Inferno


Inferno de Dan Brown

612 pages, éditions Le Livre de Poche, à 8,30€


Résumé : Robert Langdon, professeur de symbologie à Harvard, se réveille en pleine nuit à l’hôpital. Désorienté, blessé à la tête, il n’a aucun souvenir des dernières trente-six heures. Pourquoi se retrouve-t-il à Florence ? D’où vient cet objet macabre que les médecins ont découvert dans ses affaires ? Quand son monde vire brutalement au cauchemar, Langdon décide de s’enfuir avec une jeune femme, Sienna Brooks. Rapidement, Langdon comprend qu’il est en possession d’un message codé, créé par un éminent scientifique qui a consacré sa vie à éviter la fin du monde, une obsession qui n’a d’égale que sa passion pour « Inferno », le grand poème épique de Dante. Pris dans une course contre la montre, Langdon et Sienna font tout pour retrouver l’ultime création du scientifique, véritable bombe à retardement, dont personne ne sait si elle va améliorer la vie sur terre ou la détruire…


Extraits : « Pour un homme habitué à se remémorer le moindre détail visuel, ne plus avoir de souvenirs, c’était comme vouloir piloter un avion en plein brouillard et sans radar. »

« Rien n’est plus créatif, plus inventif, qu’un esprit brillant visant un but. »


Mon avis : Après Da Vinci Code ou Anges & Démons, Robert Langdon, notre héros intrépide, éminent professeur de symbiologie à Harvard, est de retour dans Inferno. L’ensemble des oeuvres de Dan Brown peuvent se lire indépendamment les unes des autres, n’ayez crainte.

Dans cet opus, Robert Langdon se réveille à l’hôpital, amnésique, avec une plaie conséquente au niveau de la tête, totalement incapable de se souvenir des deux derniers jours qu’il a passé. Quand une femme armée fait irruption dans sa chambre d’hospitalisation avec l’intention de le tuer, il s’enfuie avec Sienna Brooks, l’infirmière alors à son chevet. Ce n’est qu’une fois en lieu sûr qu’il découvre dans une doublure de son manteau un mystérieux objet, qu’il n’a pas souvenir d’avoir déjà vu. Il en est certain : les personnes qui le poursuivent veulent s’en emparer. Accompagné de Sienne Brooks, Robert Langdon se lance en aveugle dans une aventure qui va l’emmener à Florence, plus spécifiquement au coeur de l’Inferno de Dante. Une  course contre la montre est enclenchée… ou plutôt, une course contre la mort.

Dan Brown nous emmène à Florence, ville emblématique d’Italie, berceau d’une richesse artistique exceptionnelle, qui accueille bon nombre de musées, d’églises et de palais grandioses. Un voyage culturel sensationnel nous attend, nous, lecteur, mais aussi Robert Langdon et Sienna Brooks, lancés dans une traversée rocambolesque des lieux artistiques majeurs de la ville.

Florence (Toscane), Italie

Car nos deux héros semblent avoir un début de piste : ils soupçonnent que le mystérieux objet présent dans la veste de Robert Langdon ait un lien avec l’oeuvre de Dante, La Divine Comédie, et plus spécifiquement, son chapitre lié à L’Inferno, autrement dit L’Enfer. Dante accomplie un voyage initiatique périlleux à travers neufs cercles de l’Enfer qu’il a imaginé – chacun correspondant à un péché -, passant par le Purgatoire, avant d’arriver au Paradis et d’y rencontrer Dieu. Un éclairage moderne sur cet oeuvre majeure du XIIème siècle, qui a inspiré bien des artistes dans les siècles suivant sa publication.

 

Le récit de L’Enfer de Dante se divise en trois parties : L’Enfer, le Purgatoire puis le Paradis. 

Le peintre italien Sandro Botticelli, par exemple, va s’emparer de l’oeuvre de Dante et va l’illustrer en restant parfaitement fidèle au récit initial. Un tableau qui deviendra presque aussi célèbre que L’Inferno, et qui gravera dans l’esprit des curieux la représentation de L’Enfer imaginée par Dante.

La Divine Comédie illustrée par Botticelli

Dante et La Divine Comédie – Tableau de Domenico di Michelino

Les références culturelles et artistiques sont donc légion dans cette oeuvre. On ressent aisément que Dan Brown s’est largement documenté sur Florence, son architecture, ses symboliques, ses trésors cachés, son histoire secrète, sur les grands noms rattachés à cette belle ville. Si l’idée était de nous faire voyager sans bouger de notre siège, l’effet est réussi : je dirais même qu’il est doublement réussi dans mon cas, puisque j’ai maintenant très envie de voir de mes propres yeux les merveilles décrites dans ce roman.

À cette épopée historique s’ajoute des questionnements philosophiques et scientifiques qui m’ont drôlement fait réfléchir. En effet,  l’auteur aborde des sujets sérieux, actuels, débattus, ou potentiellement amenés à être débattus dans les années à venir, notamment concernant la surpopulation de la planète. Plus de 7 milliards d’habitants peuplent actuellement la planète Terre, dont une grande partie en Chine, en Inde et dans les pays Africains. Une population croissante due à l’avancée en matière de médecine moderne, qui contribue à allonger l’espérance de vie et grâce à une nette amélioration des conditions de vie. Beaucoup s’interrogent sur l’avenir de notre planète et sur un possible surnombre qui viendrait faire imploser la planète. Des scénarios catastrophes extrêmes, mais qui viennent néanmoins titiller notre intellect et nous fait réfléchir sur des actions à mettre en place pour mieux vivre ensemble et construire un avenir commun et durable. Pour en revenir à L’Inferno, l’un des personnages prend un parti pris extrême pour éviter cette surpopulation et les risques encourus pour la planète. Des actions surnaturelles sont mises en place par ce personnage pour limiter le nombre de naissances et réduire drastiquement le nombre d’habitants. Elles peuvent sembler illusoires, mais elles font néanmoins froid dans le dos, en raison des événements qui sévissent actuellement dans le monde.

J’ai pris beaucoup de plaisir à retrouver le coup de stylo si caractéristique de l’auteur, incisif, haletant, rythmé, qui nous fait oublier le volume de ce livre, pourtant heureux porteur de 600 pages bien remplies. Comme ses précédentes oeuvres (Da Vinci Code et Anges & Démons), Inferno s’est vu adapté au cinéma et a rencontré un vif succès auprès du public.


Une course poursuite mémorable à travers l’histoire culturelle et artistique de Florence : du grand Dan Brown ! 

Ma note : 7,5/10

Pour lire plus d’avis

 

ISBN : 978-2-253-00456-1
Traducteurs : Dominique Defert et Carole Delporte

Anges & démons

Anges & démons de Dan Brown.
620 pages, éditions Pocket à 7,00€

 

Résumé : ILLUMINATI… Robert Langdon n’en croit pas ses yeux. Pourtant l’inscription s’étalait bien devant lui, marquée au fer rouge sur le cadavre de Leonardo Vetra, éminent chercheur du Conseil européen pour la recherche nucléaire en Suisse.
Pour le célèbre symbologue, ce crime est signé : la société secrète tant redoutée est de retour après quatre siècles de silence.
Son but ? Anéantir l’Eglise catholique et son symbole, le Vatican…
Extraits : « Pour lui les miracles traduisaient surtout l’extrême faiblesse des hommes, leur intarissable besoin de preuves. Des contes auxquels chacun se raccrochait en espérant qu’ils étaient réels. »
« Dormir ? Il existe de bien meilleures façons de se détendre… »
« Pourquoi changer le monde, si le monde ne regarde pas ?« 
Mon avis : Quelle merveille, ce livre ! de l’action à n’en plus finir, un suspense insoutenable et des retournements de situations à qui mieux mieux… que demander de plus ?
Malgré l’épaisseur assez rebutante du livre, ce roman policier se lit très facilement et rapidement. Entraîné dans les mésaventures des personnages, mais également dans les crimes perpétrés dans la cité du Vatican sur les différents hommes d’églises, nous sommes plongés au coeur de l’affaire, retenant notre souffle à chaque nouveau meurtre programmé.
Le personnage principal Robert Langdon, qui est un célèbre symbologue, est doté d’une intelligence très poussée, il est également attachant, simple, et très courageux. Vittoria Vetra, la fille du scientifique Leonardo Vetra, membre du CERN, est, comme son père, une scientifique, mais moins reconnue. Elle est également très attachante, et va se lier toujours un peu plus à Robert tout au long du livre.
Les différents meurtres perpétrés laissent à chaque fois sans voix, les indices et symboles laissés par l’assassin donnent aux lecteurs le loisir de pouvoir, dans sa tête, se confectionner un petit « tableau policier » où il regroupe tout ce qu’il sait jusqu’à maintenant, sur les crimes commis. Malheureusement, les symboles étaient assez complexes à comprendre, presque tirés par les cheveux. Certains aspects des découvertes du symbologue Robert Langdon étaient vraiment spéciaux, quelque peu fantaisistes, souvent compliqués à comprendre. Mais l’enquête est bien menée.
Le fait que toute l’histoire se déroule dans un laps de temps réduit (moins d’un jour), rend le livre vraiment fascinant, il nous ramène presque à une courte poursuite, qu’il faut terminer le plus rapidement possible. Les différents lieux mentionnés dans ce thriller sont également superbes, réels, ils nous immergent dans la cité du Vatican, au milieu des cardinaux et monuments religieux de Rome.
Un très bon polar, bourré d’actions, de rebondissements et de surprises ! Impossible de lâcher ce livre, le suspense est tenu jusqu’à la fin.

 

Ma note : 9/10