Reste avec moi


Reste avec moi de Ayobami Adebayo

317 pages, éditions Charleston, à 22,50€


Résumé : Avec pour toile de fond les bouleversements politiques du Nigeria des années 1980, le portrait inoubliable d’une femme qui fait le choix de la liberté… envers et contre tout.

Yejide et Akin vivent une merveilleuse histoire d’amour. De leur coup de foudre à l’université d’Ifé, jusqu’à leur mariage, tout s’est enchaîné. Pourtant, quatre ans plus tard, Yejide n’est toujours pas enceinte. Ils pourraient se contenter de leur amour si Akin, en tant que fils aîné, n’était tenu d’offrir un héritier à ses parents. Yejide consulte tous les spécialistes, médecins et sorciers, avale tous les médicaments et potions étranges… Jusqu’au jour où une jeune femme apparaît sur le pas de sa porte. La seconde épouse d’Akin. Celle qui lui offrira l’enfant tant désiré. Bouleversée, folle de jalousie, Yejide sait que la seule façon de sauver son mariage est d’avoir un enfant. Commence alors une longue et douloureuse quête de maternité qui exigera d’elle des sacrifices inimaginables.


Extraits « Un homme n’est pas quelque chose qu’on peut garder pour soi ; un homme peut avoir plusieurs épouses, mais un enfant ne peut avoir qu’une seule mère. Une seule. »

« Ce qui est important est en moi, en sécurité au fond de mon coeur comme dans une tombe, dans un lieu éternel. »


Mon avis : Yejide est une jeune femme nigérienne qui vit une histoire d’amour avec Akin. Leur amour est beau, profond et sincère. Seul ombre au tableau : Yejide et Akin n’arrivent pas à avoir d’enfant. Malgré les nombreux spécialistes qu’ils voient, ils n’arrivent pas à comprendre pourquoi cela n’arrive pas. Puis un jour, la seconde épouse d’Akin fait leur apparition dans leur vie et bouscule leur quotidien. Puis un jour, miraculeusement, Yejide tombe enceinte. Mais personne n’y croit, pas même son mari Akin, qui la traite de folle.

J’ai beaucoup aimé cette lecture, qui change grandement de mes genres de prédilections habituels. En effet, bien que j’aie déjà lu dans le passé quelques romans africains, je n’en ai gardé que très peu de souvenirs… et pourtant, l’écriture est si belle, l’histoire si exotique, que je regrette de ne pas en lire plus souvent !

Reste avec moi met en avant une palette d’émotions propres à l’amour : la passion, la jalousie, la trahison, la tromperie, l’infidélité, la séparation… c’est une véritable malstrom d’émotions, qui fait passer le lecteur du bonheur aux larmes en quelques pages seulement.

J’ai beaucoup aimé découvrir une histoire comme celle-ci, émanant d’une auteure africaine. La perception des choses et surtout les traditions africaines qui leur sont propres, offrent une gamme de nouveautés à l’histoire, qui ne se trouve nul part ailleurs. J’ai été impressionnée par la multitude des épouses d’un même homme, chose qui paraît totalement banal en Afrique. Seule Yejide, sorte de femme moderne et rebelle sur les bords, ne souhaite pas reproduire ce schéma marital (elle y sera tout de même confronté contre son gré). Nombreuses sont les femmes qui se font entretenir grassement par leur mari, mais là encore, Yejide fait exception à la règle, puisqu’elle est patronne de son propre salon de coiffure pour femmes, qui lui permet de garder son autonomie et sa fierté.

En somme, le personnage de Yejide doit représenter un exemple en Afrique : une jeune femme moderne, détachée des normes africaines et indépendante. En tout cas, le courage dont elle fait preuve au quotidien face aux regards et interrogations des autres m’a ému.

Ce qui m’a le plus affecté, c’est la souffrance du couple, qui n’arrive pas à concevoir d’enfant. Yejide va pourtant tout mettre en oeuvre pour y arriver, allant jusqu’à gravir une montagne dite sacrée. Son ventre va s’arrondir, les symptômes de la grossesse vont apparaître, sans pour autant qu’aucun médecin ne perçoivent de bébé dans son ventre. Elle va pourtant se convaincre du contraire durant les mois qui suivront, et cette persévérance dans le faux m’a fait mal au coeur. Par la suite, elle cherchera d’autres moyens détournés, pas les plus sains, pour concevoir un enfant. Je ne vous en dis pas plus, vous laissant le loisir de découvrir par vous-même le fin mot de l’histoire.


Entre amour, traditions, jalousie, infidélité, tromperies… Reste avec moi est une histoire riche et exotique, qui m’a beaucoup plût.

Ma note : 8/10

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Les pétales de sang


Les pétales de sang de Dorothy Koomson

717 pages, éditions Charleston Noir, à 9,50€


Résumé : Une famille parfaite que Tami croyait avoir…Jusqu’au jour où son mari est arrêté pour un acte odieux. Et si a vie de la jeune femme n’était qu’un terrible mensonge?..

La vie de Tami bascule le jour où son mari est arrêté sous les yeux de leurs petites filles. Sa meilleure amie l’accuse de viol et de harcèlement. Lui prétend qu’ils entretenaient une liaison. Écartelée entre les deux personnes qu’elle aime le plus, Tami doit découvrir la vérité quelle qu’elle soit.


Extrait  « On ne choisit pas la personne dont on tombe amoureuse. Et il arrive parfois que, en cédant à la force de l’amour, on fasse du mal à une tierce personne. Or, cette personne-là, on ne choisit pas non plus de lui faire du mal. »

« Être moi-même, c’était la chose la plus agréable que j’avais eu l’occasion de faire depuis longtemps. »


Mon avis : Une famille en apparence unie et heureuse va connaître un terrible drame. Scott, le mari, se retrouve arrêté par la police, sous les yeux de sa femme Tami et de leurs deux enfants. Il est accusé d’agression et tentative de viol sur la personne de Mirabelle, la voisine de la famille et meilleure amie de Tami. C’est l’incompréhension totale, puisque Scott nie en bloque, et Mirabelle campe sur ses positions. Tami est tiraillée entre son mari et sa meilleure amie : c’est certain, l’un des deux ment, mais lequel ? L’affaire se complique davantage lorsque l’on apprend l’assassinat de Mirabelle…

Les pétales de sang est un thriller anglais bien construit et addictif à souhait, qui vient capturer le lecteur et qui ne le lâche plus jusqu’au dénouement. Dorothy Koomson a misé sur la narration à plusieurs voix, exclusivement féminines, avec pas moins de trois protagonistes différentes qui vont exprimer, à tour de rôle, leur regard sur la situation. Il y a bien évidemment Tami, la mère de famille et épouse de Scott, qui va mettre en avant ses déboires amoureux, sa sexualité, son rôle de mère, son passé de femme et d’épouse. Béatrix, la deuxième meilleure amie de Tami, fait également partie des protagonistes narratrices. Très proche de la famille de Scott et Tami, elle mettra en avant son lien avec eux, mais aussi sa vie sentimentale et sa solitude quotidienne. Enfin, la troisième femme n’est autre qu’une certaine Fleur, dont je ne peux dévoiler entièrement l’identité, souhaitant que vous puissiez savourer la surprise de le découvrir en lisant le livre.

Le suspense est présent dès le début du récit, et la tension reste croissante au fil des pages. Les rebondissements se font nombreux, pour notre plus grand plaisir, et les quelques 700 pages défilent en un rien de temps.

Les pétales de sang est un thriller qu’on prend plaisir à découvrir. Les personnages sont attachants et nous suivons leurs pérégrinations avec avidité. Néanmoins, comme beaucoup de thrillers, il passe très rapidement aux oubliettes de la mémoire. Bien que j’aie adoré lire ce livre et que j’aie trouvé l’intrigue finement écriture et rondement menée, i’histoire en elle-même n’avait rien d’exceptionnelle et s’effacera très rapidement de mes souvenirs littéraires.

En revanche, j’ai trouvé que le dénouement était à la limite du bâclé. Il sonnait faux, il était peu cohérent avec l’ensemble du récit et n’a pas grès à mes yeux. Quel dommage de finir sur un point négatif…


Un bon thriller, où mystères et faux semblants se mêlent pour notre plus grand plaisir. Une intrigue rondement menée, des personnages attachants, qui nous font passer un bon moment de lecture. 

Ma note : 7/10

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La Ballade de Willow


La Ballade de Willow de Jamie Ford

452 pages, éditions Charleston, à 8,90€


Résumé : 1934. Depuis qu’il a été abandonné quand il avait 7 ans, William Eng est pensionnaire de la très stricte institution du Sacré-Coeur, à Seattle. Cinq années ont passé, personne n’est venu le chercher. Aucune nouvelle de Liu Song, sa mère.
Un jour pourtant, alors qu’il est au cinéma avec les autres garçons de l’orphelinat, il reconnaît le visage de sa mère dans une bande-annonce. Troublé par cette apparition qu’il n’osait plus espérer, William décide de s’enfuir pour retrouver celle qui se nomme désormais Willow Frost…
Conteur hors pair, Jamie Ford tisse avec un immense talent une intrigue riche, tendre et bouleversante, au temps de la Grande Dépression.


Extraits « En se projetant dans l’avenir, on peut être ce que l’on veut. »

« – Je te crois, moi, William.
– Comment peux-tu ?
– Grâce aux yeux du coeur. J’écoute mes sentiments parce que mes sentiments ne mentent pas. »


Mon avisAnnées 1930. William a été abandonné par sa mère alors qu’il n’avait que 7 ans. Placé dans un orphelinat, ce petit garçon chinois va grandir entouré d’enfants, dans l’attente potentielle du retour de sa mère. Alors que l’espoir de la revoir s’amenuise de jour en jour, il reconnaît le visage de sa mère dans une bande-annonce. Son sang ne fait qu’un tour : il doit la retrouver. William va braver tous les interdits mis en place par les soeurs de l’orphelinat pour revoir celle qu’il appelle son ah-ma.

Énormément de lecteurs ont été conquis par l’univers crée par l’auteur. Pour ma part, je n’ai malheureusement pas été entièrement transporté dans le Chinatown Américain des années 1930. Racisme, prohibition, diaspora… sont autant d’éléments qui sont abordés et mis concrètement en scène dans l’histoire.

La Ballade de Willow est ponctuée de scènes au présent et de plongées dans le passé de Willow, la ah-man de William. L’histoire n’est pas décousue pour autant, elle se lit avec aisance et fluidité. Le tout est dynamique, avec des rebondissements surprises et actions qui s’enchaînent. L’histoire se veut mélodramatique, on sent que l’auteur a envie que nous versions quelques larmes en lisant son livre : malheureusement, je n’ai pas été touché plus que ça, ni par les personnages, ni par le récit en lui-même.

De plus, il y a de nombreuses fautes de frappe dans ce livre, de bêtes erreurs d’orthographe et de syntaxe qui ont freiné ma lecture. Tout le monde fait des fautes d’orthographe, c’est humaine, mais quand on en retrouve presque à chaque chapitre, ça commence à devenir pénible.


J’ai passé un moment de lecture divertissant, mais le récit ne m’a pas plus touché que ça. Je ne doute pas que d’autres lecteurs puissent apprécier à sa juste valeur cette histoire. 

Ma note : 5,5/10

 

Une mer si froide


Une mer si froide de Linda Huber

409 pages, éditions Charleston Noir, à 8,50€


Résumé : Qui est cette femme ? Pourquoi m’appelle-t-elle Hailey ? Je m’appelle Livvy, j’ai 3 ans…
Un jour d’été, sur une plage des Cornouailles, Livvy, 3 ans, disparaît. Très vite la police conclut à une noyade. Pourtant, sa mère refuse de se résigner. Jour après jour, Maggie fixe l’océan, elle attend, convaincue que la mer n’a pas emporté son enfant.
Non loin de là, c’est une autre mère qui regarde sa fille, prête pour la rentrée des classes. Mais, depuis quelque temps, Jennifer ne reconnaît plus sa petite Hailey. Sa fille est distante, craintive et Jennifer se laisse submerger par la nervosité. Alors que Maggie traverse la pire épreuve de sa vie, Jennifer veut redonner l’apparence du bonheur à sa famille fracassée.
Construite comme un thriller, rythmée par l’implacable mécanique du suspense, une poignante histoire de deuil, de maternité, et de résilience.


Mon avis : Les éditions Charleston ont bien fait d’agrandir leur collection à la catégorie des polars. En effet, après avoir grandement apprécié L’ombre de l’autre femme écrit par Dorothy Koomson et paru dans cette même collection, ils tapent encore fort avec Une mer si froide, un thriller psychologique glaçant.

Alors qu’ils sont en vacances en famille au bord de l’océan, Olivia, la petite fille de Maggie et Colin, disparaît mystérieusement. Noyade ? Enlèvement ? Les questions se bousculent, mais aucune réponse ne vient remplir la tristesse qu’a laissé le départ d’Olivia. Cette famille, pourtant si aimante, est détruite par cette curieuse disparition, alors qu’une autre, celle des Marshall, est plus comblé que jamais. Un couple amoureux comme au premier jour, deux jumeaux qui ne devraient pas tarder à pointer le bout de leur nez, et en prime, la réapparition de Hailey, leur petite fille défunte…

Cette histoire fait vraiment froid dans le dos. C’est principalement le personnage de Madame Marshall qui m’a glacé les sangs. Cette femme, enceinte de jumeaux, a un caractère qu’il est difficile de cerner. Suite à la noyade de sa fille, des années auparavant, elle a sombré dans une dépression sévère, dont elle n’est jamais réellement sortie. Pour combler ce manque, elle s’est résolue à remplacer sa fille défunte… en kidnappant une autre petite fille. Mais elle n’a pas réellement conscience de son acte, et c’est justement ça qui fait très peur.

De son côté, la petite Olivia, rebaptisée Hailey, a pleinement conscience de la situation dont elle est la protagoniste. Malheureusement, comme tout enfant très jeune, Olivia/Hailey se laisse facilement manipuler, tant et si bien que Mme Marshall n’a pas hésité à lui faire du chantage pour qu’elle garde leur secret sous couvert.

J’ai vraiment beaucoup aimé découvrir cette histoire. Le suspense est intenable, si bien que plongé dans ma lecture, je n’ai, à plusieurs reprises, pas pu me séparer de ce livre…


Ce roman contient tous les ingrédients d’un très bon thriller psychologique : angoissant, addictif, glaçant… Je le recommande vivement !

Ma note : 8/10

 

L’ombre de l’autre femme


L’ombre de l’autre femme de Dorothy Koomson

569 pages, éditions Charleston Noir, à 8,90€


Résumé : Libby vit une belle histoire avec Jack, jusqu’au jour où un terrible accident de voiture jette un voile de soupçon sur son mariage. Eve, la première femme de Jack, est morte dans d’étranges circonstances. Libby doit-elle également se croire en danger ?
En mettant la main sur le journal intime d’Eve, elle comprend que ses craintes sont plus que fondées. Dans sa grande demeure de Brighton, Libby sent la menace se rapprocher…


Extraits « Si vous n’aviez pas le choix, si vous deviez décider entre votre vie et la sienne, vous choisiriez la vôtre. Moi, je choisirais la sienne. Toujours. »

« Quand il s’est effondré sur le lit, il s’est mis en tête de me faire promettre que je ne mourrais pas en premier. Si je devais mourir, je devais le prévenir pour qu’il puisse se suicider et ne pas avoir à vivre sans moi. »


Mon avis : Les éditions Charleston, spécialisées dans les histoires de femmes, sortent une nouvelle collection de roman : Charleston Noir. Dans cette collection, les lecteurs pourront découvrir des thrillers ou romans policiers qui mettent en scène des protagonistes féminines. Intriguée par cette nouveauté, je me suis laissé tenter par L’ombre de l’autre femme de Dorothy Koomson, le premier thriller publié aux éditions Charleston Noir.

Libby rencontre Jack, un homme avec qui elle entretient une relation amoureuse, puis se marie. Tout se passe au mieux dans leur couple, jusqu’au jour où Libby et Jack sont impliqués dans un accident de voiture. Jack est indemne, mais Libby salement amochée. Au-délà des dégâts matériels et physiques, cet accident va mettre en lumière le passé de Jack. En effet, avant de connaître Libby, Jack a été marié à Eve, une jeune femme qui s’est tuée dans les escaliers de leur maison. Sans le vouloir, Libby va mettre la main sur le journal intime d’Eve et va découvrir des choses qu’elle n’aurait jamais dû découvrir.

C’est une enquête passionnante et prenante que nous livre l’auteure. Dès le début du récit, j’ai été littéralement embarquée dans cette histoire. Les actions sont récurrentes, les révélations permanentes, donc le récit est dynamique et vivant.

Ma lecture s’est découpée en plusieurs temps, avec d’abord le début du roman, qui était très prenant, puisqu’on apprend à connaître les personnages et à s’y attacher. Ensuite le milieu du récit, qui s’étirait un peu en longueur, avec quelques répétitions et des passages pas forcément pertinent. Puis le dénouement final, qui a remonté mon intérêt pour l’histoire, puisqu’il offre suspenses et surprises. Des moments de lectures un peu inégalitaires, mais l’histoire reste dans l’ensemble très bien.

Le personnage de Eve m’a plus touché que celui de Libby ou de Jack. En effet, à travers les journaux intimes d’Eve, nous plongeons dans son intimité et découvrons tous ses secrets. L’auteure s’est plus attardé à développer le personnage d’Eve au détriment de ceux de Libby ou de Jack, qui ont été effacés et relégués au second plan. D’où le manque d’empathie et le peu d’attachement que j’ai ressenti à leurs encontre.

Un roman qui se déroule avec souplesse et fluidité. Sans vouloir vous dévoiler l’intrigue principale, sachez que ce livre s’adresse à un public adulte et averti, puisqu’il aborde longuement la thématique de la prostitution.


Plongez au coeur des secrets d’une vie bien difficile. Un premier Charleston Noir convaincant qui me donne envie d’en découvrir d’autres. 

Ma note : 7/10

Bon retour à la maison


Bon retour à la maison de Debbie Macomber

333 pages, éditions Charleston, à 19,90€


Résumé : En grandissant, Cassie Carter et ses soeurs, Karen et Nichole, étaient extrêmement proches. Jusqu’à ce qu’un événement les sépare… Après l’université, Cassie a fui sa maison pour épouser un homme mauvais, jetant aux orties ses études et brisant le coeur de ses parents.
À maintenant 31 ans, Cassie est de retour à Washington avec sa fille, espérant laisser son passé derrière elle. Après avoir mis fin à un mariage compliqué, elle tente de reconstruire le puzzle de sa vie. Malgré ses tentatives, elle n’a jamais réussi à faire la paix avec ses soeurs. Karen, la plus âgée, est une femme occupée, entre sa carrière et l’éducation de ses deux enfants. Et Nichole, la plus jeune, est une mère au foyer dont le mari passe tous les caprices.
Mais un jour, Cassie reçoit une lettre de Karen, qui laisse espérer une réconciliation. Et alors que Cassie se permet de croire à l’avenir, en s’excusant auprès de ses soeurs et en trouvant l’amour, elle réalise le pouvoir de la compassion, et la possibilité d’un nouveau départ…
Un merveilleux roman sur la persévérance et la confiance, un voyage excitant à travers les challenges et les joies de la vie.


Extraits  « Qui n’a pas subi de violences conjugales ne peut pas comprendre qu’une victime hésite à témoigner, à mener l’agresseur derrière les barreaux. Il faut être passé par là pour mesurer tout le courage, toute la volonté, toute la ténacité nécessaires pour se tenir face au jury et admettre ce qu’on a enduré. »

« Vous êtes une des femmes les plus fortes que je connaisse. Vous avez échappé à un mariage violent. Vous avez eu le courage de poursuivre votre mari en justice et de l’affronter au tribunal. Ensuite, vous êtes repartie de zéro afin de bâtir une nouvelle vie pour votre fille et vous. À mes yeux, il faut du courage pour faire ça ; il faut être une femme forte. »


Mon avis : C’est toujours un plaisir de lire une romance signée par Debbie Macomber. Je sais que l’histoire sera légère, agréable à lire et toujours remplie de positivité et d’amour,

Bon retour à la maison est une histoire émouvante, qui raconte le dur combat de Cassie pour vaincre les violences conjugales et se reconstruire. A 18 ans, alors qu’elle apprend qu’elle est enceinte, Cassie désobéit et s’enfuit de chez ses parents avec l’homme qui deviendra son mari. Durant de longues années, Cassie ne reverra plus ni ses parents ni ses soeurs. Jusqu’au jour où, libéré de l’homme avec qui elle pensait faire sa vie, la jeune femme entrevoit une possibilité de réconciliation avec ses deux soeurs qu’elle aimait tant.

J’ai particulièrement apprécié le personnage de Cassie. C’est une femme forte, courageuse et déterminée, qui a la capacité très rare à faire passer les autres avant elle. Cassie a vécue des épreuves terribles dans sa vie, qui la marqueront à jamais. Malgré cela, la jeune femme a su garder la tête hors de l’eau pour remonter la pente et reprendre goût à la vie. Une reconstruction qui s’est avérée difficile, mais vitale. C’est surtout grâce à sa fille qu’elle a réussie à s’en sortir, puisqu’elle constitue un moteur pour Cassie, la poussant à se dépasser sans cesse et à s’en sortir. Leur complicité est touchante à voir, surtout la manière dont sa fille tente par tous les moyens d’aider sa mère à atteindre le bonheur.

C’est un roman émouvant, qui met en scène des personnages touchants, qui nous livrent leur histoire familiale. Projeté dans leur intimité, nous ressentons avec force les émotions qu’ils traversent. J’aurais quand même souhaité percevoir plus d’intensité dans le récit, notamment dans des moments clés comme leurs retrouvailles, qui ont été, à mon sens, un peu minimisés.

Ce récit met en avant des valeurs qui sont, à mes yeux, très importantes, comme la solidarité ou l’entraide. Cassie, en tant qu’ancienne femme battue, donne de son temps à une association pour aider les femmes qui sont actuellement dans cette situation. Autre exemple probant : Cassie a rejoint une association dont le concept est innovant et amène à réfléchir : donner de son temps pour aider d’autres personnes à construire leur maison, puis construire soi-même sa maison avec l’aide d’autres personnes. Même si ce concept de donner de son temps pour bâtir sa maison est un peu surréaliste dans notre époque moderne, j’ai pris cela comme une allégorie : il faut travailler dur pour mériter toute chose et aider les autres pour espérer qu’on nous aide aussi.

Une histoire familiale agréable à suivre, qui montre que les liens du sang sont plus forts que tout et ne peuvent jamais se rompre. Cette famille en est l’exemple même : après des années d’absences, les retrouvailles sont fortes et émouvantes.


Une belle et douce romance, qui redonne espoir en la vie et en l’avenir.

Ma note : 6,5/10

Y aura-t-il trop de neige à Noël ?


Y aura-t-il trop de neige à Noël ? de Isabelle Alexis, Tonie Behar,

Adèle le Bréau, Sophie Henrionnet, Marianne Levy et Marie Vareille 

280 pages, éditions Charleston, à 6,50€


Résumé : 12 nouvelles drôles et romantiques pour un Noël magique !
C’est le soir du réveillon. Catherine a oublié le brie aux truffes, Valentine est coincée dans la cabine d’essayage d’un grand magasin, déguisée en mère Noël. Pauline déprime en Toscane, seule et célibataire. À New York, le Dr Sam Miller se rend à un énième rencard de Noël organisé par sa soeur Imogene. Nina se retrouve enfermée chez elle, sous les toits de Montmartre, avec un inconnu et Audrey est en garde à vue pour avoir manifesté contre un abattoir. Tous ces personnages ont un point commun : malgré les apparences, ils vont passer le réveillon le plus féerique de leur vie !
Êtes-vous prêt pour un Noël 100 % comédie, 100 % romantique, 100 % magique ?


Extraits  « Le iCloud, la mort de l’innocence de vos filles de douze ans, en plus de votre couple. »

« – Alexandre est tombé dans les filets de Mademoiselle Plus, et alors ? Dans quelques mois, au mieux elle le relâchera dans le grand large et il se fera bouffer, puis recracher par des requins vegans, au pire il s’échouera sur une plage mazoutée comme un vieux thon pas frais : ce n’est plus ton problème ! « 


Mon avis : Les fêtes de Noël sont maintenant terminées, il est donc temps pour moi de publier mon avis sur le recueil de nouvelles de Noël, écrit par un collectif d’auteures surnommé la Team Rom Com, autrement dit Isabelle Alexis, Tonie Behar, Adèle le Préau, Sophie Henrionnet, Marianne Levy et Marie Vareille. Chaque auteure à écrit une nouvelle sur Noël, qui se déroule sur le soir du réveillon. En tout, ce sont donc six nouvelles que vous allez pouvoir découvrir dans ce recueil.

Le recueil commence fort avec Crush et Crash de Isabelle Alexis, qui raconte un repas de réveillon en famille qui tourne au vinaigre. C’est l’une des nouvelles que j’ai préféré dans le recueil, et qui m’a vaguement rappelé la pièce de théâtre Le Prénom de Alexandre de la Patellière et Matthieu Delaporte dans laquelle un repas familiale se transforme en règlement de compte. Une comédie familiale hilarante, que j’ai prit plaisir à lire.

La seconde est celle qui a donné son titre au recueil, Y aura-t-il trop de neige à Noël ? de Tonie Behar. Même si je l’ai trouvé moins drôle que la première, elle est tout aussi cocasse. Un dealer nommé Ange atterrit chez une jeune femme le soir de Noël. Une situation incongrue mais délirante, qui va tout de même se solder par un joli réveillon.

Troisième nouvelle que vous pouvez découvrir, celle de Adèle le Bréau, Le Marché de Noël. Une jeune fille partie chercher le fromage de brie qui manquait au repas du réveillon va s’amouracher du fromager. Dixit le fromage, elle va rentrer avec le fromager. Indécent… mais poilant !

La nouvelle suivante a été écrite par Sophie Henrionnet et s’intitule La théorie du pingouin. Elle raconte l’histoire d’une jeune femme contrainte de passer Noël seule en Italie, suite à un poste décroché dans sa boîte. La dépression liée à la solitude la guette. Heureusement, pour mettre fin à sa morosité, une personne qu’elle a apprit à connaître et à apprécier, vient lui tenir compagnie le soir de Noël. Mieux que le père Noël, la présence d’un être cher. Une nouvelle très touchante.

L’avant-dernière nouvelle se nomme Keep calm & love Christmas et a été écrit par Marianne Levy. C’est l’histoire de deux personnes qui vont se rencontrer le soir de Noël, alors qu’ils sont coincés dans un ascenseur. Tout le monde l’a déjà imaginé, mais Lisa et Sam l’ont fait. La magie de Noël est plus que jamais au rendez-vous.

Enfin, la dernière nouvelle est celle de Marie Vareille, Cap ?. Une jeune femme, déguisée en mère Noël, se retrouve enfermée dans une cabine d’essayage dans un grand magasin parisien. Un comble le soir de Noël. Heureusement pour elle, un cambrioleur a décidé de venir dans ce magasin vider la caisse. Après l’avoir fait sortir, ils vont réveillonner tous les deux dans ce grand magasin. Une rencontre étonnante, qui va réconcilier les deux personnages avec la magie et les miracles de Noël.

Et quand on pensait ne plus jamais revoir tous ces beaux personnages, on les retrouve au Noël suivant, un an après. Que sont-ils devenus ? Qu’est-ce qui a changé dans leur vie ? Le jour de Noël a-t-il vraiment changé le cours de leur vie ? Pour le savoir, rien de mieux que de lire ce livre !


Ce sont de magnifiques comédies romantiques que nous livrent ces six auteures. Entre rire, larmes, quiproquos, amour… les émotions sont multiples. J’ai apprécié découvrir toutes ces histoires, qui m’ont fait patienter avant le jour suprême : le vrai réveillon de Noël. C’est une recette sûre à découvrir ou à relire avant chaque réveillon. 

Ma note : 8/10