La fille du square


La fille du square de Angela Behelle

282 pages, éditions Diva Romance, à 17,90€


Résumé : Abi est jolie, mais porte sur le visage une cicatrice qui nuit considérablement à sa propre estime ainsi qu’à ses rapports sociaux en général.

Erwan est photographe de mode et a l’habitude de côtoyer la beauté au quotidien. Rien ne les destinait à se rencontrer, et pourtant…


Extraits « On ne peut pas revenir sur le passé, Abi. Si tu passes ton temps à regretter, tu n’ouvriras jamais la porte à l’avenir. »

« C’est difficile de demander pardon. J’aimerais tellement que tous les hommes puissent avoir ce courage. »


Mon avis : Abi est jolie, mais elle porte sur son visage les souffrances de son passé : une énorme balafre qui nuit sensiblement à son estime personnel. Quand elle rencontre Erwan, un photographe Breton, comme elle, Abi se sent immédiatement en confiance. Erwan et Abi, qui ont de nombreux points communs, vont tout de suite bien s’entendre et se rapprocher très rapidement, pour former, en quelques jours à peine, un couple.

L’histoire est agréable, elle se lit très facilement, d’autant que la plume de l’auteure est fluide. Néanmoins, j’ai trouvé cette romance beaucoup trop commune. Deux personnes se rencontrent, vont s’aimer, se mettre ensemble et vivre la meilleure vie qu’ils auraient pu vivre. Ça ressemble grandement à un conte de fée, ne croyez-vous pas ? Et c’est justement là que se pose un problème pour moi.

Tout dans ce récit est trop beau et trop parfait, tant et si bien que l’on a réellement du mal à croire à cette histoire. Vous me direz : c’est certain, une histoire fictionnelle est en partie écrite pour embarquer le lecteur vers d’autres cieux imaginaires, et lui faire passer un moment de détente. Je suis d’accord, mais parfois, il est bien aussi de rendre son histoire suffisamment réaliste pour que le lecteur puisse s’immerger à l’intérieur et être touché, autant par l’histoire en elle-même que par les personnes qui l’animent. C’est raté pour moi cette fois-ci, mais je ne doute pas que d’autres lecteurs puissent apprécier à leur façon cette jolie histoire d’amour.

De cette romance, je retiendrai quand même le formidable message que souhaite faire passer Angela Behelle : ne vous cachez pas derrière votre apparence, osez être la personne que vous êtes, et faites fi des regards et des jugements d’autrui. Presque défigurée par une cicatrice sur le visage, Abi va retrouver la confiance qui lui manquait auprès d’Erwan. Cette cicatrice fait partie intégrante d’elle, pour toute sa vie durant, elle doit donc l’accepter et vivre pleinement avec elle. La petite soeur d’Erwan, qui se prénomme Maëlle, m’a également touchée. Sans vouloir vous en dire trop, pour vous laisser le plaisir de découvrir cette partie du récit, j’ai été surprise de découvrir la personne qu’elle était. Tolérance, acceptation de soi, respect… sont autant de mots que cherche à mettre en avant l’auteure à travers cette romance.

À ces mots s’ajoute également le pardon, qui est une thématique centrale du récit. Abi, en froid depuis de longues années avec son père, va tenter de se rapprocher de lui pour aller de l’avant. Il n’est jamais facile de demander pardon ou de pardonner, mais c’est pourtant une chose essentielle pour vivre en paix avec soi-même et avec les autres. Je concluerai cette chronique et ce paragraphe sur le pardon avec les paroles très sages d’Abi, qui disait : « C’est difficile de demander pardon. J’aimerais tellement que tous les hommes puissent avoir ce courage.« 


Une romance douce et sincère, quoiqu’un peu trop commune. J’ai néanmoins apprécié cette lecture, ainsi que l’ensemble des messages de tolérance et de respect prodigués par l’auteure.

Ma note : 6,5/10

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(Toujours) jeune, (toujours) jolie, maman (mais pas seulement)


(Toujours) jeune, (toujours) jolie, maman (mais pas seulement) de Stéphanie Pélerin

222 pages, éditions Diva romance, à 14,90€


Résumé : Ivana file le parfait amour avec Bruno. Enfin presque… Parce que si le célibat, ce n’était pas de la tarte, la vie de couple n’est pas non plus un long fleuve tranquille. Surtout quand on est aussi maman… et belle-maman.


Extraits  « Personne ne te dit qu’avoir un enfant, c’est la fin du calme dans ta tête. Alors, évidemment, en avoir deux… On te sort que c’est deux fois plus d’amour. Et c’est vrai. Mais c’est également deux fois plus de pleurs, deux fois plus de cris, et deux fois moins de sommeil. »

« Ce que cette période de célibat, même courte, m’a enseigné, c’est que l’on n’est pas obligé d’attendre l’amour pour se réaliser et s’affirmer. L’amour est un joli bonus, cette main qui peut se tendre et nous accompagner sur un bout de chemin. Mais il n’est pas la condition sine qua non au bonheur ni à l’épanouissement personnel. »


Mon avis : C’est avec joie que je retrouve Ivana, toujours aussi pétillante et pleine de vie. Nous l’avions rencontré célibataire endurcie dans le premier tome, et l’avions quitté aux bras d’un homme charmant nommé Bruno. Nous la retrouvons dans ce second volume mariée et mère de deux enfants jumeaux. Les changements sont radicaux, autant pour nous que pour Ivana, qui voit l’ensemble de sa vie quotidienne modifiée. Finies les grasses matinées et les week-ends prolongés au lit ! Ivana a deux enfants à sa charge et ce n’est pas une mince affaire.

En plus de cela, Ivana doit faire face à des problèmes dans son couple avec Bruno. En effet, celui-ci se tue au travail, voulant subvenir au mieux aux besoins d’Ivan et des enfants. Mais à force de rentrer tard le soir, Ivana se pose des questions : la boss de Bruno, la dénommée Martha, ne serait-elle pas plus qu’une boss pour lui ? Quand un jour Bruno lui annonce sa mutation temporaire à Poitiers, Ivana craque et remet sa vie amoureuse en question. D’autant plus qu’elle a rencontré un animateur radio charmant, qui n’est pas insensible à sa beauté.

J’ai beaucoup aimé cette histoire, que j’ai trouvé pleine de légèreté et de fraîcheur. Elle fera sans doute échos à bon nombre de personnes, qui se reconnaîtront à minima dans certaines des situations décrites par l’auteure et vécues par la protagoniste Ivana.

Néanmoins, j’ai eu comme l’impression que Stéphanie Pélerin a tenté de faire entrer dans les 200 pages de ce livre, l’ensemble des sujets de société qui lui tenaient à coeur, à savoir : l’infidélité, le harcèlement scolaire, la jalousie abusive, la confiance en soi, la violence conjugale… à tel point point qu’aucun de ces sujets ne s’est vraiment démarqué des autres.

De plus, avec quelques jours de recul sur la fin de ma lecture, je ressens déjà comme un semblant de vide au moment de narrer l’histoire. Somme tout, elle m’apparaît comme banale parmi les milliers de romances contemporaines, et facilement oubliable. Une touche d’originalité, peut-être quelque chose en plus, un trait de personnalité particulier et propre à un personnage, ou une manière d’écrire plus distinctive, aurait peut-être permis de faire ressortir cette histoire du lot.

Je vous rassure, si un nouvel épisode de la vie d’Ivana venait à paraître, je n’hésiterai pas à le découvrir. Je serai vraiment curieuse de pouvoir ma poursuivre ma découverte d’Ivana et de sa vie quotidienne, ainsi que l’évolution de ses enfants, ou de sa carrière professionnelle, par exemple. Mine de rien, on s’attache quand même à elle…

 


Un deuxième tome  plein de vie et de légèreté, qui vous fera passer un bon moment de lecture. 

Ma note : 6/10

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La surprise de Noël


La surprise de Noël de Debbie Macomber

253 pages, éditions Diva romance, à 15,90€


Résumé : Noël… la neige, les illuminations, les chocolats chauds au coin du feu… Une invitation à l’amour ? Pas pour Merry. En ce moment, c’est même le cadet de ses soucis. Entre une famille très (trop ?) présente, les préparations de cette fête qu’elle adore et un patron exigeant (autoritaire ?), elle n’a pas le temps de chercher l’âme soeur. Alors, quand sa mère et son frère lui créent un profil sur un site de rencontre, c’en est trop : elle entre dans une colère folle ! Sauf que, malgré elle, Merry se laisse très vite prendre au jeu. Surtout quand elle fait la connaissance d’un charmant inconnu, un homme qui partage ses goûts et centres d’intérêt, bref : l’homme idéal… Jusqu’au moment où elle accepte de le rencontrer. Car son âme soeur virtuelle est la dernière personne à laquelle elle s’attendait !


Extrait  « – Noël, reprit-elle, la main sur la poitrine, c’est un état d’âme. C’est être ouvert et sincère, c’est faire preuve de générosité et de gentillesse envers les moins fortunés que soi, c’est couvrir d’amour ceux qu’on chérit. »


Mon avis : Noël est maintenant passé, j’écris cette chronique en plein mois de janvier, mais je me replonge, le temps d’un instant, dans l’ambiance si féerique qui précède Noël.

Le frère et la mère de Merry l’inscrivent, en guise de cadeau d’anniversaire, sur un site de rencontres. D’abord suspicieuse et énervée, Merry y prend goût et commence à discuter avec un charmant inconnu. Tous les deux ont préféré ne pas afficher une photo de leur visage, pour pouvoir d’abord découvrir la personnalité de l’autre avant son physique. Pour Merry, plus aucun doute : cet inconnu est l’homme idéal. Mais quand elle découvre qui il est en réalité, elle tombe de haut. De très haut.

Comme chaque année, Debbie Macomber écrit une romance de Noël, et comme chaque année, j’attends avec impatience de découvrir la jolie histoire qu’elle nous a concoctée. Pour 2018, l’auteure nous a préparé une jolie romance, qui m’a fait rêver durant plusieurs soirées.

C’est une romance 2.0 que nous décrit l’auteure. À l’heure où l’amour se met au digital, Debbie Macomber met en scène une rencontre via une application de rencontres. Parfois, les rencontres via le web s’avèrent décevantes, mais d’autres fois, nous pouvons faire d’agréables et surprenantes rencontres. Pour Merry, sa rencontre est si surprenante, qu’elle remet en cause l’intégralité de ses sentiments envers cette personne… qu’elle ne connaît que trop bien.

La narration est assez simple, pas très recherchée même, mais je dois dire qu’elle a le mérite de nous embarquer dans son univers féerique, le temps de quelques soirées. La magie de Noël est bien présente, et nous rend encore plus impatient d’arriver aux fêtes de fin d’année.


Une romance de Noël assez simple, mais agréable à découvrir. Conseil de lecture : n’ouvrez ce livre que peu de temps avant les fêtes de fin d’années, accompagné d’un bon chocolat chaud, emmitouflé dans un plaid chaud, si possible au coin du feu. 

Ma note : 7/10

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Nous danserons encore sous la pluie


Nous danserons encore sous la pluie de Valérie Bel

219 pages, éditions Diva romance, à 14,90€


Résumé : Marie et Damien viennent de fêter leurs 30 ans, il s’aiment, ils ont des projets de mariage et de bébé. Leur amour est solide. Leur avenir, plein de promesses.
Survient un accident. Damien est frappé d’amnésie. Il ne se souvient plus qui est Marie pour lui.
Dès lors, que restera-t-il des promesses et de leur amour ?
Ce lien, en apparence si fort, n’est-il qu’un fétu de paille balayé par le premier vent contraire ?


Extraits « On aimerait tous connaître les secrets du bon déroulé d’une existence. Mais c’est un secret bien gardé, noyé dans nos illusions communes. »

« Je me souvenais parfaitement qu’à deux ou trois reprises mon père avait évoqué le drame terrible que devait constituer la perte de mémoire pour un être humain. Il disait que l’homme est fait de son passé. Que l’avoir oublié revient à ne plus avoir d’identité. Pas de sens au présent sans passé mémorisé. »


Mon avis : Marie et Damien s’aiment et ont des projets d’avenir communs. Seulement voilà, personne ne peut jamais savoir de quoi l’avenir sera fait. Un beau jour, Marie reçoit un coup de téléphone l’informant que Damien a eu un accident. Suite à ce choc, Damien est frappé d’amnésie et ne se souvient plus de la moitié de sa vie passée, incluant Marie. Quand l’amour et les projets disparaissent du jour au lendemain, il est difficile de tout reconstruire.

Nous danserons encore sous la pluie est une romance qui se veut à la fois légère, par la stylistique, mais aussi difficile, à cause de la tonalité employée et de l’histoire narrée.

Le personnage de Marie est attendrissant. Je me suis facilement identifié à elle, j’ai réussi à ressentir ses doutes, ses peurs, tous les questionnements qu’elle se faisait continuellement sur Damien, sur son amour, et sur leur futur commun. Elle m’a beaucoup émue : en effet, après son accident, Damien voit Marie comme une parfaite inconnue et la traite en conséquence. Son ignorance va presque jusqu’à la méchanceté par moments, comme si Damien lui faisait regretter sa perte de mémoire. On ne peut qu’être attristé par cette situation et compatir à la peine de Marie.

La thématique globale de l’histoire n’est pas aisée à aborder : la perte mémorielle, l’oubli partielle de moments clés de sa vie. Comment se reconstruire et continuer à vivre normalement après avoir connu le pire ? Les problématiques liées à la mémoire sont de plus en plus communes en France, notamment au niveau de personnes d’un certain âge, qui souffrent de troubles mémorielles et plus spécifiquement d’Alzheimer. Parler des troubles mémorielles permet de mettre en avant les conséquences dramatiques que cela peut engendrer pour la personne qui en est atteinte, mais également pour ses proches. J’ai trouvé le sujet intéressant, bien abordé, avec sensibilité et émotions.


Nous danserons encore sous la pluie, est un roman émouvant sur la perte mémorielle, rempli de personnages attendrissants, qui ne vous laisseront pas indifférents. Une très belle découverte, que je vous recommande !

Ma note : 8/10

 

(Presque) jeune, (presque) jolie, (de nouveau) célibataire


(Presque) jeune, (presque) jolie, (de nouveau) célibataire de Stéphanie Pélerin

187 pages, éditions Diva Romance, à 7,99€


Résumé : Quand Ivana se fait larguer comme une vieille chaussette par Baptiste, après huit ans d’amour, il ne lui reste plus que ses kilos et ses rides à compter. Pas facile de se retrouver sur le marché des célibataires à la trentaine, quand, pour couronner le tout, on manque de confiance en soi.
Tentant d’ignorer son chagrin, elle décide de reprendre sa vie (et son corps) en main et s’inscrit sur « Be my boy », célèbre site de rencontres. Si l’offre est alléchante, les produits sont souvent de second choix, voire des retours de marchandise… Heureusement, il reste les amies et le bon vin.
À travers des expériences étonnantes, Ivana doit réapprendre à prendre soin d’elle. Mais rien ne sert de courir… il suffit juste d’être au bon endroit, au bon moment.


Extraits « Tu te moques du regard des autres. Cherche à savoir ce que, toi, tu attends réellement de la vie et de quelle manière tu veux y parvenir. Tu te caches derrière une prétendue opinion que les autres peuvent avoir de toi. Mais tu ne pourras jamais obtenir l’assentiment de tout le monde. »

« En outre, depuis quelques mois elle ne focalisait son attention que sur le poids qu’elle avait pu prendre, doucement mais sûrement : les fameux kilos du couple. Ceux qui s’installent avec la routine. Ceux que Monsieur reproche facilement à Madame, occultant le fait qu’il a généralement hérité des mêmes. Les poignées d’amour masculines se déclinent en bourrelets disgracieux quand on les met au féminin. Se retrouver sur le marché du célibat alors qu’on n’était plus vraiment ni jeune ni jolie, il ne pouvait lui arriver pire tuile ! »


Mon avis : Ce tout petit livre était prometteur : un titre accrocheur et hilarant, une couverture sympathique et un résumé qui annonçait une histoire légère, parfaite pour une lecture sans prise de tête. Ma lecture le fût, sans prise de tête, mais elle ne fût pas aussi bonne que ce que je pensais.

Ivana est une jeune femme nouvellement célibataire, qui va chercher à retrouver l’amour, via tous les moyens possibles et inimaginables (inscriptions sur des sites de rencontres, rencontres fortuites dans les toilettes…). Nous allons la suivre dans sa quête du grand amour, et aussi bien Ivana que nous ne sommes au bout de nos surprises…

J’ai eu un peu de mal à adhérer à l’histoire et à m’attacher au personnage d’Ivana. Il faut dire aussi que le format du livre ne le permettait pas, puisqu’avec seulement 200 pages, il est compliqué de poser les bases du récit tout en développant convenablement l’histoire.

Par ailleurs, je suis assez déçue du dénouement final, que j’ai trouvé un peu bâclé, trop écourtée. Il est un peu à l’image du livre : trop simple, trop rapide, pas assez développé.

Par simple curiosité, je lirai quand même le deuxième tome, qui se trouve actuellement dans ma Pile à Lire, pour découvrir ce que sont devenus les aventures amoureuses de Ivana. J’espère apprécier davantage le deuxième tome !


Une lecture légère et agréable, mais bien trop courte à mon goût. Je n’ai pas pu m’insérer dans le récit, apprécier l’histoire et la protagoniste. Dommage !

Ma note : 4/10