20, Allée de la Danse : Une rencontre imprévue


20, Allée de la Danse : Une rencontre imprévue
d’Elizabeth Barféty

156 pages, éditions Nathan, à 10,95€


Résumé : La journée « portes ouvertes » de l’Opéra Garnier est imminente !
Les petits rats de l’École de Danse donneront de courtes représentations un peu partout dans le prestigieux bâtiment. Mais Constance ne parvient pas à se concentrer sur les préparatifs : son père, qu’elle n’a jamais connu, vient de surgir dans sa vie…


Extraits : « – L’idée, explique sa Petite Mère, les yeux brillants, c’est d’ouvrir le Palais Garnier à un nouveau public. De faire découvrir la danse et l’Opéra à ceux qui ne les connaissent pas, qui croient ne pas les aimer, que ce n’est pas pour eux…
Mila poursuit, convaincue :
– Il y a beaucoup de gens qui n’osent pas prendre des places pour voir un ballet, tu sais. Qui ne savent pas comment s’habiller, comment se comporter, qui sont intimidés, en fait. Eh bien, cette fois, on va les inviter. Leur dire qu’ils peuvent venir en jean et en baskets, en pleine journée. Qu’ils peuvent ne rester qu’une demi-heure et repartir, ou bien, au contraire, y passer deux heures. »

« – Tu pourrais écrire ? suggère-t-elle. Tout ce que tu ressens, en vrac, juste pour toi. C’est une technique qui fonctionne bien pour moi. Quand les émotions débordent, ça m’aide à mieux comprendre ce qui m’arrive. Et ce que je veux.« 


Mon avis : Dernier tome (provisoire, certainement), de la saga 20, Allée de la Danse que j’affectionne tout particulièrement. Un 16ème tome fidèle à ses prédécesseurs, c’est-à-dire ludique, entraînant, qui véhicule de belles valeurs à destination autant des plus jeunes que des moins jeunes.

Cette fois-ci, c’est notre belle brune Constance qui se retrouve au devant de la scène. La jeune fille surprend une conversation entre sa mère Helena et sa grand-mère Mamita, au sujet de son père, lâchement parti avant sa naissance. Ce dernier s’est manifesté dernièrement, en énonçant le souhait de rencontrer sa fille qu’il n’a jamais connu. Constance est bouleversée par cette perspective, qui l’effraie autant qu’elle l’excite.

En parallèle, l’École de Danse s’apprête à organiser sa première Journée Portes Ouvertes au Palais Garnier. Les jeunes danseurs sont sollicités pour monter des spectacles vivants partout dans le palais, pour donner envie aux spectateurs d’en apprendre plus sur ce milieu, souvent apparenté comme un milieu réservé à l’élite suprême, à la noblesse et aux gens de constitution supérieure. Grâce à ces journées inédites, la directrice, Mademoiselle Pita, entend changer le regard des spectateurs sur le ballet et l’opéra.

Comme souvent, Elizabeth Barféty ne se cantonne pas à parler de danse classique, mais elle lie ce thème central à des thématiques plus quotidiennes et accessibles, comme ici, avec la relation père/fille, l’abandon et la parentalité. Avec pudeur et finesse, l’auteure a réussi à dégager des émotions de cette histoire, plus commune dans la vie quotidienne, que l’on pourrait le soupçonner.

Comme d’habitude, de jolies illustrations en noir et blanc apparaissent sporadiquement dans le récit, pour dynamiser l’écriture et rendre plus vivant les personnages et les scènes narrées. C’est un gros point positif qui plaît beaucoup aux jeunes lecteurs, souvent très visuels.


Un très bon tome sur les relations parents-enfants, où pointent de belles valeurs, comme le courage, la bienveillance, le respect et l’amitié. C’est toujours un plaisir de lire cette saga !

Ma note : 7,5/10

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ISBN : 978-2-09-258818-5

20, Allée de la Danse : Sous les projecteurs


20, Allée de la Danse : Sous les projecteurs
d’Elizabeth Barféty

156 pages, éditions Nathan, à 10,95€


Résumé : À l’École de Danse, les élèves ne parlent que d’une chose : les auditions pour l’adaptation en film du ballet Scaramouche. Colas les passe avec succès et décroche l’un des premiers rôles ! Le tournage se déroule bien, et le garçon prend goût à la caméra. Et si, finalement, il renonçait à l’École pour faire du cinéma ?


Extraits : « L’École, c’est un marathon, pas un sprint ! »

« – Tu crois que je ne devais pas accepter la proposition de Geoffre ? questionne Colas.
– Tu veux mon avis ? Je pense que tu devrais refuser. Parce qu’on ne peut pas tout faire bien justement. Et que ce serait dommage de ne pas donner le maximum pour réaliser ton rêve. Mais l’essentiel, c’est ce que tu crois, toi.
« 


Mon avis : Et un autre tome lu, un ! Dans cet épisode, nous suivons la bande des petits rats de l’École de Danse qui passe une audition en vue de tourner dans un film. Colas fait parti des élèves retenus : il interprétera l’un des premiers rôle dans le ballet de Scaramouche, aux côtés de son amie Sofia et de son grand frère Frantz. Très euphorique de cette nouvelle expérience, il va éblouir les réalisateurs par son talent de comédien, tant et si bien qu’il se fera repérer par un agent, représentant de stars. Mais le jeune homme est perplexe : doit-il continuer sa passion première, la danse, ou se tourner vers de nouveaux horizons : la comédie ? Il doit prendre une décision importante, qui déterminera son avenir.

Je pense que chacun peut se retrouver dans le personnage de Colas. Plus que jamais, ses doutes sont au centre de mes préoccupations quotidiennes : je suis à un tournant de ma carrière professionnelle, et j’hésite quant aux bonnes décisions à prendre à l’avenir. Nous avons tous dû faire face à des choix plus ou moins difficiles, à des doutes et des incertitudes sur nos compétences, sur nos capacités, sur nos envies. Quand on est dans l’incertitude la plus totale, il n’est pas aisé de trancher et prendre des décisions. Comme Colas, on peut s’assurer du soutien de ses proches, amis et familles, personnels encadrants, mais la seule décision nous revient à nous seul.

Comme dans chacun des tomes de cette saga, la bande est là pour se soutenir mutuellement, pour prodiguer des conseils et redonner le sourire au héros en difficulté. La solidarité et l’entraide sont des valeurs qui reviennent constamment, leitmotiv qui véhicule des ondes positives aux lecteurs.

Bien évidemment, on retrouve de jolies illustrations en noir et blanc : certaines prennent l’ensemble d’une page, d’autres sont plus succinctes et viennent enjoliver les débuts de chacun des chapitres.

Sous les projecteurs nous transporte dans le monde très prisé du cinéma, un univers fermé, obscur, qui fait rêver et briller les yeux d’envie. Avec réalisme et justesse, Elizabeth Barféty pointe du doigt les nombreux avantages mais aussi les inconvénients des métiers du cinéma. Ainsi, son jeune lectorat peut déjà se faire une idée de ce monde bling-bling, grisant, électrisant, mais extrêmement éprouvant.


Questionnements, doutes, incertitudes sont au coeur de ce tome 14. Encore une fois, je suis conquise par cette saga jeunesse, par l’écriture enivrante d’Elizabeth Barféty, par les messages moralisateurs et bienveillants qui suintent de chacune de ses pages. 

Ma note : 7,5/10

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ISBN : 978-2-09-258814-7

20, Allée de la Danse : La fête de l’École


20, Allée de la Danse : La fête de l’École d’Elizabeth Barféty

156 pages, éditions Nathan, à 10,95€


Résumé : C’est bientôt la fête de l’École. Les élèves qui le souhaitent peuvent créer leur propre spectacle – et pas forcément de danse classique !
Zoé prend cela très au sérieux : elle veut mettre en scène une comédie musicale qui raconte la vie à l’École. Mais certains pensionnaires lui mettent des bâtons dans les roues…


Extraits : « C’est vrai que ça fonctionne bien quand on travaille ensemble, plutôt que l’un contre l’autre. »

« Pour créer, il est nécessaire d’avoir de la personnalité, de la folie… mais pour danser, il faut aussi écouter les autres, apprendre, servir ses partenaires.« 


Mon avis : Et hop ! Lecture du quinzième tome de la saga 20, Allée de la Danse que j’adore ! Décidément, je n’arrive plus à m’en passer et j’enchaîne les tomes avec rapidité !

Dans La fête de l’École, les élèves doivent organiser leur fête de fin d’année. Ils ont carte blanche pour créer de toute pièce un spectacle. Zoé, enthousiaste et pleine d’idées, propose de réaliser une comédie musicale, où les élèves danseraient et chanteraient dans des tableaux représentants la vie quotidienne à l’école de danse. Son idée fait partie de celles choisies par les élèves : accompagnée de la sévère et rigide Doris et de l’exubérant Ivan, ils vont devoir s’improviser metteurs en scène. Mais leur collaboration va s’avérer plus compliquée que prévue…

Comme d’habitude, l’histoire est agrémentée de magnifiques illustrations en noir et blanc, ainsi que de quelques petits dessins en début de chaque chapitre. J’aime beaucoup ces esquisses, qui donnent encore plus de vie au récit.

 

Encore une fois, Elizabeth Barféty m’a conquise. La fête de l’École, c’est léger, c’est festif, divertissant, rempli d’ondes positives et de bonne humeur. Tout ce qu’il me fallait pour affronter cette période difficile de confinement. Bien évidemment, comme dans chacun des tomes de cette saga, l’auteure aborde des thématiques spécifiques : l’amitié et l’entraide dans Première ou rien,  le racisme et la différence dans Le rêve américain, ou encore les relations parents-enfants dans La révérence. Ici, c’est l’entraide, le travail d’équipe et la solidarité qui priment.

L’auteure souhaitait prouver aux plus jeunes – et aux adultes, aussi -, que, comme le dit si bien le proverbe « Seul, on va plus vite, mais ensemble on va plus loin ». Alors qu’ils sont censés former une équipe soudée, Ivan et Zoé se lancent dans une guerre frontale basée sur une surenchère d’idées et un dénigrement des propositions de l’autre.  Bien vite, ils vont comprendre que leur but est le même et que pour l’atteindre plus facilement, ils vont devoir s’entendre et collaborer.


Un tome festif et gai, rempli d’ondes positives. Les petits rats doivent mettre en place le spectacle de fin d’année de l’école de danse et ils n’y arriveront qu’à force d’entraide, de solidarité et de travail d’équipe. J’ai beaucoup aimé les valeurs partagées.

Ma note : 7,5/10

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20, Allée de la Danse : Un pas de côté


20, Allée de la Danse : Un pas de côté d’Elizabeth Barféty

155 pages, éditions Nathan, à 10,95€


Résumé : À l’École, les élèves préparent un événement hors du commun : ils vont danser en public au musée d’Orsay ! En l’honneur du peintre Edgar Degas, les petits rats présenteront un exercice à la barre. Maïna, Constance, Zoé, Sofia, Colas et Bilal sont ravis de danser dans ce cadre unique. Mais leur plaisir est troublé par une série de disparitions d’objets de valeur à l’internat. Les élèves commencent à s’interroger : y aurait-il un voleur parmi eux ?


Extraits : « Chaque fois, la danse lui procure un sentiment de liberté, un bonheur unique.« 

« Comme disait je ne sais plus qui, pense-t-il, une journée sans danser est une journée perdue ! »


Mon avis : Les aventures des petits rats de l’école de Danse se poursuivent. Dans ce tome-ci, c’est le jeune Bilal qui est mis en avant. Le jeune garçon est le seul externe de la Bande, le seul qui ne reste pas dormir le soir à l’internat de l’Opéra. Sur le chemin qui le ramène chez lui, Bilal va tomber sur Ethan, un danseur de première année, qui semble en mauvaise posture dans la rue auprès de jeunes. Bilal se souvient que, quelques années plus tôt, il avait été lui-même victime de harcèlement dans la rue, des personnes malintentionnées se moquaient de lui et le rabaissaient à cause de sa passion. Mais ce qu’il va découvrir sur Ethan est loin d’être similaire à sa propre histoire.

En parallèle, l’ensemble des petits rats ont été conviés à l’inauguration de l’exposition Degas au Musée d’Orsay. Ils vont pouvoir danser dans ce magnifique lieu, devant des spectateurs venus spécialement les regarder. Pour avoir moi-même visité le Musée d’Orsay il y a quelques années, j’avoue que le cadre est magnifique et que c’est une chance unique dans la vie des jeunes danseurs, que de pouvoir se produire dans un tel lieu.

 

Intérieur du musée d’Orsay

Cette prochaine représentation au musée va également encourager nos jeunes danseurs à s’intéresser un petit peu plus à l’art. Certains, comme Bilal, le protagoniste de ce tome, n’avait jamais mis les pieds dans un musée. Il va apprendre à regarder, à ressentir des émotions, à se laisser transporter par des peintures et des sculptures. J’ai beaucoup aimé cette petite incartade culturelle, qui donnera peut-être envie aux jeunes lecteurs de pousser les portes de musées divers.

Comme d’habitude, les romans d’Elizabeth Barféty sont illustrés par de jolis dessins en noir et blanc réalisés par Magalie Foutrier, qui nous permet de ressentir encore plus intensément toutes les aventures vécues par nos héros préférés.

                                    


Comme toujours, l’auteure nous délivre de belles valeurs : l’entraide, la solidarité, l’amitié. Un tome réussi, qui mêle danse et culture. 

Ma note : 7,5/10

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20, Allée de la Danse : Première, ou rien !


20, Allée de la Danse : Première, ou rien ! d’Elizabeth Barféty

153 pages, éditions Nathan, à 9,95€


Résumé : La vie et les rêves des petits rats de l’École de danse de l’Opéra.

Les examens de fin d’année approchent. Les petits rats de l’École de Danse commencent à s’inquiéter. Surtout la perfectionniste Constance. Sera-t-elle admise en 5e division ?


Extraits : « Elle se sent si fragile tout à coup. Ses amis la protègent, avec leurs rires, leurs mots rassurants.« 

« Personne n’attend que tu sois parfaite… à part toi ! »


Mon avis : Comme chaque mois, je m’attaque à un nouveau tome de cette saga jeunesse que j’aime beaucoup. Ce mois-ci, c’est Première, ou rien ! que j’ai pu découvrir.

L’année à L’École de Danse est bientôt terminée, les élèves vont pouvoir profiter de deux mois de vacances bien méritées, à se reposer, se dorer au soleil ou retrouver ses proches. Mais avant de penser aux vacances, ils doivent passer l’examen final de leur année de danse, celui qui leur permettra de passer, ou non, en 5ème Division. Constance, très perfectionniste, est particulièrement stressée par cet examen. Elle a l’impression de ne plus contrôler ses mouvements, de manquer de temps et d’entraînements. Alors qu’elle fait part de ses inquiétudes à sa bande de copains, ceux-ci ne semblent pas aussi préoccupés qu’elle.

Je ne peux que m’identifier à cette petite Constance, très stressée de son test final. En effet, c’est sur cet examen que reposera l’ensemble de son avenir dans l’école de danse : il y a de quoi avoir peur. C’est une sensation que j’ai connu bien des fois, qui m’a souvent rendue malade et m’a empêchée de dormir durant de nombreuses nuits. Les jeunes lectrices se reconnaitront peut-être aussi dans son portrait, mais verrons qu’à la fin, ce n’est pas le résultat des examens qui compte.

Comme d’habitude, Elizabeth Barféty nous délivre un très beau message : le travail est une chose, mais l’amitié en est une autre. Il ne faut pas négliger l’un au détriment de l’autre, mais savoir combiner les deux dans une belle osmose pour être pleinement satisfait de son quotidien. Constance se rend compte que plus important encore que sa réussite à l’examen, c’est leur réussite collective à tous qui l’importe. Perdre un membre de la bande reviendrait à perdre un repère important de sa vie quotidienne. Un beau message plein de sagesse, qui montre qu’entraide, soutien moral, amour et amitié sont plus forts que toutes les autres réussites. J’espère que ce message trouvera écho dans de nombreux quotidiens.


Un joli tome, empli de belles valeurs. Grâce à Constance, on apprend que l’amitié et l’entraide sont essentiels à la réussite. 

Ma note : 7,5/10

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