Un peu plus loin sur la droite


Un peu plus loin sur la droite de Fred Vargas

253 pages, éditions J’ai Lu, à 5,80€


Résumé : En planque sous les fenêtres de l’appartement du neveu d’un député, place de la Contrescarpe, Kehlweiler avise soudain une drôle de chose sur la grille d’un arbre. Un petit déchet blanchâtre au milieu d’excréments canins. Pas de doute, c’est un os. Et même un os humain… Naturellement, lorsque Kehlweiler apporte sa trouvaille au commissariat du 5e arrondissement, les flics lui rient au nez. Mais ce petit bout d’os l’obsède tellement qu’il abandonne ses filatures parisiennes et suit une piste jusqu’à Port-Nicolas, un village perdu au bout de la Bretagne. Là vit un pit-bull. Une sale bête, qui avalerait n’importe quoi. Y compris un bout de cadavre. Reste à trouver le cadavre. Et l’assassin…


Extraits : « – C’est pas facile d’écrire une lettre chic quand on se tire.
– Pourquoi pas ? Il n’y a qu’à parler au lieu d’écrire. »

« Quand un minable est amoureux, cela se repère, et quand un assassin est satisfait, cela se lit sur tout son corps. Le lendemain, la police est dessus, et c’est terminé. Pour tuer, il faut être autre chose qu’un minable, c’est le secret des choses. »


Mon avis : C’est la première fois que je m’aventure à lire un Fred Vargas. Pour celles et ceux qui ne le savent pas, c’est une auteure française de polars au succès mondiaux, qui a reçu de très nombreux prix littéraires pour ses écrits. Je me suis lancé dans Un peu plus loin sur la droite, sans vraiment savoir à quoi m’attendre. Et bien je dois dire que c’est un polar bien construit, doté d’une logique imparable et d’un suspense à tout épreuve qui nous retourne la tête et nous tient en haleine jusqu’à la fin.

Louis Kehlweiler, ancien du Ministère de l’Intérieur, découvre un os accroché sur une grille d’arbre en plein Paris. Il en est certain, cet os est un humain. Accompagné de Marc Vandoosler, un jeune historien un peu paumé, ils vont lancer leur propre enquête, qui les mèneront à Port-Nicholas, un petit village de Bretagne. De rencontres en rencontres, ils vont remonter la piste de cet os et tenter de mettre à jour ce mystère.

Louis Kehlweiler, notre protagoniste, est un homme très mystérieux, qui semble être à la fois excentrique, mais aussi posé et réfléchi. Ainsi, vous pourrez le croiser accompagné de Bufo, son fidèle crapaud de compagnie, mais prenez-le au sérieux, puisque son pedigree et son sens du discernement pourraient vous surprendre. Il ne se dévoile pas facilement, nous laissant imaginer, fouiller et décortiquer ses actes pour pouvoir bâtir notre propre avis sur sa personnalité. Bien qu’il soit assez déstabilisant au début, j’ai bien aimé l’excentricité de son personnage et serais curieuse de le retrouver dans d’autres enquêtes de l’auteure.

En outre, il semblerait que ce roman fasse échos à des histoires antérieures écrites par l’auteure. Ainsi, certaines petites anecdotes m’ont déstabilisées, puisque n’ayant pas lu les précédents ouvrages, je n’ai pas pu prendre la mesure de celles-ci. Je vous rassure, ça n’a pas gêné outre mesure ma l’avancée de ma lecture, mais j’avoue que j’aurais été curieuse de comprendre pleinement toutes les allusions faites par Fred Vargas.


Un bon polar, au suspense bien mené, plein de rebondissements et d’effets de surprises, mais qui s’oublie malheureusement trop rapidement.

Ma note : 6,5/10

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