Et monter lentement dans un immense amour…

Et monter lentement dans un immense amour…
de Katherine Pancol
284 pages, éditions Le Livre de Poche, à 5,60€

 

Résumé : La quête du grand amour. Le véritable, l’unique, le seul, celui qui surprend et qui attrape au moment où on ne l’attend pas. Angelina est subitement confrontée à cette apparition de l’amant magnifique. Un jour, une porte, une main plaquée qui aide à l’ouvrir, un ascenseur, des yeux noirs perçants, un sourire chaleureux et la vie peut basculer, peut donner « envie de se jeter contre lui, mordre son corps, se perdre dans sa chaleur, le manger ». Mais cet homme si bon, si prêt à aimer, si évidemment aimant est-il l’homme réel ou bien cet homme éternel dont rêvent les femmes ? Dans Et monter lentement dans un immense amour, Katherine Pancol rêve et vit l’amant idéal. Entre la fiction évanescente du rêve et des situations bien réelles, son bel amant apparaît et disparaît à l’infini. Il faut en convenir, c’est davantage une décharge émotionnelle baroque qu’un bon roman.

Extraits : « Avez-vous remarqué comme la vie se charge, souvent brutalement, d’opérer à notre place des choix que nous n’osons faire ? »
« C’est le mystère de l’amour, moi non plus je ne comprends pas bien, souvent bien embêtée avec le remue-ménage de mes sentiments, ça ne me facilite pas la vie, et je demeure perplexe devant tant de mystère… »

Mon avis : J’ai choisi de lire ce roman en période d’examens ; je pensais qu’il allait être léger, agréable à lire, relaxant, destressant. Malheureusement, j’ai à plusieurs reprises failli m’endormir sur le livre, et ait fini par l’abandonner au bout de 150 pages environ.

Le style d’écriture de Katherine Pancol dans cet ouvrage est bien éloigné de celui qu’elle utilise dans sa première trilogie (Les yeux jaunes des crocodiles, La valse des tortues et Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi). Dans Et monter lentement dans un immense amour, la plume est lourde, avec des pages entières écrites sans point final, des dialogues aux contours flous, sans délimitation de la parole de l’autre. De plus, l’histoire n’est jamais au style direct, mais est toujours racontée de manière indirecte, par le biais des personnages, qui racontent, chacun leur tour, leur vie, les événements qu’ils ont vécus, etc.

Ce livre parle d’amour, certes. Tantôt avec un langage enfantin, tantôt grâce à des pans entiers de poésie. Certains passages sont émouvants. L’auteure essaie avec finesse de décrire le sentiment amoureux. Un travail ardu, presque impossible. A travers les différents personnages que Katherine Pancol met en scène, elle raconte les déboires amoureux de certains, comme par exemple la femme du concierge monsieur Despax qui est partie avec tout ce qu’il avait, le laissant seul, se noyant dans l’alcool pour oublier. Elle matérialise aussi le coup de foudre, avec, dès l’incipit du roman, la rencontre presque surnaturelle, de la protagoniste et de Mann, qui vont s’aimer d’un regard.

Mais l’histoire est trop mièvre, trop longue, trop ennuyeuse. Il ne se passe quasiment rien. Les personnages ne sont pas attachants, ils sont quelconque, pas assez personnalisés. Malgré toute ma bonne volonté, je n’ai pu empêcher le livre de me tomber des mains. Katherine Pancol avait déjà essayée de traiter de ce thème des sentiments dans un autre de ses romans, J’étais là avant, à travers les pages duquel je m’étais aussi terriblement ennuyée. Heureusement que ses livres les plus récents rattrapent ces montagnes d’ennui.

Je ne vous le recommande pas. Pour ma part, trop ennuyée par ma lecture, je ne voulais pas gâcher plus mon temps, et l’aies littéralement abandonné.

Ma note : 3/10
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