Dark Web


Dark Web de Dean Koontz

438 pages, éditions L’Archipel, à 7,95€


Résumé : IL FAUT QUE J’EN FINISSE…
C’EST URGENT !

Tels sont les derniers mots d’un homme que la vie semblait avoir comblé… mais qui y a mis fin. Brutalement.
Jane Hawk, inspectrice du FBI, refuse de croire que son mari se soit donné la mort. Pour elle, il y a une autre raison. Sa conviction en sort renforcée lorsqu’elle apprend qu’une vague inexpliquée de suicides frappe le pays.
Quitte à se mettre à dos sa hiérarchie – qui souhaite étouffer l’affaire –, Jane veut des réponses, quel qu’en soit le prix… Or, son enquête dérange. Ses ennemis de l’ombre détiennent un secret si terrifiant qu’ils sont prêts à tout pour l’éliminer.
Mais, bien que seule contre tous, la fugitive la plus recherchée des États-Unis possède pour atouts son intelligence et sa froide détermination. La vengeance est comme l’amour : elle ne connaît aucune limite…


Extraits : « Les chevaux, comme les chiens, étaient capables de comprendre les humains bien mieux que les humains ne les comprenaient.« 

« À part les blessures par balle, il était persuadé que tous les problèmes de santé s’arrangeaient d’eux-mêmes. Vous savez comment sont les hommes. »


Mon avis : Décidément, Dean Koontz a la fâcheuse habitude d’écrire des thrillers à rallonge. Déjà avec Regard oblique, découvert il y a plusieurs années maintenant, il m’avait fait frémir durant de longues heures, au grès d’aventures plus horrifiques les unes que les autres. Il revient en force avec Dark Web, un polar moderne, futuriste, plus glaçant que jamais.

Suite au suicide inattendu de son mari Nick, Jane Hawk est déboussolée : Nick était un mari et père très heureux, qui n’aurait jamais mis sciemment fin à ses jours. Après quelques recherches, Jane s’aperçoit que le taux de suicides est en constante augmentation. Chose encore plus étrange, les profils des suicidés ressemblent à celui de son mari : des citoyens sans histoire, épanouis, qui n’ont jamais manifesté de désir d’attenter à leur vie. Jane va mener une enquête personnelle, qui va s’avérer très dangereuse. En effet, les personnes qu’elles traquent sont puissantes, riches, et prêtes à l’éliminer, elle et son petit garçon Travis, pour qu’elle arrête de fouiner dans leurs affaires.

Dans Dark Web, je retrouve le suspense que j’avais tant apprécié dans Regard oblique, du même auteur. Les chapitres sont courts, succincts, ils n’excèdent pas quatre à cinq pages pour les plus longs et sont réparties en cinq grandes parties. Autant vous dire qu’il m’était quasiment impossible de lâcher ce livre. Les pages défilaient à un rythme fou, la tension était à son maximum, j’avais envie d’en savoir toujours davantage.

Dean Koontz nous place face à un scénario futuriste terrifiant. Sans trop vouloir vous dévoiler des éléments clés de l’intrigue, sachez que l’histoire, qui semble surnaturelle, est glaçante de réalisme. À plusieurs reprises, je me suis surprise à penser que, peut-être, dans un avenir plus ou moins proche, les expériences et situations décrites dans ce récit, pourraient potentiellement devenir réelles. Sait-on jamais, le progrès n’a pas de limite, comme on dit, mais quand on voit de la façon dont les méchants de ce livre utilisent ces inventions, on ne peut qu’être effrayé de la manière dont les choses pourraient tourner dans le monde futur. Par contre, le titre donné au livre, à savoir Dark Web, ne reflète pas du tout l’histoire : moi qui pensais découvrir une enquête sur l’internet clandestin et illégal, je suis un peu déçue…

De plus, j’ai remarqué quelques longueurs dans l’histoire, qui ne m’ont pas empêché de l’apprécier. L’enquête principale est bien ficelée, quoiqu’un peut compliquée à comprendre par moment : elle aurait sans doute méritée plus de développement et des explications plus poussées.

Quant au dénouement, il laisse supposer une suite prochaine. Malheureusement, après plusieurs recherches, je n’ai trouvé aucune mention précise et concrète d’un tome deux.


Un thriller rythmé, au scénario bien ficelé, qui, malgré quelques longueurs, m’a fait passer un bon moment de lecture. Dark Web vous immergera dans un futur technologique glaçant.

Ma note : 6/10

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Les filles du Docteur March


Les filles du Docteur March de Louisa May Alcott

213 pages, éditions Hachette romans, à 14,90€


Résumé : Une année, avec ses joies et ses peines, de la vie de Meg, Jo, Beth et Amy March, quatre sœurs âgées de onze à seize ans. Leur père absent – la guerre de Sécession fait rage et il est aumônier dans l’armée nordiste -, elles aident leur mère à assumer les tâches quotidiennes. Ce qu’elles font avec leur caractère bien différent: Meg, la romantique, qui va éprouver les émois d’un premier amour; Jo, qui ne se départit jamais d’un humour à toute épreuve; la généreuse Beth; la blonde Amy, enfin, qui se laisse aller parfois à une certaine vanité…


Extraits : « L’amour fait fuir la crainte et la gratitude peut prendre le pas sur la fierté.« 

«  »Un Noël sans cadeaux, ce ne sera pas un Noël, grommela Jo étendue sur le tapis.
– C’est terrible d’être pauvre ! soupira Meg en regardant sa vieille robe.
– Je trouve qu’il n’est pas juste que des filles reçoivent tout plein de jolies choses et d’autres rien du tout, ajouta la petite Amy avec un reniflement offensé.
– Nous avons nos parents et nous sommes toutes les quatre », dit gaiement Beth dans son coin.
À ces paroles, la figure des soeurs s’éclaira mais elle s’assombrit de nouveau quand Jo remarqua tristement :
« Papa est bien loin et il ne sera pas de retour avant longtemps. »
Elle n’osa pas dire « peut-être jamais », mais toutes l’avaient pensé. Elles se représentaient leur père au milieu des combats qui mettaient alors aux prises le Nord et le Sud de l’Amérique. »


Mon avis : À l’occasion de la nouvelle adaptation cinématographique de Greta Gerwig, qui sortira début 2020, les éditions Hachette romans ont également réédité ce classique de la littérature, en y incorporant des photographies tirées du film.

 
Nous sommes au XIXème siècle, la guerre fait rage et le Docteur March est envoyé en renfort pour soigner les blessés. Il laisse derrière lui sa femme et ses quatre filles, Jo, Amy, Beth et Meg. Nous suivrons leurs quotidiens, à travers des aventures tantôt joyeuses, amoureuses, tristes ou angoissantes.

J’avais lu ce classique de la littérature dans ma tendre jeunesse. Malheureusement, je n’en gardais aucun souvenir, c’est pourquoi j’ai sauté sur l’occasion de combler cette lacune en relisant une nouvelle fois cette histoire. Je me suis immédiatement replongée dans mon enfance.

Ces héroïnes, toutes féminines, aux aspirations et caractères différents, est une grande richesse de la littérature, surtout quand on pense aux conditions de la femme en cette période-là. J’ai particulièrement apprécié le personnage de Jo, jeune fille rebelle, loin de l’image de la fille sage que l’on pourrait se faire, elle se coupe les cheveux sans en parler à sa mère, elle se comporte comme un garçon manqué, traîne avec Laurie, le fils du voisin… par son comportement, elle remet en cause le système trop strict de l’époque : c’est un personnage avant-gardiste, qui n’a pas peur d’assumer la personne qu’elle est et les choix qu’elle fait.

C’est un roman pour les enfants, mais sans être enfantin, puisque le style reste simple tout en étant moralisateur. Je pense que le but de l’auteure était de montrer des modèles de filles bien éduquées, pour que les jeunes lectrices puissent s’identifier aux protagonistes et par mimétisme leur ressembler. Solidarité, bienveillance, entraide, amour… sont autant de thématiques qui y sont abordées. 

Il est vrai qu’en le relisant avec un regard d’adulte, je me rends compte qu’il ne se passe pas grand chose en définitive dans ce livre. Les quatre jeunes filles et leur mère vivent des aventures quelques peu banales pour leur époque – elles travaillent, jouent ensemble et avec leur voisin, Laurie, mais rien de bien palpitant. Je me suis parfois ennuyée, le rythme est lent, il n’y a quasiment pas d’avancement dans l’histoire, mais j’ai quand même apprécie relire ce classique, qui a tant comptée dans mon enfance !

En bonus  à la fin du livre, vous pouvez trouver des photographies exclusives tirées du film. De quoi vous faire patienter quelques semaines avant sa sortie officielle au cinéma !


Un classique de la littérature jeunesse, qui m’a fait redevenir la petite fille que j’étais lorsque je l’ai lu la première fois. Le rythme de l’histoire est lent, mais l’écriture est moralisatrice, à la portée de tous les enfants.

Ma note : 6/10

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Trois jours avant Noël et Le Voleur de Noël


Trois jours avant Noël & Le Voleur de Noël
de Mary & Carol Higgins Clark

443 pages, éditions Le Livre de Poche


Résumé de Trois jours avant Noël : Nora Reilly, célèbre auteur de romans policiers, n’a vraiment pas de chance. Passe encore d’être hospitalisée trois jours avant Noël pour une jambe stupidement cassée, mais quand son mari Luke et son chauffeur Rosita Gonzalez se font kidnapper par deux affreux méchants, Nora commence vraiment à se faire du souci.

Pas tant pour le million de dollars que réclament les preneurs d’otages, mais bien pour la vie de ceux-ci. Heureusement, Nora a sous la main sa fille Regan, détective privée de son état. Celle-ci sera bientôt rejointe par Alvirah Meehan, une collègue bien précieuse…

Résumé de Le Voleur de Noël : New York. Au pied du Rockefeller Center, sur la 5eme Avenue, on fête tous les ans Noël en musique, autour d’un immense sapin. Mais cette année, une mystérieuse disparition dans les forêts du Vermont risque de gâcher la tradition.

A moins qu’avant les douze coups de minuit, Regan Reilley et Alvirah Meehan ne démasquent le coupable qui a ravi un butin beaucoup plus précieux qu’on ne le croit.


Extraits : « La culpabilité est un cadeau qu’on ne finit jamais de recevoir.. »

« Lorsqu’un danger menace un être qui vous est proche, l’esprit se transforme en un kaléidoscope de souvenirs. »


Mon avis : Ce livre contient deux histoires policières, qui sont écrites à deux mains, par la très célèbre Mary Higgins Clark et sa fille, Carol Higgins Clark. Toutes deux se passent durant les fêtes de fin d’année.

La première, Trois jours avant Noël, est l’histoire du kidnapping de Luke, directeur de plusieurs funérariums et de sa chauffeuse, Rosita. La fille de Luke, Regan, est une détective reconnue dans sa profession et se lance à la recherche de son père. Aidée par Alvirah, une voisine et détective à ses heures perdues et Jack, un policier très compétent, ils espèrent retrouver Luke et Rosita avant le grand soir de Noël.

Dans la seconde histoire, Le voleur de Noël, nous retrouvons l’ensemble des personnages de la première enquête : Luke, Nora, Regan, Jack, Alvirah et Willy. Ils se retrouvent tous ensemble dans le Vermont et vont être les témoins de disparitions inquiétantes : celle de leur amie Opal d’abord, puis de l’épicéa qui aurait dû être abattu et trôner au centre du Rockfeller Center. Nos enquêteurs font tout de suite le rapprochement entre ces disparitions et la libération de Packy, un escroc condamné pour une douzaine d’années de prison, qui s’est échappé alors qu’il était en libération conditionnelle.

Les deux histoires se déroulent quelques jours seulement avant Noël. Mais hélas, je n’ai pas ressenti tant que ça la féerie de cette période de l’année. J’avoue qu’il est plus compliqué de placer un contexte de fêtes de Noël dans des romans policiers, mais quand même, au vu des deux titres des ouvrages, je pensais me projeter un peu plus que ça dans cette période. Il y a quand même quelques références à Noël : le déguisement du père Noël dans la première histoire, l’arbre de Noël du Rockfeller Center dans la seconde histoire… mais c’est tout. Assez léger quand même et pas suffisant pour être immerger dans l’esprit de Noël, vous ne trouvez pas ?

À part ça, j’ai quand même trouvé les deux histoires bien construites, remplie de suspense, avec suffisamment d’actions pour nous tenir en haleine jusqu’à la fin. D’autant, il faut le rappeler, que ces deux histoires ont été écrites à quatre mains : ce ne devait pas être évident de combiner les idées et d’écrire à tour de rôle, de façon à ce que chacune des deux auteurs puisse retrouver un peu de sa pâte dans les histoires. J’ai apprécié découvrir Carol Higgins Clark, la fille de la très grande écrivaine Mary Higgins Clark et lirai avec plaisir l’un de ses polars si l’occasion se présente.


Un livre regroupant deux histoires policières écrites à quatre mains, qui vous divertira en attendant Noël.

Ma note : 7/10

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La nostalgie de l’ange


La nostalgie de l’ange de Alice Sebold

347 pages, éditions J’ai Lu


Résumé : Nom de famille: Salmon, saumon comme le poisson ; le prénom: Susie. Assassinée à l’âge de quatorze ans, le 6 décembre 1973.
Mais l’histoire de Susie ne s’arrête pas là. C’est même elle qui nous racontera la suite. Car après la mort, Susie se retrouve au ciel. C’est son « ciel à elle », un ciel qui ressemble aux désirs et aux besoins d’une jeune fille de 14 ans. De là-haut, elle peut voir ce qui se passe sur terre. Elle observe les conséquences de sa mort: sur sa famille, qui se déchire, sur ses proches qui ont du mal à comprendre.
Le chagrin et la colère, mais aussi la force et le courage des siens. Et tout doucement, Susie doit apprendre à lâcher prise de sa vie terrestre…


Extraits : « Les vivants ne voient jamais vraiment les morts mais beaucoup d’entre eux semblent avoir une conscience aiguë d’un changement autour d’eux. Ils parlent d’un frisson dans l’air. »

« Après ma mort, son patron et ses collègues avaient changé d’attitude. Ils passaient devant son bureau à pas feutrés et s’arrêtaient à quelques mètres de sa table comme si, pour peu qu’ils soient trop décontractés en sa présence, ce qui lui était leur arriverait aussi, comme si avoir un enfant mort pouvait être contagieux. »


Mon avis : Susie Salmon est une petite fille, sauvagement assassinée par son voisin, Mr Harvey, alors qu’elle n’avait que 14 ans. Sa famille entière, son père, sa mère, sa soeur Lindsey et son frère Buckley, sont dévastés par sa disparition. Mais Susie veille sur eux depuis l’au-delà, et attend avec impatience que justice lui soit rendue.

Le narrateur de La nostalgie de l’ange n’est autre que le fantôme de Susie, qui observe depuis le Paradis la vie continuer son chemin sur Terre. Sa famille est détruite, son père se mure dans le silence et le déni, attendant avec impatience que la police trouve le coupable du meurtre de sa fille. Sa mère s’éloigne de la maison, pour oublier et profiter de la vie tant qu’il en est encore temps. Sa soeur vit des choses que Susie n’a jamais vécues et ne vivra jamais, tandis que son frère grandit inévitablement, sans vraiment comprendre ce qui se passe.

Une mort est souvent difficile à vivre pour une famille. Alors, quand il s’agit d’un meurtre, d’une petite fille de surcroît, d’une petite fille dont on ignore véritablement où elle a été tuée et par qui, la douleur est encore plus puissante. Le deuil ne peut pas être fait convenablement et le chagrin persiste des jours, semaines, mois, puis années entières. Le coupable est pourtant là, sous leurs nez, mais personne ne s’en aperçoit. Le manque de sérieux de la police est quand même aberrant, un seul inspecteur ayant été mandaté sur l’affaire, alors qu’il s’agit quand même d’un cas assez grave. C’est comme si, en l’absence de corps retrouvé, l’enquête perdait de l’importance : elle piétine, n’avance pas, les officiers font quelques recherches, mais rien de très poussé, et surtout, rien de concluant. Le manque de réalisme sur ce plan de l’affaire m’a gêné.

En outre, j’ai trouvé que l’idée de placer un fantôme comme narrateur est original et osé, mais la mayonnaise n’a pas pris avec moi. J’ai trouvé son personnage assez fade, ses interventions sans grand intérêt, et ses pouvoirs omniscients gênants par moment. Elle peut tout voir, tout entendre, et n’hésite pas à s’incruster dans les moments les plus intimes de ses proches. Ce que j’ai trouvé touchant en revanche, c’est ce regard de petite fille sur sa soeur Lindsey, qui va vivre tout ce qu’elle n’a jamais vécue de son vivant : tomber amoureuse, faire l’amour avec un garçon… les étapes d’une vie de jeune fille normale, en somme.

Mais, étant une grande sensible, je m’attendais à être particulièrement touchée par cette histoire. Malheureusement, je n’ai pas ressenti tant d’émotions que ça en lisant ce livre. Je suis restée à distance des personnages et de leurs douleurs, des malheureux événements qui s’enchaînent et bouleversent la vie de la famille Salmon. J’avoue m’être parfois ennuyée,  trouvant que certains chapitrent ne se recoupaient pas bien, que certaines scènes n’étaient pas assez travaillées, désordonnées, lancées pêle-mêle sur le papier.

En revanche, en visionnant la bande-annonce de l’adaptation cinématographique, j’ai ressenti bien plus d’émotions en 1min30 qu’en 347 pages. Je pense que je vais prochainement visionner le film, pour avoir une vision différente de l’histoire, et peut-être, pourquoi pas, mieux l’apprécier.


Une histoire à potentiel, qui aborde la mort et la vie après celle-ci. Malheureusement, je n’ai accroché ni aux personnages, ni au récit global. Déçue de ce livre sur lequel je misais beaucoup…

Ma note : 4,5/10

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Je voulais juste te dire…


Je voulais juste te dire…
de Emily Trunko et Lisa Congdon

192 pages, éditions Le Livre de Poche jeunesse, à 7,50€


Résumé : Cher Lecteur,
– T’es-tu déjà demandé pourquoi ton meilleur ami refusait de t’adresser la parole ?
–  Aimerais-tu avoir l’occasion de remercier la personne qui a changé ta vie ?

Ce livre est tiré d’un tumblr, Dear My Blank, qui a encouragé toute une communauté de personnes qui ne se connaissaient pas à partager leurs secrets, leurs chagrins d’amour, leurs regrets et leurs victoires à travers des milliers de lettres qui n’ont jamais été envoyées à leurs destinataires.


Extraits : « Laisse derrière toi les querelles, accepte les différences et aies, dès à présent, l’envie de bien faire… Ne garde jamais en toi trop de rancoeur et ose affronter l’adversité.
Et dis-toi que les mots offerts avec le coeur ont plus de valeur que tous les silences désapprobateurs. »

« Les enfants sont moins fragiles qu’on veut bien le croire. Les grands s’imaginent toujours qu’ils ne peuvent pas comprendre, cela les arrange. Mais souvent ils ont tord.
Ce sont au contraire les disputes et désaccords, querelles et manigances, intrigues et petits secrets, qui abîment les moments heureux de l’enfance. »


Mon avis : Je voulais juste te dire… est un recueil de lettres que des anonymes ont écrites, sans jamais oser les envoyer à leurs destinataires. À la place, ils ont fait le choix de les partager sur un Tumblr DearMyBlank, tenu par Emily Trunko, l’une des deux auteures de ce recueil. Son blog a connu un essor considérable en un laps de temps très court, si bien que des milliers de personnes se sont mises à poster des lettres anonymes pour soulager leurs coeurs. Dans Je voulais juste te dire…, se trouve une sélection des lettres les plus émouvantes, classées selon différentes thématiques : l’amour, l’amitié, la famille, la perte…

L’ensemble des lettres sont mises en scène grâce à des petites illustrations, ou des couleurs, qui viennent rappeler la thématique qu’elles abordent. Les caractères sont également changés, tout comme la taille des polices et le placement des lettres sur chacune des pages. J’ai beaucoup apprécié ce travail d’illustration, qui viennent dynamiser davantage les écrits et les placer dans un contexte où les lecteurs peuvent d’autant plus les apprécier.

   

J’ai été vraiment très émue de lire certaines lettres. Nous avons chacun des expériences de vies différentes, nous avons tous vécus des choses qui nous ont touchées, émues, marquées à tout jamais. Certaines lettres ont fait échos à des douleurs et à des sentiments que j’ai au plus profond de moi, sans pour autant arriver à mettre des mots dessus. Je me suis retrouvé à maintes reprises au bord des larmes, tant les lettres m’ont touchées – et croyez-moi, je ne pleure pas facilement avec des livres (j’aurais bien trop peur de les abîmer) ! On prend pleinement conscience des sentiments qui nous animent, en se projetant à travers les lettres, toutes écrites dans un style simple, souvent peu poétique, mais toutes justes et infiniment touchantes. C’est pur, ça vient du plus profond du coeur et ça fait du bien de lire ça, tout simplement !


Un très beau recueil de lettres, qui se lit en une heure à peine et nous émeut, tout en nous faisant prendre conscience de certaines choses. J’ai adoré ! 

 

Ma note : 9/10

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L’histoire d’Helen Keller


L’histoire d’Helen Keller de Lorena A. Hickok

224 pages, éditions Pocket


Résumé : Quel avenir peut avoir une petite fille de six ans, aveugle, sourde et muette? Les parents d’Helen sont désespérés jusqu’au jour où Ann Sullivan arrive chez eux pour tenter d’aider Helen à sortir de sa prison sans mots, ni couleurs ni sons. Les premiers échanges sont houleux, mais la persévérance d’Ann, l’intelligence et le désir d’apprendre d’Helen parviennent à vaincre l’impossible.


Extrait : « Avec ses mains à elle, Helen explorait le monde. Ses mains lui servaient d’yeux et d’oreilles. La petite fille, privée du sens de l’ouïe et de la vue, avait développé d’une façon extraordinaire son sens du toucher, ainsi que ceux de l’odorat et du goût. »


Mon avis : Peut-être avez-vous déjà entendu parler d’Helen Keller, une des jeunes femmes les plus célèbres du XXème siècle. Helen Keller est sourde, aveugle et muette. Des handicaps qui l’isolent et la rendent solitaire, puisque totalement incapable de pouvoir communiquer avec le monde. Mais un beau jour, ses parents font appelle à Ann Sullivan, une ancienne aveugle qui a recouvré progressivement ses yeux. Ann va apprendre à Helen à communiquer avec ses mains, grâce à l’alphabet manuel, puis au braille. Les progrès d’Helen sont fulgurants, phénoménales. À peine âgée d’une dizaine d’années, la petite fille, très intelligente pour son jeune âge, va parfaitement comprendre ce qu’attend d’elle Ann, et va ainsi pouvoir communiquer avec le reste du monde.

Helen Keller

Helen Keller est surtout connue pour avoir été la première personne handicapée à accéder à l’université et à obtenir un diplôme d’études supérieures. Son parcours est remarquable, tout autant que sa persévérance et son courage, à se lancer tête baissée dans un combat que chacun pensait perdu d’avance. J’admire vraiment cette jeune femme, qui m’a impressionnée à maintes reprises. En plus de comprendre le monde qui l’entoure, Helen Keller arrivera à communiquer parfaitement par écrit, dans de longues lettres, qui tournées, au vocabulaire très riches. Lorena A. Hicock a regroupée, à la fin du livre, des extraits de certaines lettres rédigées par Helen. On peut y voir son évolution : des lettres/télégrammes du début, ne persiste plus rien. Helen écrira de longues lettres bien agencées, très riches, avec de nombreux adjectifs, des adverbes et mots de liaisons : sa plume est extraordinaire, on ne peut qu’être admiratif devant un tel travail !

Bien évidemment, il faut souligner le fait que rien de tout cela n’aurait pu arriver sans le formidable travail de celle qu’Helen appelait « sa maîtresse » : Ann Sullivan. Cette femme dédiera sa vie entière à Helen, d’abord en lui apprenant à communiquer, puis à comprendre le monde, avant de parcourir le pays entier avec Helen, pour répandre la bonne parole et aider son prochain. Une profonde amitié naîtra entre les deux femmes, si bien qu’Helen, même vieille, se sentira parfois perdue et seule lorsqu’Ann s’éloignera d’elle. Ann a sortie Helen de son isolement, et cette dernière lui en sera reconnaissante toute sa vie. C’est beau et très touchant à voir.


Helen Keller et Ann Sullivan

Helen Keller et Ann Sullivan vont voyager à travers le monde pour venir en aide aux personnes aveugles. Elles vont réunir des fonds pour améliorer les conditions de vie de ces personnes et aider à la recherche. Elles vont dédier leurs vies entières à aider leurs prochains, et c’est quelque chose de fabuleux, que beaucoup ne feraient pas. Je respecte énormément ces deux femmes, leur courage et leur engagement sans faille et déplore qu’elles ne soient pas plus connues que ça dans notre monde du XXIème siècle.


Une biographie juste, douce, puissante, émouvante, sur Helen Keller, une jeune femme courageuse, sourde, aveugle et muette, qui a réussit à devenir la première personne handicapée à obtenir un diplôme universitaire. Un livre qui apporte de l’espoir et dont on ne ressort pas indemne. 

Ma note : 8,5/10

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Les cinq personnes que j’ai rencontrées là-haut


Les cinq personnes que j’ai rencontrées là-haut de Mitch Albom

223 pages, éditions Pocket


Résumé : Cinq personnes que vous avez croisées de votre vivant vous attendent là-haut. Leur sort est intimement lié au vôtre, et pourtant vous ne les connaissez pas forcément. Ces cinq rencontres, belles ou terribles, vous révéleront les fils invisibles qui nous relient tous les uns aux autres.

Ignorant tout cela, le vieil Eddie, chargé de l’entretien des manèges d’une fête foraine, fait ses premiers pas là-haut. Au fil des rencontres qui lui sont destinées, il découvrira les clefs de la vérité pour plonger enfin dans une bienfaisante éternité.


Extraits : « Aucune histoire ne se déroule en vase clos. Parfois les histoires se croisent, parfois aussi elles se chevauchent, à la manière des galets tapissant le lit d’une rivière. »

« Il suffirait pourtant que vous acceptiez qu’à leur manière les fins sont des commencements aussi, mais que l’on en a rarement conscience sur le coup, c’est tout. »


Mon avis : Imaginez : votre heure est venue, vous venez de décéder. Mais avant d’atteindre les portes du Paradis, vous allez rencontrer cinq personnes, qui ont plus ou moins comptées dans votre vie, qui vont se faire les messagers de vérités que vous avez toujours ignoré. Eddie, un vieil homme chargé de l’entretien des manèges d’une fête foraine, meurt après avoir sauvé une jeune fille d’une chute de nacelle. Au Ciel, il va rencontrer cinq personnes qui vont lui apporter un éclairage nouveau sur sa vie.

Nous allons donc en apprendre plus sur l’existence d’Eddie grâce à ces cinq personnes, qui ont jouées un rôle plus ou moins éloigné dans sa vie. Eddie a fait la guerre, avant de rejoindre, presque contraint de force, la fête foraine où travaillait naguère son père. Il va y passer sa vie entière, évoluant dans le décor des manèges, mais malheureux au fond de lui de cette vie si triste et banale.

En parallèle de ces témoignages, Mitch Albom intercalle des chapitres en italiques entièrement consacrées aux anniversaires d’Eddie. Ainsi, nous avons une évolution temporelle et chronologique, qui passe d’un Eddie gamin, heureux de fêter son anniversaire, entouré de l’ensemble de ses proches, à un Eddie vieillard, boiteux, seul et malheureux le jour de sa naissance.

En lisant ce roman, je me suis prise moi-même à réfléchir sur ma propre existence : à vingt-deux ans à peine, qu’ai-je déjà vécu ? Qu’est-ce qui a compté dans ma vie, qu’est-ce que j’ai loupé, qu’est-ce que j’aurais pu changer, quelles actions j’aurais pu mettre en place pour avoir une vie différente ? Mais surtout, suis-je heureuse dans la vie que j’ai choisi ? C’est assez étrange la sensation que j’ai ressenti en fermant ce livre : à la fois de la sérénité, mais aussi de la peur. L’auteur nous montre que les choix, tout comme le destin et la fatalité, peuvent influencer le cours d’une existence : notre protagoniste a croisé des personnes qui ont changé sa vie à tout jamais, il a fait des choses qui ont bouleversé la vie d’autres personnes, parfois à leurs propres insu…

Mitch Albom nous offre une sorte de conte initiatique moderne, voire de roman pseudo-philosophique sur le sens de la vie et les coïncidences qui peuplent celles-ci. On peut retrouver également une dimension religieuse avec la référence au purgatoire, lieu où les âmes se purifient de leurs pêchés avant d’atteindre le Paradis. Eddie se retrouve devant les portes du Paradis, et doit faire face à ses choix et à sa vie, avant de pouvoir connaître le repos éternel. Sorte de purgatoire, il se poste en moralisateur et nous enjoint de réfléchir à notre propres vies et aux choix que nous faisons quotidiennement.


Une histoire douce et poétique sur les coïncidences de la vie. Une lecture simple mais agréable à découvrir, qui apporte quiétude et permet l’introspection sur soi.

Ma note : 7,5/10

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