La surprise de Noël


La surprise de Noël de Debbie Macomber

253 pages, éditions Diva romance, à 15,90€


Résumé : Noël… la neige, les illuminations, les chocolats chauds au coin du feu… Une invitation à l’amour ? Pas pour Merry. En ce moment, c’est même le cadet de ses soucis. Entre une famille très (trop ?) présente, les préparations de cette fête qu’elle adore et un patron exigeant (autoritaire ?), elle n’a pas le temps de chercher l’âme soeur. Alors, quand sa mère et son frère lui créent un profil sur un site de rencontre, c’en est trop : elle entre dans une colère folle ! Sauf que, malgré elle, Merry se laisse très vite prendre au jeu. Surtout quand elle fait la connaissance d’un charmant inconnu, un homme qui partage ses goûts et centres d’intérêt, bref : l’homme idéal… Jusqu’au moment où elle accepte de le rencontrer. Car son âme soeur virtuelle est la dernière personne à laquelle elle s’attendait !


Extrait  « – Noël, reprit-elle, la main sur la poitrine, c’est un état d’âme. C’est être ouvert et sincère, c’est faire preuve de générosité et de gentillesse envers les moins fortunés que soi, c’est couvrir d’amour ceux qu’on chérit. »


Mon avis : Noël est maintenant passé, j’écris cette chronique en plein mois de janvier, mais je me replonge, le temps d’un instant, dans l’ambiance si féerique qui précède Noël.

Le frère et la mère de Merry l’inscrivent, en guise de cadeau d’anniversaire, sur un site de rencontres. D’abord suspicieuse et énervée, Merry y prend goût et commence à discuter avec un charmant inconnu. Tous les deux ont préféré ne pas afficher une photo de leur visage, pour pouvoir d’abord découvrir la personnalité de l’autre avant son physique. Pour Merry, plus aucun doute : cet inconnu est l’homme idéal. Mais quand elle découvre qui il est en réalité, elle tombe de haut. De très haut.

Comme chaque année, Debbie Macomber écrit une romance de Noël, et comme chaque année, j’attends avec impatience de découvrir la jolie histoire qu’elle nous a concoctée. Pour 2018, l’auteure nous a préparé une jolie romance, qui m’a fait rêver durant plusieurs soirées.

C’est une romance 2.0 que nous décrit l’auteure. À l’heure où l’amour se met au digital, Debbie Macomber met en scène une rencontre via une application de rencontres. Parfois, les rencontres via le web s’avèrent décevantes, mais d’autres fois, nous pouvons faire d’agréables et surprenantes rencontres. Pour Merry, sa rencontre est si surprenante, qu’elle remet en cause l’intégralité de ses sentiments envers cette personne… qu’elle ne connaît que trop bien.

La narration est assez simple, pas très recherchée même, mais je dois dire qu’elle a le mérite de nous embarquer dans son univers féerique, le temps de quelques soirées. La magie de Noël est bien présente, et nous rend encore plus impatient d’arriver aux fêtes de fin d’année.


Une romance de Noël assez simple, mais agréable à découvrir. Conseil de lecture : n’ouvrez ce livre que peu de temps avant les fêtes de fin d’années, accompagné d’un bon chocolat chaud, emmitouflé dans un plaid chaud, si possible au coin du feu. 

Ma note : 7/10

Pour lire plus d’avis

 

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Bon retour à la maison


Bon retour à la maison de Debbie Macomber

333 pages, éditions Charleston, à 19,90€


Résumé : En grandissant, Cassie Carter et ses soeurs, Karen et Nichole, étaient extrêmement proches. Jusqu’à ce qu’un événement les sépare… Après l’université, Cassie a fui sa maison pour épouser un homme mauvais, jetant aux orties ses études et brisant le coeur de ses parents.
À maintenant 31 ans, Cassie est de retour à Washington avec sa fille, espérant laisser son passé derrière elle. Après avoir mis fin à un mariage compliqué, elle tente de reconstruire le puzzle de sa vie. Malgré ses tentatives, elle n’a jamais réussi à faire la paix avec ses soeurs. Karen, la plus âgée, est une femme occupée, entre sa carrière et l’éducation de ses deux enfants. Et Nichole, la plus jeune, est une mère au foyer dont le mari passe tous les caprices.
Mais un jour, Cassie reçoit une lettre de Karen, qui laisse espérer une réconciliation. Et alors que Cassie se permet de croire à l’avenir, en s’excusant auprès de ses soeurs et en trouvant l’amour, elle réalise le pouvoir de la compassion, et la possibilité d’un nouveau départ…
Un merveilleux roman sur la persévérance et la confiance, un voyage excitant à travers les challenges et les joies de la vie.


Extraits  « Qui n’a pas subi de violences conjugales ne peut pas comprendre qu’une victime hésite à témoigner, à mener l’agresseur derrière les barreaux. Il faut être passé par là pour mesurer tout le courage, toute la volonté, toute la ténacité nécessaires pour se tenir face au jury et admettre ce qu’on a enduré. »

« Vous êtes une des femmes les plus fortes que je connaisse. Vous avez échappé à un mariage violent. Vous avez eu le courage de poursuivre votre mari en justice et de l’affronter au tribunal. Ensuite, vous êtes repartie de zéro afin de bâtir une nouvelle vie pour votre fille et vous. À mes yeux, il faut du courage pour faire ça ; il faut être une femme forte. »


Mon avis : C’est toujours un plaisir de lire une romance signée par Debbie Macomber. Je sais que l’histoire sera légère, agréable à lire et toujours remplie de positivité et d’amour,

Bon retour à la maison est une histoire émouvante, qui raconte le dur combat de Cassie pour vaincre les violences conjugales et se reconstruire. A 18 ans, alors qu’elle apprend qu’elle est enceinte, Cassie désobéit et s’enfuit de chez ses parents avec l’homme qui deviendra son mari. Durant de longues années, Cassie ne reverra plus ni ses parents ni ses soeurs. Jusqu’au jour où, libéré de l’homme avec qui elle pensait faire sa vie, la jeune femme entrevoit une possibilité de réconciliation avec ses deux soeurs qu’elle aimait tant.

J’ai particulièrement apprécié le personnage de Cassie. C’est une femme forte, courageuse et déterminée, qui a la capacité très rare à faire passer les autres avant elle. Cassie a vécue des épreuves terribles dans sa vie, qui la marqueront à jamais. Malgré cela, la jeune femme a su garder la tête hors de l’eau pour remonter la pente et reprendre goût à la vie. Une reconstruction qui s’est avérée difficile, mais vitale. C’est surtout grâce à sa fille qu’elle a réussie à s’en sortir, puisqu’elle constitue un moteur pour Cassie, la poussant à se dépasser sans cesse et à s’en sortir. Leur complicité est touchante à voir, surtout la manière dont sa fille tente par tous les moyens d’aider sa mère à atteindre le bonheur.

C’est un roman émouvant, qui met en scène des personnages touchants, qui nous livrent leur histoire familiale. Projeté dans leur intimité, nous ressentons avec force les émotions qu’ils traversent. J’aurais quand même souhaité percevoir plus d’intensité dans le récit, notamment dans des moments clés comme leurs retrouvailles, qui ont été, à mon sens, un peu minimisés.

Ce récit met en avant des valeurs qui sont, à mes yeux, très importantes, comme la solidarité ou l’entraide. Cassie, en tant qu’ancienne femme battue, donne de son temps à une association pour aider les femmes qui sont actuellement dans cette situation. Autre exemple probant : Cassie a rejoint une association dont le concept est innovant et amène à réfléchir : donner de son temps pour aider d’autres personnes à construire leur maison, puis construire soi-même sa maison avec l’aide d’autres personnes. Même si ce concept de donner de son temps pour bâtir sa maison est un peu surréaliste dans notre époque moderne, j’ai pris cela comme une allégorie : il faut travailler dur pour mériter toute chose et aider les autres pour espérer qu’on nous aide aussi.

Une histoire familiale agréable à suivre, qui montre que les liens du sang sont plus forts que tout et ne peuvent jamais se rompre. Cette famille en est l’exemple même : après des années d’absences, les retrouvailles sont fortes et émouvantes.


Une belle et douce romance, qui redonne espoir en la vie et en l’avenir.

Ma note : 6,5/10

Les anges s’en mêlent

Les anges s’en mêlent
de Debbie Macomber
206 pages, éditions Charleston, à 16€
Résumé : Lucie Ferrara et Aren Fairchild se rencontrent après s’être rentrés dedans, apparemment par accident (du moins, c’est ce qu’ils croient), à Times Square le soir du réveillon du Nouvel An. Le coup de foudre est immédiat. Mais, aussi vite qu’ils ont été réunis, un autre coup du sort les sépare, laissant Lucie et Aren sans moyen de reprendre contact.
Un an plus tard, Lucie est le chef d’un nouveau restaurant au succès retentissant et Aren travaille pour un grand quotidien de la ville. Malgré tous les mois qui ont passé, ils n’ont jamais oublié cette belle soirée, et Shirley, Goodness, Mercy et Will, leurs anges gardiens, non plus. Pour aider le jeune couple à se retrouver, ils vont cuisiner un projet fou : mélanger un grand amour, une seconde chance et une bonne pincée d’espièglerie afin de créer un miracle de Noël que vous n’oublierez pas de sitôt.
Extraits : « Sa mère lui avait toujours dit qu’on gagnait le coeur d’un homme par son estomac. »
« Nous ne sommes pas supposés comprendre pourquoi les humains prennent les décisions qu’ils prennent. Ils sont libres de faire ce qu’ils veulent. Cela s’appelle le libre arbitre.« 

Mon avis : A la fin de cette nouvelle lecture, je ne suis déçue que d’une seule chose : de ne pas avoir lu Les anges s’en mêlent en temps de fêtes de fin d’années. Ma découverte aurait été on ne peut plus extraordinaire, magique et irréelle.

Debbie Macomber est une auteure que j’ai déjà eu le plaisir de découvrir grâce à son précédent roman, La maison d’hôte, qui avait été une surprenante lecture, agréable et reposante à lire. A la vue de cette nouvelle parution (Les anges s’en mêlent), je n’ai pas tergiverser longuement pour me décider à replonger dans l’éclatante beauté du style littéraire de Debbie Macomber. Et une nouvelle fois, j’ai complètement adhéré…

Au commencement de ma lecture, je n’ai pu m’empêcher de trouver les personnages mous, l’histoire trop cul-cul, trop romantique et trop fictive pour paraître vraie. De plus, je n’avais pas compris l’utilité des anges, ils me paraissaient de trop dans cette histoire, transparents au récit.

Fort heureusement, plus l’histoire avançait et se profilait à l’horizon, plus mon esprit s’est laissé gagné par le charme de l’histoire et des personnages. Certes, ce n’est pas de la grande littérature, mais Debbie Macomber sait manier les mots, et arrive à en faire ce qu’elle souhaite. Ici, mélangeant aisément imaginaire et histoire d’amour à l’eau de rose, sa recette fonctionne à merveille pour passer un moment léger sans prise de tête. Pour rajouter une pointe d’enchantement à son récit, elle décide de présenter les points majeurs de son histoire sous les hospices des fêtes de Noël et de la magie qui s’en dégagent.

Assez simple dans la narration d’ensemble, Les anges s’en mêlent recèle quand même un large éventail de sentiments à promulguer. L’histoire d’amour centrale donne à réfléchir, fait rêvasser le lecteur et le plonge au coeur d’une idylle particulière, originale, mais terriblement sincère. Les anges, quant à eux, font preuve d’une gaucherie et d’un manque de discipline qui se transformera en un grand humour, qui ne vous laissera pas de marbre.

Une courte romance bien sympathique susceptible d’être lue en une soirée de Noël au chevet d’une cheminée fumante, accompagné de personnages angéliques, qui ne cesseront de vous étonner. Un livre réconfortant et fort charmant, qui vous apportera espoir, rêveries et amour ! Vite, vite, un autre roman de Debbie Macomber… !

Ma note : 6/10

Retour à Cedar Cove, tome 2 : Un printemps à la Villa Rose

Retour à Cedar Cove, tome 2 : Un printemps à la Villa Rose de Debbie Macomber
366 pages, éditions Charleston, à 19,90€

 

Résumé : Installée depuis peu à Cedar Cove, Jo Marie commence à s’y sentir chez elle et ses voisins sont devenus ses plus proches amis. Avec l’arrivée du printemps, elle a hâte de réaliser son dernier projet en date, la roseraie qu’elle a conçue en souvenir de Paul, son mari décédé. Tout en continuant à faire son deuil, elle prend plaisir à accueillir ses clients et à les aider sur le chemin de leur propre guérison.
Annie Newton est venue en ville pour préparer les noces d’or de ses grands-parents. Quoiqu’excitée à la perspective de cette fête de famille, elle est encore meurtrie par la rupture de ses fiançailles. Pire, Annie est forcée de revoir Oliver Sutton, qui l’a taquinée sans merci tout au long de son enfance. Mais les meilleures fêtes s’achèvent par une surprise, et celle-ci ne fera pas exception.
Femme d’affaires, Mary Smith a connu les plus grands succès dans sa carrière. Désormais atteinte d’une grave maladie, elle ne peut plus échapper à un douloureux regret. Près de dix-neuf ans plus tôt, elle a rompu avec son seul véritable amour, George Hudson, et revient à Cedar Cove pour obtenir son pardon.
Bonheur et compassion sont au rendez-vous pour Jo Marie, Annie et Mary, alors qu’elles se réconcilient avec leur passé et se tournent résolument vers l’avenir. Ue printemps à la Villa Rose est un des romans les plus chaleureux de Debbie Macomber.

Extraits :  « Je ne l’aime plus, commença-t-elle. Je vous assure que c’est vrai. Ce qui m’attriste, c’est de penser à ce que nous aurions pu avoir ensemble. Ma mère m’a dit que j’étais amoureuse de l’idée d’être amoureuse, et elle a peut-être raison. »
« Si j’avais appris quelque chose sur ce chemin qu’on appelle la vie, c’est qu’il emprunte parfois des détours inattendus et nous entraîne bien loin de la direction qui nous semblait au départ idéale. »

Mon avis :  Quel grand plaisir de retrouver Jo Marie et sa conviviale maison d’hôtes ! Debbie Macomber redonne vie à cette maison d’hôtes en y incorporant des résidents à la vie très différente, qui passionne littéralement les lecteurs !

Cette fois-ci, de nouveaux hôtes très éclectiques font leur apparition à la Villa Rose. Il y a tout d’abord Kent et Julie Shivers, qui vont fêter leurs noces d’or (cinquante ans de mariage), fête organisée par leur petite-fille, Annie. Les grands-parents d’Annie sont accompagnés d’Oliver, leur voisin, qui est aussi fou amoureux d’Annie depuis tout petit. Outre cette famille, Jo Marie accueille Mary Smith, une femme de New York atteinte du cancer, venue à Cedar Cove pour renouer avec sa vie sentimentale passée. Jo Marie, quant à elle, essaie toujours de faire le deuil de son mari défunt, tout en essayant d’en laisser paraître le moins possible auprès de ses hôtes. Autant dire que ces quelques lignes mettent l’eau à la bouche quant aux histoires qui vont se dérouler dans Un printemps à la Villa Rose.

Plus de deux années se sont écoulées depuis ma lecture du premier tome du Retour à Cedar Cove. Même si j’en garde que de très lointains souvenirs, je peux quand même dire que ce second tome semble tout aussi empli d’émotions que le premier (si ce n’est plus !). Je ne vous raconte pas le nombre de fois où je me suis retrouvée à avoir des frissons sur tout le corps à la lecture d’une seule petite phrase… impressionnant ! Debbie Macomber manie à la perfection sa plume, jouant habilement avec l’émotion de ses lecteurs.

Bien que Cedar Cove ait l’allure d’un lieu calme et chaleureux, les histoires extraordinaires, tragiques ou passionnelles se bousculent à sa porte. Avec Mary Smith, atteinte d’un cancer, qui part retrouver l’homme qu’elle n’a cesser d’aimer durant dix-neuf longues années, pour lui avouer la naissance de leur fille (alors qu’elle devait avorter). De plus, chose d’autant plus surprenante : cette jeune fille habite à Cedar Cove. Une histoire poignante, douloureuse à découvrir et triste à lire. D’un autre côté, nous avons le couple Shivers, mariés depuis cinquante ans, qui semble se disputer à tord et à travers pour un oui ou pour un non, mais qui ont réussis à rester ensemble aussi longtemps. Un exemple d’amour fort, solide, surprenant et émouvant, qui en fera rêver plus d’un ! Et finalement, nous avons Oliver et Annie, qui se connaissent depuis les bancs de l’école, qui se sont embrassés pour la première fois alors qu’ils n’étaient que des enfants. Annie s’est sentie humiliée et bafouée, elle a détestée Oliver jusqu’à ce que ce dernier lui prouve ses réels sentiments. Une histoire doucerette et touchante.
Toutes les générations sont représentées dans ce roman. Un roman qui se compose de beaucoup d’histoires d’amour ; des histoires souvent hors du commun, mais magnifiques à découvrir.

J’ai une nouvelle fois été charmée par le style d’écriture de Debbie Macomber, par l’atmosphère chaleureuse, emplie d’amour et de positivité de son roman. Une auteure à lire absolument, que je vous recommande chaudement. Vous ne serez pas déçus.

 

Ma note : 9/10

Retour à Cedar Cove, tome 1 : La maison d’hôtes

Retour à Cedar Cove, tome 1 : La maison d’hôtes de Debbie Macomber.
400 pages, éditions Charleston, à 19,90 €
Résumé : Après la mort tragique de son mari, Jo-Marie décide de changer de vie, et reprend une maison d’hôtes dans la petite ville de Cedar Cove : la Villa Rose. Sa première cliente, Abby, a survécu à un accident de voiture, dans lequel sa meilleure amie a trouvé la mort. Elle n’a jamais eu le coeur à retourner dans la ville où elle est née, jusqu’à ce jour, dix ans après l’accident. Josh, le second client, doit prendre en charge son beau-père, un vieil homme à présent, avec qui il ne s’est jamais entendu. Derrière les portes de la jolie maison d’hôtes, ces personnages inoubliables trouveront l’amour, le pardon et la possibilité d’un nouveau départ.
Extraits :  « Selon moi, tenir une maison d’hôtes n’était franchement guère plus difficile que de recevoir des amis pour le week-end. Me trompais-je ? »
« Aux yeux de sa mère, le ciel était toujours bleu et le soleil éclatant. La vie était un cadeau à chérir ; chaque jour nouveau était une aventure. »

Mon avis : Décidément, je pense que je vais déménager et partir m’installer à Cedar Cove ! Tout y semble si beau, si parfait… une ville malheureusement imaginaire, mais qui me tenterait bien.

La maison d’hôtes est le second roman que je lis des éditions Charleston, et comme avec le précédent, je suis partie totalement à « l’aveugle », ne sachant pas du tout à quoi m’attendre. Et comme avec La femme qui décida de passer une année au lit, j’ai été agréablement surprise, et j’ai accroché dès les premières lignes à ce roman de Debbie Macomber.

L’héroïne s’appelle Jo Marie, elle a perdue son mari quelques mois après leur mariage, et pour recommencer une nouvelle vie, elle décide de tout plaquer et de reprendre une maison d’hôtes située dans une petite ville du nom de Cedar Cove. Peu après son arrivée, déjà deux clients arrivent : Abby, qui a déjà vécue à Cedar Cove, mais en garde des souvenirs terribles, revient pour célébrer le mariage de son frère, ainsi que Josh, qui a été appelé pour rester au chevet de son beau-père, au seuil de la mort. Si ces trois personnages semblent si tristes et mornes, la maison d’hôtes va fonctionner comme un baume, et va rapidement leur redonner le sourire…

La couverture du livre est très accueillante, elle est gaie, éclairée, de telle sorte qu’on a l’impression que l’histoire va être joyeuse, et sans problèmes. Erreur !
Dès les premières pages, le lecteur ressent la tristesse des personnages, et la douleur qu’ils ont dû subir, les épreuves qu’ils ont traversés. Chacun des personnages ont perdus un proche, quelqu’un qui leur était cher. Ils ont déjà en commun ce manque incessant, ce vide que l’on ressent après la mort d’un parent intime. Mais ce n’est pas le seul point commun qui va les lier. Ils décident tous de revenir à Cedar Cove, une petite ville qui semble insignifiante, et s’installent dans la maison d’hôtes tenue par Jo Marie. Ils vivent donc ensemble pendant quelques temps, et vont se croiser et se recroiser, au grès de ces quelques jours.
Ces trois protagonistes m’ont tout de suite parus très sympathiques, je me suis attaché à eux, j’ai compatis à leur(s) malheur(s) et je les ai suivis dans les moments difficiles. Pourtant faibles psychologiquement, ils ont su se ressaisir et aller de l’avant. Mais ce nouveau départ, aurait-il été possible sans la maison d’hôtes de Cedar Cove ?

C’est une question un peu piège… Cedar Cove est décrit comme une ville très accueillante, où les gens n’hésitent pas à parler, à sympathiser rapidement et à s’entre-aider. C’est un peu la ville parfaite, avec un cadre idyllique, un endroit où chacun aimerait vivre un jour !

Dans ce roman écrit tout en finesses et en émotions, Debbie Macomber nous donne une petite leçon de vie, bonne à retenir, mais difficile à appliquer concrètement. Elle nous montre à travers trois exemples des personnages qui ont réussis à surmonter la perte d’un proche, et qui ont enfin réussis à faire leur deuil.

En arrivant à la fin de ce livre, j’ai vraiment été triste… triste de ne pas pouvoir en lire plus ! Heureusement qu’un second tome est prévu en mars prochain (mais ça me paraît tellement long…), je me jetterais désespérément dessus, pour découvrir davantage les bienfaits de Cedar Cove.

Ma note : 9/10