Amants infidèles


Amants infidèles de Jackie Collins

506 pages, éditions Diva romance, à 18€


RésuméDes couples riches et célèbres d’Hollywood, des aventures torrides, une obsession pour la minceur et la beauté, un meurtre passionnel… Amour et infidélité sont au rendez-vous ! Cameron Paradise est jeune, musclée et magnifiquement belle, mais elle traîne un lourd passé et un ex violent. A Los Angeles, elle est entraîneuse privée en attendant d’ouvrir son propre centre sportif. Parmi ses clients, Don Verona, un célèbre animateur de télévision au charme légendaire qui tente malicieusement de la séduire par tous les moyens. Grâce à ce dernier, Cameron rencontre Ryan Richards, un producteur de cinéma indépendant. Entre eux, le courant passe aussitôt ; ils se plaisent, se comprennent, se complètent, mais… Ryan est marié et fidèle. Quand le désir et la passion se heurtent aux lois du mariage et aux règles du pouvoir, la morale est bousculée et la chair est faible. Qui a dit que la fidélité est éternelle ?


Extrait :  « Une fois qu’on apprenait à leur mentir, la plupart des hommes étaient des proies faciles.« 

Mon avis : Cette romance contient une narration à plusieurs voix. Plusieurs couples très riches vont vous êtres présentés tour à tour. Actrices de cinéma, descendantes de stars, producteurs mondialement connus… les personnages ne manquent pas de notoriété et d’argent. C’est dans ce monde hollywoodien que Cameron, coach sportive, va tenter de se faire un nom en ouvrant sa propre salle de sport. A contrario, bien loin de ce monde pleins de paillettes, vous allez faire la découverte d’une jeune fille des pays de l’Est européen, sans aucun lien avec ce milieu bourgeois. Pauvre, sans famille, sans maison, elle va devoir vendre son corps pour subvenir à ses besoins.

Les 100 voire 200 premières pages sont assez spéciales. Il faut s’accrocher pour ne pas décrocher. Entre la prolifération des personnages qui ne rend pas la lecture aisée et l’incongruité des récits narrés, qui semblent n’avoir aucun sens les uns avec les autres, croyez-moi, vous serez tenté d’abandonner.

S’ajoute à cela une narration pas franchement intéressante, dans laquelle on suit ces bourgeois dans leur quotidien vide, où on les voit réfléchir à « l’amour », ou ce qu’ils considèrent comme de l’amour, tout en peaufinant leur carrière de « star ». Les histoires de tromperie sont bel et bien présentes. C’est simple : tout le monde couche avec tout le monde. C’est à ne plus savoir quel personnage est avec qui. J’ai particulièrement détesté la vision des hommes dans ce roman, qui traitent les femmes comme des moins que rien, de simples objets sexuels, qu’il est naturel d’utiliser pour se sustenter. C’est révoltant.

Vous pensez bien que j’ai trouvé les personnages exécrables. Médisants. Mauvais. Aucun lecteur ne pourrait être apte à s’attacher à des gens comme cela. Vu qu’aucune émotion ne transparaît d’eux, comment un lecteur pourrait-il se prendre d’affection pour des personnages de glace ? C’est impossible.

Une romance moderne, qui n’est pas vulgaire, puisqu’elle n’est pas érotique, mais qui est provocante. En effet, les personnages superficiels et détestables provoquent le lecteur, tout comme leur vision négative la femme et l’amour, qu’ils étalent sans vergogne. Grosse déception, rien ne m’a plût.

Ma note : 4/10

Petits dérapages et autres imprévus

Petits dérapages et autres imprévus
de Mily Black
283 pages, éditions Diva romance, à 14,99€

 

Résumé : Prenez une jeune femme – Louise – timide et secrètement attirée par son patron – Francis.
Prenez le-dit patron et donnez-lui un caractère un peu moqueur, surtout auprès de son assistante. Donnez-leur un métier de rêve – testeurs d’hôtel – et envoyez-les en mission ensemble.
Ah, et invertissez la valise de Louise (remplie, évidemment, de vêtements « biens sous tout rapport ») avec celle d’une jeune femme plus… sûre dans sa peau et libérée.
Secouez bien et laissez le cocktail agir !

Extraits :  « Et… les hommes perçoivent les femmes de deux façons distincte : celles avec qui tout est possible et celles qui sont intouchables. »

« Sortir de ma coquille ? Comme s’il suffisait de poser un pied à terre un beau matin et de décider qu’aujourd’hui toute timidité aurait disparu ! »

Mon avis :  Rien de tel qu’un petit roman de chick-lit pour décompresser entre deux révisions : le sourire et la motivation reviennent comme par magie.

Louise et Francis sont deux collègues de travail, qui parcourent le monde entier pour tester les prestations proposées par les hôtels. Mais leur relation reste assez ambiguë. En effet, Louise est secrètement amoureuse de Francis, son beau et ténébreux collègue… mais elle ne veut pas se l’avouer ! Timide et introvertie, la jeune femme n’arrive pas à extérioriser ses sentiments. Elle prend donc une résolution qui risque de la changer à tout jamais : elle doit combattre sa réserve pour profiter pleinement de la vie. Une résolution qui va rapidement porter ses fruits, puisque Francis ne semble pas insensible au nouveau visage qu’affiche sa Louise.

Dans ce récit, Louise change du tout au tout. Telle un papillon sortant de sa chrysalide, elle va commencer à s’affirmer et à prendre confiance en elle. Au fil des pages, elle se dévoile, perdant peu à peu sa pudeur qui l’handicapait tant.

Cette petite histoire d’amour entre le mal ténébreux qui attire toutes les femmes et la fille timide, qui a peur d’aimer, c’est du déjà vu, certes. La petite collègue du tombe amoureuse de son acolyte, c’est du déjà vu aussi. Mais Mily Black y ajoute un certain contexte qui rend le scénario enchanteur. Louise et Francis, tous deux, en voyage d’un bout du monde à l’autre, dans des hôtels grands luxe, au bord de piscines paradisiaques… ça fait rêver !

Démarre alors un jeu du chat et de la souris, plus communément appelé « Fuis-moi je te suis et suis-moi je te fuis ». Ils se séduisent, se repoussent, se mettent ensemble, se séparent… on ne sait plus où donner de la tête. Une chose est sûre, ils vivent une très jolie histoire d’amour, pleine de sincérité et de douceur.

Une romance qui fait voyager et qui met de bonne humeur. Et en plus, en bonus, vous pourrez retrouver à la fin du livre deux extraits associés au récit. Si ça, c’est pas génial ?!

Ma note : 7/10