Galinda, la forêt des ombres

Galinda, La forêt des Ombres
de Laurent Femenias.
293 pages, éditions Chloé des Lys, à 27,60 €

 

Résumé : C’était la nuit, froide et humide. Dans l’été finissant, le souffle glacial du vent semblait engourdir toute vie. Le ciel, souvent d’un beau bleu profond en cette saison, était ce soir gris, bas et ténébreux. Le brouillard s’étendait à perte de vue et enveloppait le paysage de sa tristesse. Un silence pesant, angoissant, régnait sur la Forêt des Ombres.

De mémoire d’homme, Galinda, la vaste et ancienne forêt, a toujours suscité crainte et méfiance, si bien que personne depuis bien longtemps n’a osé s’y aventurer. C’est pourtant ce que va tenter le jeune Sam Harper, en dépit des avertis­sements de son entourage. Mais il ignore encore l’étendue réelle des mystères qu’abritent les arbres sombres et centeniares…

Extraits :  « J’ai toujours été surpris par l’imagination débordante dont pouvaient faire preuve nos semblables lorsqu’il était question de justifier et d’illustrer nos peurs les plus sombres et les plus secrètes. »
« Ainsi allait la vie, et les folies de la jeunesse n’étaient que passagères, les anciens le savaient bien. »

Mon avis : Un roman initiatique mélangeant fantasy et fantastique, avec une touche de féerie, le tout se déroulant dans une vaste forêt aux premiers abords mystérieuse…

Sam Harper est un jeune homme tout à fait banal, habitant avec ses parents, son frère et sa jeune soeur. Ils vivent tous ensembles aux environs d’une grande forêt, que tous redoutent : la forêt de Galinda. Fasciné depuis toujours par le mystère de cette terrible forêt que personne n’ose approcher, Sam, courageux comme il est, va décider de partir s’y aventurer, passant outre les réticences de ses parents, et les avertissements des villageois. Il va tout d’abord se rendre chez John Dumnan, un vieil homme dont la maison est la plus proche de l’entrée de la forêt. Dunman va initier Sam à la façon de survivre en forêt, il va lui apprendre le plus de choses qu’il doit savoir pour pouvoir partir pleinement à l’aventure dans ces bois sombres et énigmatiques. Jusqu’au jour où John s’est momentanément absenté, laissant au jeune homme un petit mot lui disant de ne pas sortir de la maison. Sam qui en avait marre d’attendre inlassablement son retour, décide de partir seul dans les bois, estimant que le vieil homme lui a appris suffisamment de choses pour qu’il puisse se débrouiller seul…

Dans une ambiance oppressante et mystérieuse, Laurent Femenias nous raconte une histoire féerique et iréelle qui se passe presque totalement dans la terrible forêt Galinda. Les moments d’extrême tension sont nombreux, j’ai dû retenir mon souffle à maintes reprises, tellement le suspense était présent. Mais la peur produite par les lieux de l’histoire, donne un côté plus qu’angoissant au récit. Les personnages, quant à eux, m’ont donné des sueurs froides…

Courageux, bravant tous les dangers, Sam est décrit comme quelqu’un n’ayant peur de rien ni de personne, prêt à aller au bout de ses convictions, sans que rien ne puisse l’y détourner. J’ai néanmoins senti qu’il avait l’air d’être quelqu’un d’un peu froid : il ne montre pas clairement ses sentiments aux autres…
John Dunman a été incontestablement mon personnage préféré. Solidaire depuis toujours, il mène une espèce de double vie : celle avec les villageois, et l’autre avec le Peuple de la forêt. Comme Sam, c’est quelqu’un de très courageux, qui va au bout de ses décisions. Mais contrairement au jeune garçon, j’ai senti beaucoup d’amour, de tristesse, et toutes sortes d’émotions dans les actes et paroles du vieil homme.

Même si à la base je ne suis pas une très grande fan des romans féeriques, je dois dire que celui-ci m’a réconcilié avec eux. J’ai beaucoup apprécié l’ambiance général du livre, et le sentiment d’angoisse qui m’a suivit tout au long de ma lecture était bel et bien présent… pour ma plus grande joie !

Si je devais relever un point négatif, ce serait la fin, pendant le combat opposant la maîtresse de la forêt Oscura et le jeune Sam. Je trouve que l’auteur a un peu bâclé cette partie-là, en mettant rapidement un terme à la bagarre qui se déroulait. Dommage, je m’attendais à beaucoup mieux de cette fin-là.

Dans une ambiance pesante, Laurent Femenias nous entraîne au coeur d’une forêt particulièrement mystérieuse, qui cache des êtres peu communs.

 

Ma note : 8/10

E16

E16 de Christine Brunet.
201 pages, éditions Chloé des Lys à 22,10 €

 

Résumé : Londres.

Les découvertes macabres s’enchâinent. Un coupable tout trouvé, NIls Sheridan, patron de la nouvelle police européenne, dont le passé d’activiste ressurgit comme un coup de tonnerre. Coupable ou innocent ?

Le face à face entre policiers se transforme très vite en un jeu du chat et de la souris hasardeux, tandis que la liste des victimes s’allonge. Les oups bas s’accumulent au fil des heures. les mâchoires de la haine se referment inexorablement sur des personnalités troubles engluées dans leurs contradictions.

Entre passé violent et présent houleux, une enquête qui entraînera désillusions et destructions dans son sillage.

Extraits : « La pourriture, ça s’évite ou ça s’écrase. »
« Les prisons sont remplies de cons qui se croient trop malins.« 

Mon avis : Une auteure peu connue, mais avec un grand talent de l’intrigue. Dans un style agréable à lire, ce thriller, comportant moins de 200 pages ne fait pas véritablement peur, mais certains passages sont assez oppressants, épouvantables, même.

Un roman policier qui ne manque pas d’action : le lecteur n’a le droit à aucune seconde de répit, toutes les actions s’enchaînent inlassablement, et c’est tant mieux ! Des aventures toutes plus angoissantes les unes que les autres, et une intrigue qui tient en haleine jusqu’au bout : tout est réuni pour passer un bon moment de lecture. J’ai d’ailleurs lu ce roman d’une traite.

Dans une atmosphère noire, très sombre et oppressante, Christine Brunet nous fait visiter le côté noir de Londres, et ses quartiers plutôt malfamés.

J’ai trouvé la protagoniste de l’histoire vraiment sensationnelle. Cette jeune femme, mère d’un petit garçon précoce qu’elle ne voit presque jamais est également à la tête d’une grande brigade de policiers compétents. Doté d’un mental d’acier, d’une organisation hors pair et d’un fort caractère, elle sait se faire respecter. Elle a également un très grand coeur et est très courageuse, n’hésitant pas à se lancer corps et âmes dans ses enquêtes, à protéger ses coéquipiers ou les personnes dans le besoin. Même si elle ne révèle pas explicitement ses sentiments, nous constatons que les autres passent avant sa propre personne ! Son personnage m’a notamment beaucoup touché à la fin du livre.

Bien que je n’ai pas vraiment compris la définition de tous les terme tels que SPIE, l’IRA, l’E16, ça ne m’a pas empêché d’apprécier ma lecture. Je tiens quand même à souligner le fait que le dénouement m’a surprise, je ne m’y attendais vraiment pas du tout !

Une enquête policière rocambolesque sur fond de thriller, plongé au coeur d’un Londres noir.

Ma note : 7/10