avoir à contempler le tableau général. »

Mon avis : Intriguée par le titre accrocheur, tentée par le résumé et charmée par la couverture, je me suis lancée dans l’aventure Geek Girl sans soupçonner une seule seconde ce que j’allais y découvrir.

Ma première surprise est survenue lors de la découverte de la définition qu’Holly Smale a attribuée au mot « geek ». Très loin des clichés de notre société française moderne, des garçons accros aux jeux-vidéos, ordinateurs ou invention électronique quelconque, l’auteure choisie de présenter une jeune fille intelligente, voire surdouée, aliénée de la société, différente des autres adolescents de son âge, désireuse d’apprendre et de compléter son intellect déjà avancé. Cette double signification du geek m’a embrouillée au début ; Holly Smale a-t-elle voulue revisiter à sa façon ce mythe du geek ? En flânant sur internet, je suis tombée sur l’éclaircissement de ce mystère, et découvert la réelle définition de ce mot « personne très pointue dans un domaine précis », « trop cérébral », pouvant donc s’appliquer à tout type d’environnement.

Bien que dotée d’un esprit très brillant, la jeune héroïne, comme la plupart des adolescentes de son âge, en est encore à se chercher, se découvrir, à parfaire son identité. Très méthodique, cette jeune fille ne dévoile pas directement ses sentiments ; seule affirmation possible, elle aime sa meilleure amie, surnommée Pire Pote, son père et sa belle-mère, et ne pleure pas la mort prématurée de sa mère à sa naissance. L’espion Toby, geek lui aussi, l’ennuie, tandis qu’Alexa est présentée comme sa pire ennemie.

Une vie plutôt banale et studieuse, qui va prendre un tournant décisif et spectaculaire dans un endroit improbable ; sous une table, à la Mode Expo, accompagné d’un parfait inconnu, Nick, à la plastique parfaite. Peu flattée, encore moins complimentée pour sa beauté, cette jeune geek va voir sa beauté mise en avant, sans préambule ni avertissement. Projetée sur les devants de la scène, elle est repérée par Wilbur, un étrange homme, singulier et original, qui la présente à l’une des stars du milieu de la mode. Harriet Manners, notre héroïne, va signer son premier contrat de mannequinat, alors même qu’elle exècre la mode. Etrange, me direz-vous.
En acceptant cette proposition impromptue, Harriet voulait transformer sa vie, changer la vision des autres sur elle, devenir une autre personne, plus ouverte, plus jolie… normale, sommes toutes.

Un rythme soutenu, voire rapide dans certains tableaux. Le temps semble envolé, impossible de distinguer l’espace spatio-temporel de l’histoire, tout s’enchaîne à une vitesse folle, comme illusoire. Bienvenue dans le monde de la gloire, de la célébrité, des strass et paillettes de ce milieu très privé mais prisé.

Comme plongée dans un conte de fée, en plein milieu d’un rêve éveillé, la protagoniste va rapidement réaliser que la vie de star, de podium, défilés et shootings ne coïncide strictement pas avec son existence d’étudiante.
Ce milieu mondain, bourgeois et chichiteux, va lui attirer des ennuis, de tristes mésaventures qui la fera s’éloigner des gens qu’elle aime le plus au monde. Les inconvénients sont plus nombreux que les avantages, et propulse la jeune fille entre deux chaises instables, dans une indécision totale. Que choisir entre l’amitié et l’amour sincère, une vie bien rangée, paisible et simple et un monde guindé, étoilé et brillant de voyages et rencontres fabuleuses ? Vu sous cet angle, le choix parait assez simple. Remis dans un contexte plus approprié, il l’est sensiblement moins.

Un roman frais et léger, une quête d’identité personnelle et de transformation d’apparence, parfaitement adapté aux adolescents et autres jeunes enfants. Saupoudré d’une dose d’humour subtile et girly, Geek Girl se lit d’une traite, sans ennuie ni lassitude.

Ma note : 7/10