La chambre des murmures


La chambre des murmures de Dean Koontz

471 pages, éditions L’Archipel, collection Archipoche, à 8,95€


Résumé : Qu’a-t-il bien pu se passer dans l’esprit de Cora Gundersun, une enseignante appréciée de tous, pour qu’elle commette un attentat-suicide aussi effroyable ? Le contenu du journal intime de Cora corrobore l’hypothèse de la démence. Lorsque de nouveaux cas surviennent, Jane Hawk, ancienne du FBI devenue la fugitive la plus recherchée des États-Unis, y voit un lien avec la mort de son mari, un marine qui s’est suicidé sans raison apparente. Voici la jeune femme sur la piste d’une confrérie secrète dont les membres se croient au-dessus des lois. Une quête de justice à la mesure de sa soif de vengeance…


Extraits : « La vérité, une fois acquise, ne peut sombrer dans l’oubli et s’imprime à jamais dans le coeur des initiés qu’elle plonge dans un monde d’obscurité.« 

« Il n’y a plus de place pour le moindre sentimentalisme dans le journalisme actuel, sauf lorsqu’il est question de politique. »


Mon avis : La chambre des murmures fait suite à Dark Web, également paru aux éditions Archipoche. Les deux tomes ne peuvent pas se lire séparément, vous risqueriez de perdre le fil de l’histoire et ne pas comprendre de nombreuses allusions faites au tome précédent.

Nous retrouvons Jane Hawk, l’intrépide et courageuse ancienne enquêtrice du FBI, qui s’est lancée, seule, dans la résolution d’une affaire qui dépasse l’entendement. Des hommes puissants souhaitent dominer le monde entier et plus spécifiquement contrôler les humains. Pour se faire, ils ont injectés des puces dans leur tête, qui les prive de toute émotion et leur permette de maîtriser leurs faits et gestes à distance. Une technologie redoutable, qui a fait se suicider à distance des centaines de citoyens, pourtant exempte de tout problème. C’est cette domination malsaine que Jane va tenter de vaincre, au péril de sa vie.

Lorsque j’ai lu le premier tome de cette saga, Dark Web, je pensais découvrir une histoire sur l’Internet illégal, que l’on nomme « Dark Web ». Malheureusement déçue que cette thématique ne soit finalement pas abordée, je gardais un espoir de la voir surgir dans la suite de l’histoire… mais non. Dean Koontz continue de nous glacer les sangs avec ses nanomachines intégrées dans les cerveaux humains à des fins de contrôle. Un scénario futuriste, brûlant de réalisme, qui transforme l’être humain en robot dénué de sentiment et de contrôle.

Dans ce tome-ci, Jane Hawk découvre que l’ensemble d’un village a été réduit en esclavage à cause de ces puces électroniques. Les adultes, les enfants, tous sont embrigadés par ces technologiques, qui leur prélèvent leur raison et leur dictent ce qu’ils doivent faire. On peut aisément assimiler cette histoire surnaturelle à un roman d’anticipation, dans lequel on peut déceler les déviances qui pourraient advenir dans notre société future. Ça donne quand même à réfléchir sur le pouvoir  de certains puissants de notre monde et sur l’asservissement de l’être humain.

En outre, j’avoue avoir eu un petit pincement au coeur à l’idée de quitter notre protagoniste. J’ai vraiment beaucoup aimé suivre la cavale de Jane Hawk, qui n’hésite pas à risquer sa vie pour sauver l’humanité. J’ai également appréciée le personnage du shérif Tillman, bien qu’au début, j’aie eu du mal à trouver l’utilité de son personnage. Finalement, derrière cet homme en apparence bourru, se trouve un agent perspicace, qui va se révéler intuitif et avisé. Il sera l’ombre de Jane Hawk, l’épaulant au possible pour arriver à arrêter ce massacre humain.

Les plus téméraires pourront prochainement retrouver Jane Hawk dans L’escalier du diable, le troisième tome de cette saga haletante. J’ai déjà hâte !


Un deuxième tome à la hauteur du premier, qui nous laisse présager une suite mouvementée et trépidante. J’ai déjà hâte de retrouver notre courageuse détective pour de nouvelles intrigues !  

Ma note : 7/10

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Un conte de deux villes


Un conte de deux villes de Charles Dickens

489 pages, éditions Archipoche, à 8,95€


Résumé : 1775. Embastillé pendant dix-huit ans pour délit d’opinion, Alexandre Manette est enfin libéré. Sa fille Lucie, qui le croyait mort, quitte aussitôt l’Angleterre, où elle vivait en exil, pour le retrouver à Paris, le ramener à Londres et lui rendre la santé. Cinq années ont passé lorsque la fille et le père sont appelés à la barre des témoins lors du procès d’un émigré français, accusé de haute trahison par la Couronne britannique. Il s’appelle Charles Darnay et deviendra bientôt le gendre de Manette, qui l’a sauvé d’une condamnation à mort. Jusqu’au jour où Darnay, rentré en France au secours d’un ami, se trouve de nouveau arrêté, puis traduit devant un tribunal révolutionnaire pour crimes contre le peuple. Le Dr Manette témoignera-t-il une seconde fois en sa faveur ? Quant à Lucie, a-t-elle la moindre idée du terrible secret de son mari ?

Plongés contre leur gré dans les tumultes de la Terreur, les personnages d’Un conte de deux villes (1859) font revivre une page décisive de l’Histoire, avec ses complots, ses vengeances et ses trahisons.


Extraits : « Dominant le reste, la silhouette hideuse de la guillotine, cette dame tranchante encore inconnue peu de temps auparavant, était devenue aussi familière aux regards que si elle eût existé depuis la création du monde.« 

« À cette époque, l’on se méfiait des rencontres de hasard, car tout individu pouvait être un brigand ou du moins son complice. Il n’y avait rien de plus fréquent que de trouver dans les relais et les auberges qui jalonnaient la route, depuis le maître de poste jusqu’au garçon d’écurie, quelque sacripant à la solde d’un redoutable chef de bande. »


Mon avis : Un conte de deux villes, aussi nommé Paris ou Londres en 1773, est un roman historique écrit par le célèbre Charles Dickens, initialement paru sous forme de feuilletons épisodiques hebdomadaires.

Durant la Révolution française, dès 1789, l’auteur nous promène entre Paris et Londres, les deux villes au coeur de la tourmente. Les bouleversements sociaux et politiques sont nombreuses, toujours accompagnées de violence à l’encontre des populations civiles. Le point d’orgue de cette Révolution, que nous décrit avec forces détails l’auteur, se situe en 1794, lors de la Terreur, période de très forte exécutions de masse. Des milliers de personnes sont emprisonnées, puis exécutées, guillotinées ou pendues pour cause de trahison, souvent injustifiée, envers la patrie.


1789 – Les français découvrent la guillotine

Charles Dickens, un anglais qui n’a pourtant pas connu la Révolution française, nous raconte son point de vue de cette grande guerre. La violence est omniprésente, cruelle, implacable, sanguinaire : les têtes tombent les unes après les autres, sans justification rationnelle. L’injustice de ces exécutions est révoltante. Il dresse un tableau de la période pré-révolutionnaire, de la Révolution même et critique avec habileté et justesse l’histoire et ses faits.

C’est dans ce contexte chaotique que nous suivons Lucy, une jeune française, qui vient de retrouver son vieux père qu’elle croyait mort, le docteur Manette, emprisonné durant dix-huit longues années, coupé de toute vie et du monde extérieur, il a fini par devenir fou. Lucy, secondée par Mr Lorry, un banquier de chez Tellson & Co, va ainsi pour apprendre l’existence de son père et renouer contact avec lui. Mais la guerre éclate, faisant voler en éclat leur tranquillité retrouvée. Le docteur Manette, ancien prisonnier français, vénéré pour son courage, va jouer un rôle essentiel dans la libération de Charles Darnay, un jeune homme accusé à tord de trahison et prêt à être envoyé à l’échafaud.

J’ai eu un peu de mal à entrer dans l’histoire et à me greffer au contexte. Mon début de lecture fût assez laborieux, puisque je n’arrivais pas à m’attacher aux personnes et à compatir avec leurs destinées, mais la fin s’est révélée nettement mieux, avec des révélations qui permettent d’éclaircir l’ensemble de l’oeuvre et un très bon travail sur certains des personnages : ils m’ont paru gagner en sensibilité et en humanité.

Le texte reste compréhensible pour notre époque, mais je le conseillerais quand même aux historiens conformés, aux personnes qui connaissent le contexte de la Révolution française et qui pourront être plus apte à l’apprécier dans son ensemble. Il n’en reste pas moins un très bon texte, bien écrit, fluide, que je suis fière d’avoir découvert, même si parfois, j’étais tentée d’abandonner ma lecture, faute de réel attrait pour le récit.


Un roman historique sur la violence et l’injustice des exécutions lors de la Révolution française. À conseiller aux passionnés d’histoire !

Ma note : 6/10

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Dark Web


Dark Web de Dean Koontz

438 pages, éditions L’Archipel, à 7,95€


Résumé : IL FAUT QUE J’EN FINISSE…
C’EST URGENT !

Tels sont les derniers mots d’un homme que la vie semblait avoir comblé… mais qui y a mis fin. Brutalement.
Jane Hawk, inspectrice du FBI, refuse de croire que son mari se soit donné la mort. Pour elle, il y a une autre raison. Sa conviction en sort renforcée lorsqu’elle apprend qu’une vague inexpliquée de suicides frappe le pays.
Quitte à se mettre à dos sa hiérarchie – qui souhaite étouffer l’affaire –, Jane veut des réponses, quel qu’en soit le prix… Or, son enquête dérange. Ses ennemis de l’ombre détiennent un secret si terrifiant qu’ils sont prêts à tout pour l’éliminer.
Mais, bien que seule contre tous, la fugitive la plus recherchée des États-Unis possède pour atouts son intelligence et sa froide détermination. La vengeance est comme l’amour : elle ne connaît aucune limite…


Extraits : « Les chevaux, comme les chiens, étaient capables de comprendre les humains bien mieux que les humains ne les comprenaient.« 

« À part les blessures par balle, il était persuadé que tous les problèmes de santé s’arrangeaient d’eux-mêmes. Vous savez comment sont les hommes. »


Mon avis : Décidément, Dean Koontz a la fâcheuse habitude d’écrire des thrillers à rallonge. Déjà avec Regard oblique, découvert il y a plusieurs années maintenant, il m’avait fait frémir durant de longues heures, au grès d’aventures plus horrifiques les unes que les autres. Il revient en force avec Dark Web, un polar moderne, futuriste, plus glaçant que jamais.

Suite au suicide inattendu de son mari Nick, Jane Hawk est déboussolée : Nick était un mari et père très heureux, qui n’aurait jamais mis sciemment fin à ses jours. Après quelques recherches, Jane s’aperçoit que le taux de suicides est en constante augmentation. Chose encore plus étrange, les profils des suicidés ressemblent à celui de son mari : des citoyens sans histoire, épanouis, qui n’ont jamais manifesté de désir d’attenter à leur vie. Jane va mener une enquête personnelle, qui va s’avérer très dangereuse. En effet, les personnes qu’elles traquent sont puissantes, riches, et prêtes à l’éliminer, elle et son petit garçon Travis, pour qu’elle arrête de fouiner dans leurs affaires.

Dans Dark Web, je retrouve le suspense que j’avais tant apprécié dans Regard oblique, du même auteur. Les chapitres sont courts, succincts, ils n’excèdent pas quatre à cinq pages pour les plus longs et sont réparties en cinq grandes parties. Autant vous dire qu’il m’était quasiment impossible de lâcher ce livre. Les pages défilaient à un rythme fou, la tension était à son maximum, j’avais envie d’en savoir toujours davantage.

Dean Koontz nous place face à un scénario futuriste terrifiant. Sans trop vouloir vous dévoiler des éléments clés de l’intrigue, sachez que l’histoire, qui semble surnaturelle, est glaçante de réalisme. À plusieurs reprises, je me suis surprise à penser que, peut-être, dans un avenir plus ou moins proche, les expériences et situations décrites dans ce récit, pourraient potentiellement devenir réelles. Sait-on jamais, le progrès n’a pas de limite, comme on dit, mais quand on voit de la façon dont les méchants de ce livre utilisent ces inventions, on ne peut qu’être effrayé de la manière dont les choses pourraient tourner dans le monde futur. Par contre, le titre donné au livre, à savoir Dark Web, ne reflète pas du tout l’histoire : moi qui pensais découvrir une enquête sur l’internet clandestin et illégal, je suis un peu déçue…

De plus, j’ai remarqué quelques longueurs dans l’histoire, qui ne m’ont pas empêché de l’apprécier. L’enquête principale est bien ficelée, quoiqu’un peut compliquée à comprendre par moment : elle aurait sans doute méritée plus de développement et des explications plus poussées.

Quant au dénouement, il laisse supposer une suite prochaine. Malheureusement, après plusieurs recherches, je n’ai trouvé aucune mention précise et concrète d’un tome deux.


Un thriller rythmé, au scénario bien ficelé, qui, malgré quelques longueurs, m’a fait passer un bon moment de lecture. Dark Web vous immergera dans un futur technologique glaçant.

Ma note : 6/10

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Coups de foudre


Coups de foudre de Mélanie Rose

350 pages, éditions Archipoche, à 9,95€


Résumé : Alors qu’elle promène son chien, Jessica Taylor, une jeune célibataire d’Epsom, est frappée par la foudre.
Elle survit miraculeusement mais, quand elle se réveille à l’hôpital, il semble qu’elle a changé d’identité. Tout le monde en effet la prend pour une certaine Lauren Richardson, épouse de Grant et mère de quatre enfants, qui elle aussi a été touchée par la foudre.
Qui est-elle vraiment ? Lauren ? Ce qui signifierait alors qu’elle a perdu la mémoire et se souvient du passé d’une autre. Ou Jessica ? Mais comment expliquer alors le fait incroyable qu’elle ait intégré le corps d’une autre ?
Quoi qu’il en soit, la jeune femme n’a d’autre choix que d’endosser sa nouvelle identité et de vivre la vie de Lauren. Peu à peu, elle se glisse dans sa nouvelle peau. Son comportement surprend ses proches et, bien vite, elle découvre un secret qui menace l’équilibre familial…


Mon avis : Un jour de pluie, alors qu’elle promène tranquillement sa chienne Frankie, Jessica Taylor, une jeune célibataire endurcie, est frappée par la foudre. Elle survit miraculeusement, mais se réveille dans le corps d’une autre. Cette autre s’appelle Lauren, elle est mariée et a quatre enfants. Jessica croit à un rêve farfelu, puisque lorsqu’elle se rendort, elle redevient elle-même. Mais ce n’est que le temps d’une journée, car elle se rend compte qu’elle endosse simultanément deux identités à la fois, très différentes. Elle va devoir continuer à vivre normalement et apprendre à s’intégrer dans la peau d’une maman, au coeur d’une famille dont elle ne connaît rien. Un défi de taille l’attend… et elle n’est pas au bout de ses surprises !

Assez perplexe au début de ma lecture, je me suis laissé lentement embarquer par Mélanie Rose, dans cette histoire aussi farfelue qu’excitante. Qui n’a jamais rêvé de se glisser dans la peau d’une autre personne, ne serait-ce qu’une seule journée ? En tout cas, moi j’en ai déjà rêvé., et je me prends souvent à imaginer la vie des passants dans la rue. Jessica a réalisé ce fantasme pour nous : elle a dédoublé son identité pour se rendre dans la peau d’une autre. Et ce n’est clairement pas une partie de plaisir, surtout lorsque l’autre personne en question est une femme mariée et maman de quatre jeunes enfants en bas âge. Jessica va devoir réapprendre à vivre dans le corps d’une autre, et surtout elle va devoir faire semblant d’être celle qu’elle n’est pas.

J’ai beaucoup aimé l’idée et l’originalité du récit. Malgré quelques incohérences d’écriture qui ont passablement gênés ma lecture, j’ai apprécié découvrir cette histoire. C’est sûr, pour apprécier un tant soit peu ce récit, il faut savoir ouvrir son esprit et se laisser guider par l’écriture de l’auteure.

Habituée des lectures en tout genre, j’ai, depuis quelques années, développé le syndrome du « je devine le dénouement avant qu’il n’ait lieu ». Coups de foudre n’a pas échappé à la règle, puisqu’à mi-chemin du récit, je me faisais déjà une idée de dénouement final. Et ça n’a pas loupé : il a bel et bien eu lieu comme je l’avais imaginé. Je l’ai trouvé bon, mais peut-être un peu bâclé, dans le sens où il n’est pas assez bien développé, et la dernière page se ferme alors que la révélation finale vient d’avoir lieu. Autrement dit : on ne laisse pas le lecteur se remettre de ses émotions qu’il doit déjà passer à autre chose. Une dizaine de pages de plus n’auraient pas été de refus (et un tome deux aurait été encore mieux !).


Et si nous pouvions vivre une journée ou plus dans la peau d’une autre personne ? Jessica Taylor l’a expérimenté pour nous.  Une histoire originale et distrayante, qui mêle comédie romantique et fantastique. 

Ma note : 7/10

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