Dancefloor thérapie

Dancefloor thérapie de Elisabeth Brousse
300 pages, éditions Michel Lafon, à 17,95€

 

Résumé :  Avant, j’évoluais dans un carré confortable et ambitieux, entre mes rêves de prince charmant et mon travail à responsabilités.
À 31 ans, ça n’est pas facile de tout chambouler, mais j’ai réussi ! Dès que le chirurgien est entré dans ma chambre d’hôpital pour m’annoncer que j’étais atteinte d’un cancer, j’ai mis au point ma stratégie de survie.
Petit a : ignorer son diagnostic. Le déni est mon ami. Je ne suis pas malade. Je n’ai pas peur de mourir. Voilà.
Petit b : occuper mon esprit le jour et mon corps la nuit, à coups de rébellion au travail, de musique, de mojitos et de nouveaux amis.
Tout est bon pour oublier le can… le problème. Sinon, comment continuer à vivre?
J’ai déjà un nom pour ma méthode : la Dancefloor Thérapie.Élisabeth Brousse a gagné le prix littéraire « e-crire aufeminin ». Librement inspiré de sa propre expérience de la maladie, Dancefloor thérapie est son premier ouvrage.

Extraits :  « Note pour l’avenir : prévoir de sortir le vendredi soir plutôt que le samedi, ça me laissera tout le week-end pour récupérer. Sauf si je ressors le samedi ? »
« Les factures, c’est comme les cafards, ça se multiplie, c’est moche et au bout d’un moment y en a partout dans la maison. Ça fait de plus en plus peur. Stop au harcèlement postal ! On a le droit de respirer un peu ou pas ?« 

Mon avis :  Ce livre est un bol d’air frais, qui vient, propageant bonne humeur et sourires. Mais surtout, il nous fait prendre conscience de la chance que nous avons de vivre tout un tas de petits moments magiques chaque jour.

Elisabeth Brousse, jeune trentenaire, est atteinte d’un cancer. A partir de cette annonce fatidique, sa vie va prendre un tournant décisif. Elle ne va rien révéler de sa maladie à ses proches, par peur qu’ils la voient différemment, qu’ils la prennent en pitié, ou même, qu’ils souffrent à cause d’elle. Loin de se laisser abattre, Elisabeth va profiter pleinement de sa vie – du moins, des derniers instants qu’elle pense qu’il lui reste. Entre sorties en boîte de nuit, liquidation totale de son argent, libération professionnelle au boulot et recherche intensive du prince charmant, notre protagoniste n’a pas le temps de se tourner les pouces.

A première vue, c’est vrai, ce livre paraît triste. Le personnage principal est atteint d’une grave maladie et risque de mourir. Pour ajouter au tragique de la situation, la quatrième de couverture de Dancefloor thérapie nous informe que l’histoire est inspirée de la vie de l’auteure, Elisabeth Brousse. Bon, soit. Mais, loin de tomber dans le mélodramatique, c’est avec beaucoup d’humour que Elisabeth va faire face à cette nouvelle.

Mes fous rires se sont succédaient tout au long de ma lecture. Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas autant ri devant un livre. Les situations cocasses dans lesquelles se place la protagoniste se multiplient – elle se retrouve quand même seule entourée de moines bien étranges, ou encore en tête à tête amoureux avec un homme qui ne fait que vanter les qualités de son ex-femme… Il n’y a pas à dire, Elisabeth est vraiment drôle !

En plus d’être drôle, elle montre clairement son désir irrépréssible de vivre. En pensant que ses jours sont comptés, elle va se jeter à corps perdu dans la vie. Elle va vivre le jour et danser la nuit, pour pouvoir profiter le plus longtemps possible de l’existence qui lui a été offert. Pas de répit pour cette jeune femme, qui enchaîne soirées en boîte de nuit avec ses amis, rendez-vous amoureux sur Meetic et réunion au boulot. Le temps nous est trop précieux pour se laisser abattre ; voilà la philosophie de Elisabeth.

Vraiment, ce livre a le pouvoir de nous mettre en joie. La protagoniste, bien que souffrante, garde le sourire, reste dynamique et transmet son énergie aux lecteurs. C’est une boule de feu qui court partout et touche à tout ; bien loin de l’image que l’on se fait des personnes atteintes d’une telle maladie. Comme quoi, Dancefloor thérapie fait passer un très beau message d’espoir à tous : aux malades, qui doivent continuer à se battre, ne pas lâcher les bras et profiter de la vie autant qu’ils le peuvent ; aux autres, lecteurs, qui doivent, eux aussi, profiter au maximum de l’existence qui leur est donnée.

Dancefloor thérapie, c’est comme un médicament : on le prend, on le lit, et le sourire réapparaît instantanément sur notre visage. Précaution d’emploi : je vous mets en garde contre les fous rires fréquents que vous pourriez contracter. Vivement, je recommande cette thérapie !

 

Ma note : 7,5/10