Le premier homme

Le premier homme d’Albert Camus
380 pages, éditions Folio
Résumé : Alger. Une charrette cahotée dans la nuit transporte une femme sur le point d’accoucher. Plus tard, naît le petit Jacques, celui-là même que l’on retrouve dès le second chapitre, à 40 ans. Devant la tombe de son père, visitée pour la première fois, il prend soudain conscience de l’existence de cet inconnu. Dans le bateau qui l’emporte vers sa mère à Alger, commence la brutale remontée dans cette enfance dont il n’a jamais guéri. Les souvenirs de l’école, de la rue et de la famille jaillissent, faits de soleil et d’ombre. Mais à l’ombre et à la misère, il découvre qu’il a répondu, toujours, par une « ardeur affamée », une « folie de vivre » indéfectibles malgré ce père qui lui a manqué. Le Premier homme est le roman auquel travaillait Camus au moment de mourir. Les nombreuses notes en bas de page, hésitations ou rajouts de l’écrivain retrouvés dans son manuscrit sont un émouvant témoignage de l’oeuvre en cours. Une oeuvre ambitieuse, aux accents autobiographiques évidents, dans laquelle Camus a cherché à dire ses « raisons de vivre, de vieillir et de mourir sans révolte ».
Extraits : « Mais celui qui, comme lui, n’a rien et veut le monde entier, il n’a pas assez de toute son énergie pour s’édifier et conquérir ou comprendre le monde. »
« Mais aux plus doués il faut un initiateur. Celui que la vie un jour met sur votre chemin, celui-là doit être pour toujours aimé et respecté, même s’il n’est pas responsable. C’est là ma foi !« 

Mon avis : C’est avec tristesse et regret que je vous poste aujourd’hui cette chronique. En effet, Albert Camus est un brillantissime auteur que j’avais eu le plaisir de découvrir au lycée en lisant L’Etranger, ouvrage qui m’avait marqué, que j’avais adoré. Malheureusement, Le premier est un récit autobiographique publié à titre posthume, qui raconte dans les moindres détails la vie de l’auteur, de sa naissance jusqu’à la fin de sa vie. Etrangement, le style d’Albert Camus ne m’a pas plût : trop de descriptions, de superflus, de longueurs… je puis dire que je me suis ennuyée et que j’ai décidé d’abandonner ma lecture.

Je ne doute pas une seule seconde de l’intérêt de ce livre, qui narre d’une jolie façon la vie d’Albert Camus. Dans des termes réalistes, en employant des tournures de phrases émouvantes, il raconte tout ce qu’il a enduré dans sa vie ; de la mort de son père, à la Seconde guerre Mondiale. De nombreux voyages entre Alger et la France, deux pays qui ont fondés la nature de l’écrivain.

J’ai été visionné la bande-annonce de l’adaptation cinématographie de Le premier homme qui m’a l’air beaucoup plus abordable et moins ennuyeux que le livre lui-même.

Grande déception que ce livre, que j’ai abandonné, dû aux longueurs qui étiraient le récit, au superflu en grand nombre. Jetez-vous sur L’Etranger du même auteur, et vous découvrirez réellement le talent d’Albert Camus !

Ma note : 3/10

L’Étranger

L’Etranger d’Albert Camus.
184 pages, éditions Folio plus

 

Résumé : Condamné à mort, Meursault. Sur une plage algérienne, il a tué un Arabe. À cause du soleil, dira-t-il, parce qu’il faisait chaud. On n’en tirera rien d’autre. Rien ne le fera plus réagir : ni l’annonce de sa condamnation, ni la mort de sa mère, ni les paroles du prêtre avant la fin. Comme si, sur cette plage, il avait soudain eu la révélation de l’universelle équivalence du tout et du rien. La conscience de n’être sur la terre qu’en sursis, d’une mort qui, quoi qu’il arrive, arrivera, sans espoir de salut. Et comment être autre chose qu’indifférent à tout après ça ?

Extraits : « Ils ont l’air de la même race et pourtant ils se détestent. »
« J’ai senti que j’avais été heureux, et que je l’étais encore.« 
Mon avis :  Ce roman est très émouvant, il est bouleversant, c’est le premier livre d’Albert Camus que je lis, et je n’ai pas été déçue, bien au contraire ! Facile et rapide à lire, L’Etranger anime de multiples émotions à travers deux parties, l’une réservée à la découverte de sa vie et à la poursuite de ses mésaventures, et la seconde, au procès, et à la peine de mort qu’il recevra… ou non. L’indifférence et l’insensibilité du protagoniste m’ont émus : je me suis retrouvé à travers certaines lignes, quelqu’un peut sembler indifférent à ce qui l’entoure, mais au contraire, garder tout à l’intérieur de soi, sans extérioriser quoique ce fût. Caractérisé comme étranger, Mersault va s’avérer être quelqu’un d’à part, réellement étranger à sa propre existence et assez déroutant pour le lecteur. La mort est omniprésente dans ce roman, commençant dès le début par le récit de l’enterrement de sa mère, et finissant par sa propre peine, triste et tragique. le héros semble néanmoins prendre la mort comme une renaissance, pour trouver enfin un vrai sens à sa vie.

 

Ma note : 10/10