Alien triste

Alien triste de Pedro Mancini
118 pages, éditions Insula, à 17€

Résumé : Alien Triste porte un costume-cravate. Alien Triste est hanté par son passé. Alien Triste a une psy et aucun succès avec les femmes. Alien Triste s’appelle aussi Luis et il est dessinateur. Dans ce comic strip humoristique, Pedro Mancini rassemble ses souvenirs d’enfance, ses rêves et ses obsessions incarnés par un visqueux personnage tressaillant. Avec un ton pathético-délirant, il décrit l’entrée dans l’âge adulte et le sentiment d’être étranger au monde qui l’entoure.

Extraits :  « Il est peut-être temps d’arrêter de vivre dans un rêve… de se concentrer un peu plus sur la réalité… de poser les pieds sur terre. »

« Non, pas alcoolique, non. Je suis timide. »

Mon avis :  Un grand merci à Babelio, qui m’a permis de recevoir ce livre, remporté dans le cadre de la masse critique BD de décembre. Quelle surprise en le recevant, lorsque j’ai découvert le format atypique du livre : tout à l’horizontal. Il va falloir réfléchir avant de le placer dans la bibliothèque. Car des livres ovni comme cela, j’en ai pas des tonnes.

Alien triste, ce sont plusieurs planches de bande-dessinées indépendantes, d’abord publiées sur Internet, dans le blog de l’auteur, puis dans des fanzines (des périodiques réalisé par des auteurs amateurs passionnés, pour d’autres passionnés).

Vous l’aurez compris, autant matériellement que textuellement, ce livre est un vrai mystère. Le personnage principal est un homme en costume cravate, doté d’une tête d’alien. Cet alien est un artiste, plus spécifiquement un dessinateur de bandes-dessinées. Il porte en lui la marque significative de chacun des artistes : des êtres à part, solitaires, créatifs, un peu étrangers au monde qui les entoure.

On peut s’interroger sur une possible autobiographie cachée de l’auteur. Il faut dire que le protagoniste comporte bon nombre de caractéristiques propres à Pedro Mancini : ils sont tous deux des artistes, dessinateurs de bande-dessinées, qui publient sur des fanzines. De plus, sur une des planches, apparaît un personnage qui est pourvu de traits de caractères qui ressemblent grandement à l’auteur. Alors, écrits autobiographiques ou non ? Le doute est permis.

J’ai beaucoup aimé la marginalité du style d’écriture et l’originalité du dessin. Même si au début, la tête de l’alien intrigue et effraie, on s’y habitue peu à peu. Le mélange des genres est aussi étonnant. L’auteur combine une certaine tristesse mélancolique à de l’humour noir bien dosé. Tout le monde n’est pas sensible à ce genre de chose. Pour ma part, je l’ai bien apprécié. Même si je n’ai pas ri aux éclats, j’ai apprécié les petites blagues décalées.

Le seul petit reproche que j’aurais à faire, ce serait à la maison d’éditions que je le ferais : la prochaine fois, merci d’ajouter la numérotation de bas de pages. Ça peut paraître insignifiant et sans importance, mais ça aide beaucoup pour se repérer dans le livre, ou pour mémoriser des passages que l’on a plus aimé que d’autres…

Ma note : 7,5/10
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Platon la Gaffe – Survivre au travail avec les philosophes

Platon la Gaffe – Survivre au travail avec les philosophes de Jul et Charles Pépin
92 pages, éditions Dargaud

 

Résumé : Kevin Platon va faire son stage d’observation de 3è dans une entreprise de Communication : la COGITOP… La devise de la boîte c’est « Un service, des cerveaux »… et pour cause : tous les employés sont des philosophes célèbres !De Nietzsche le DRH à Foucault, responsable de la vidéosurveillance, de Thérèse d’Avila secrétaire de Direction à Montaigne en période d’Essais, notre stagiaire va découvrir le monde du travail version philo. Jul et Charles Pépin nous offrent un véritable manuel pratique de la vie de bureau. Avec cet album, vous n’irez plus jamais travailler de la même façon !

Extraits : « Sous couvert de briser le format du bureau traditionnel et de créer une atmosphère de convivialité, l’open space impose en entreprise une forme de totalitarisme. »
« Les tyrans sont grands parce que, agenouillés, nous les voyons comme grands. Si nous nous relevons, ils tombent. Si nous cessons de fantasmer leur grandeur, ils la perdent. »

Mon avis : Quel régal, quel plaisir… que dis-je, un vrai délice ! Combiner philosophie, temps reculés, références intelligibles et intelligentes pour un minimum de culture philosophique avec des moments réalistes du travail au XXIème siècle, et de l’humour, auriez-vous cru que tout cela puisse s’assembler un jour ? Eh bien, Jul, sacré dessinateur, à la pointe endiablé, accompagné de son fidèle Charles Pépin au style si particulier, l’ont fait : dans un album tirant sur la bande-dessinée humoristique, ils narrent les grands fondements du monde du travail en intérim, avec en prime, un choix singulier de personnages : des grands philosophes ayant marqués l’histoire.

Si insensé soit-il, cet amalgame de thèmes, aux paroxysmes les uns des autres, forme pourtant un cocktail détonnant, moderne et animé, pour un effet fulminant, explosif, à la limite de la perfection tant recherchée dans les albums.
Il faut dire que ce genre de livre n’est pas banal.

Usant d’ingéniosité, les deux compères Jul et Charles Pépin ont mis en pratique leurs facilités pour donner aux lecteurs une masse de données plus compréhensibles, à la portée de chacun, pour les goûts les plus ardus. Décryptant parfaitement les conditions de travail des employés modernes, Charles Pépin y ajoute une analyse toute personnelle, une critique intime agrémentée de références philosophiques camouflée, et d’une large dose d’humour. Pour couronner le tout, Jul donne vie aux philosophes, en les représentant dans des caricatures invraisemblables, à l’orée de la vulgarisation, avec toujours, une attache à la réalité.

Je puis dire que ce livre m’a surprise, il m’a étonnée autant qu’il m’a appris. Le plaisir que j’ai pris à la lire m’a totalement fait oublier la difficulté et l’ennuie avec lequel je suis confronté en cours de philosophie. Ces deux messieurs ont le don de rendre attrayant ce qui ne l’est pas de base, un bon point dans un monde qui vire à l’extrême fainéantise. Les bases acquises en cours ont pu être mise en pratique ; retrouvant Socrate, Héraclite, Platon, Montaigne et ses essais, et d’autres grands auteurs français du XVIIIième siècle, dépendant du siècle des Lumières et philosophes à leurs heures perdues tels Jean-Jacques Rousseau et ses Rêveries du promeneur solitaire, ou son Contrat social, bien accompagné par Voltaire et son Candide. Que de belles références qui mériteraient une attention particulière, beaucoup plus assidue et approfondie de notre part, nous, pauvres lecteurs noyés dans ce flot d’informations.

Inutile de dire qu’une deuxième lecture est fortement conseillée, voire obligatoire pour les amateurs, pour acérer les renseignements, et permettre de repérer les détails qui ont manqués lors de notre première lecture.

En plus d’être fortement intéressant, ce livre est désopilant, tout en sachant garder une part des pieds sur terre. Je suis profondément épatée par cet album, en admiration devant tant de travail, de recherche et d’idées, qui forment, je le répète, un formidable mélange qui détonne.

 

Ma note : 9/10

La femme parfaite est une connasse !, tome 2 : Le retour

La femme parfaite est une connasse !
Tome 2 : Le retour
d’Anne-Sophie et Marie-Aldine Girard
159 pages, éditions J’ai Lu, à 5€

 

Résumé : Ce livre est LE guide pour toutes les femmes imparfaites (c’est-à-dire grosso-modo pour toutes les femmes*). Vous y apprendrez notamment comment garder votre dignité quand vous êtes complètement bourrée, qui sont ces filles qui ne mangent qu’une salade par jour, les questions qu’il ne faut pas poser à un homme si vous ne voulez pas entendre la réponse, ou ce qu’il faut faire de toute urgence si votre mec veut s’acheter des Crocs.

* Il peut également être lu par les hommes qui n’ont pas peur de découvrir ce que les filles se racontent entre elles dès qu’ils ont le dos tourné…

 

Extrait : « « Je préfère conduire, il risque d’y avoir du monde sur la route. »
Ah oui, ben tu me donneras le volant quand on sera sur le parking, pour que je fasse des tours.
 »

Mon avis : Le retour des soeurs jumelles Girard et de leur assassinante analyse de la femme parfaite n’est pas passé inaperçu. Reprenant les éléments qui ont fait le succès de leur premier ouvrage, elles réitèrent ce coup de maître avec l’apparition de la suite du Guide de survie pour les femmes « normales ». Une seconde image de femme parfaite illustre la couverture, un titre accrocheur, des couleurs vives qui attirent l’oeil, un prix incomparable et un court nombre de pages pour les moins lectrices d’entre nous. Tous les ingrédients sont réunis pour donner envie à chaque femme (et homme, s’il est spécialement attiré par la couverture glamour ou curieux de comprendre les femmes), d’acheter et de découvrir ce livre.

Bien que le livre soit aussi distrayant, sympathique à lire, à faire mourir de rire… je l’ai trouvé bien trop similaire au précédent tome. Il n’y a aucune touche de nouveauté qui s’ajoute aux pages, rien qui ne distingue ce second ouvrage du premier. On a une impression de continuité perpétuelle, comme si les soeurs Girard voulaient garder les fruits de leur succès, par peur de décevoir le lecteur, ou de ne pas faire autant d’entrées que précédemment.

Ce tome-là n’est donc pas surprenant, il ne m’a pas produit d’effets spéciaux… je l’ai lu d’une traite, sans pour autant me souvenir de moments particuliers, singuliers, originaux. J’avais déjà reproché dans ma première chronique sur le tome 1 de La femme parfaite est une connasse le manque d’élements poignants, qui reviendraient en mémoire bien des jours plus tard. Les deux auteurs restent sur un terrain connu, celui de l’humour crue, parfois cinglant mais juste, qui permet de juger la femme dite « parfaite » pour décomplexer le quotidien de l’ensemble des femmes « normales ». Dans ce sens-là, leur objectif est atteint, elles arrivent à faire rire les femmes, à les toucher en s’imisçant dans leur vie pour leur dévoiler des pans de leur personnalité dans lesquels elles peuvent se reconnaître aisément.

Une quantité de fans incontestées du premier tome vont sans doute se précipiter sur ce second volume. Petite précision pour celles et ceux qui se le demandent : la lecture de ce second volume n’engagent en rien la lecture du premier. Ces guides pour les femmes, bien que numérotées en plusieurs tomes, peuvent se lire indépendemment les uns des autres.

Rien que pour découvrir l’audace et la sincérité avec lesquels les soeurs Girard écrivent, je vous recommande la lecture d’un de ces livres. L’humour dont elles usent sans cesse vous relaxera le temps d’un court instant, vous permettant de vous déconnecter de votre lieu de lecture, pour vous laisser inhaler d’un sentiment critique et opiniâtre, péremptoire et moqueur à l’égard de la femme parfaite.

Ma note : 6/10

La femme parfaite est une connasse

La femme parfaite est une connasse
d’Anne-Sophie Girard et
Marie-Aldine Girard
159 pages, éditions J’ai Lu, à 5€

Résumé : Ce livre est LE guide pour toutes les femmes imparfaites (c’est-à-dire grosso-modo pour toutes les femmes*). Vous y apprendrez notamment comment garder votre dignité quand vous êtes complètement bourrée, qui sont ces filles qui ne mangent qu’une salade par jour, les questions qu’il ne faut pas poser à un homme si vous ne voulez pas entendre la réponse, ou ce qu’il faut faire de toute urgence si votre mec veut s’acheter des Crocs.

* Il peut également être lu par les hommes qui n’ont pas peur de découvrir ce que les filles se racontent entre elles dès qu’ils ont le dos tourné…

Extraits : « Je suis une princesse et une princesse, ça fait pas caca.  »
« Un des mystères de l’univers réside dans le fait que la femme parfaite a TOUJOURS un vernis à ongle IMPECCABLE. Comment est-ce possible ? Comment fait-elle ? (Alors que nous, on a l’impression de le poser déjà écaillé !) « 

Mon avis : Ce petit livre humoristique, rédigé par deux soeurs jumelles, qui ont joins leurs métiers de prédilections pour pondre cet ouvrage, a énormément fait parler de lui. Dès sa sortie, toutes les femmes dites « normales » ont été attirées par le titre atypique, les phrases accrocheuses et l’image de la femme en papier glacée présente sur la couverture. Vendu à des millions d’exemplaires, traduit dans plusieurs langues étrangères, le carton engendré par La femme parfaite est une connasse est total.

Sans douter une seconde de ce qui m’attendait réellement, je me suis jeté à corps perdu dans la lecture (trop courte, malheureusement), de ce guide humoristique exemplaire. Son peu de pages et sa mise en page originale crée un contexte douillet, plutôt familier, ou l’on se sent directement entre filles, à dialoguer avec des semblables, des amies ou confidentes.

L’humour est omniprésent. Chaque page, chaque ligne, voire chaque mot dégage sa dose d’humour. Il est rare que je puisse ressentir physiquement des émotions (sourire seule, rigoler ou pleurer devant un livre). Mes émotions se font sentir intérieurement, je n’extériorise pas souvent ce que je ressens, mais pour ce livre… les fous-rires ont été nombreux ! Décalé, original, tourné au second degré, ce livre permet de retrouver le sourire, de se régénérer tout en partageant des anecdotes hilarante avec les jumelles Girard.

A toutes les femmes mal dans leur peau, à celles qui souhaitent reprendre goût à la vie suite à une rupture amoureuse, aux filles déçues ou à toutes les femmes, ce guide est universellement recommandé au genre féminin. Bien que les hommes soient autorisés à le lire, je pense qu’une préservation de notre jardin secret serait préférable – nos techniques de drague, bourdes, ou mystères du sexe fort sont développés dans ce livre… mieux vaut qu’ils ne tombent pas dessus, sous peine de décryptage analysée de notre comportement.

Implosion de joie lorsque j’ai su qu’un second volume des soeurs Girard serait prochainement publié. Les déçu(e)s de La femme parfaite est une connasse ne savent pas profiter de la simplicité des choses, de l’humour crue et morbide, décalé et sincère. Une chose est sûre : j’ai adoré parcourir ce petit guide, et je me précipiterai sur leur prochaine parution.

Ma note : 9/10

Le chat passe à table

Le chat passe à table de Philippe Geluck
182 pages, éditions Casterman, à 17,95€
Résumé : -Le chat, le retour du chat, la vengeance du chat, le quatrième chat, le chat au congo, ma langue au chat, le chat à Malibu, le chat 1999,9999, l’avenir du chat, le chat est content, l’affaire le chat, et vous, cha va ? le chat a encore frappé, la marque du chat, et… euh une vie de chat, le chat acte XVI, le chat erectus, le chat sapiens, la bible selon le chat… et c’est tout.
-Tiens, tiens ! Alors, selon toi, c’est tout ? Tu n’oublierais pas les encyclopédies, ou les livres de texte ?
– Ah oui ! Le docteur G répond à vos questions, le docteur G fait le point, cher docteur G, oh toi le belge, ta gueule Geluck se lâche, Geluck enfonce le clou… Il y a peut-être encore autre chose, mais je…
-Un petit coup de code-barres va lui rafraîchir la mémoire !
– Pas de violence les gars ! Je propose qu’on aille vérifier tout ça sur http://www.geluck.com
Extraits : « Mon beau-frère n’a qu’un défaut. C’est de n’avoir aucune qualité. »
« L’optimiste voit le verre à moitié plein. Le pessimiste voit le verre à moitié vide. Et aucun de ces deux cons ne se demande pourquoi on ne leur sert que des demi-verres.« 

Mon avis : Sans grande surprise, Philippe Geluck m’a une nouvelle fois charmée. Son répertoire de blagues est renouvellé quotidiennement, pas de redondances dans ses sketchs, ni de lourdeurs au fil des pages, tout semble neuf à chaque fois, frais et paré pour nous faire nous exclaffez de rire une nouvelle fois.

Le dernier album humoristique de Philippe Geluck ciblait un thème en particulier, la religion, dans La Bible selon le Chat. Cette fois-ci, sans tabler de grand titre accrocheur, Le chat passe à table reste assez vague concernant l’idée première qu’il veut exploiter. Rien n’indique le sujet premier du live ; le titre pouvant être pris au premier degré comme au second, ou même sous forme de polysémie. Mais la seule vue du chat, si connu dans le milieu de l’humour, peut suffire à un lecteur pour acheter le coffret sans chercher plus loin.

Car oui, l’auteur revient en force avec un coffret contenant deux petits livres pour bien plus de blagues. En exclusivité, il offre également un journal du Chat, fait exceptionnel et novateur, qui en séduira plus d’un. Pour ma part, je pense que le prix est abordable compte tenu de l’ampleur du coffret, et de son contenu.

Comme d’habitude, j’ai ri à de nombreuses reprises, j’ai été surprise par certains blagues, décontenancée par d’autres… Bref, Philippe Geluck joue sur les émotions du lecteur tout en lui donnant à lire et à voir des choses distrayantes, qui lui feront oublier jusqu’à l’endroit où il se trouve.
Je parle souvent des blagues de l’auteur, mais j’en oublie d’énumérer son talent de dessinateur. Cet humour ne pourrait pas être ce qu’il est sans les splendides dessins qui illustrent pleinement le gag mis en scène. Les expressions faciales du chat, notamment son état stoïque face à certaines paroles, me font encore plus marrer : voir le protagoniste rester de marbre face à l’absurdité des faits et gestes, à l’idiotie de certaines bulles, ne peut que faire rire.

Le Chat passe à table est un tout, parfaitement organisé, bien dessiné, novateur, moderne et incroyablement amusant. A n’en point douter, cet auteur Belge est un incontournable du milieu de la bande dessinée humoristique, adoré par ses fans, qui en redemandent toujours plus. D’ailleurs, à quand le prochain volume ?

Ma note : 7,5/10

La bible selon le chat

La Bible selon le Chat de Philippe Geluck.
112 pages, éditions Casterman, à 14,95€

 

Résumé : Avec sa Bible, Le Chat tient sa promesse de nous faire tordre de rire tant il arrive à débusquer le grotesque jusque dans les moments les plus émouvants de nos origines communes.

La Bible selon Le Chat répond à toutes les questions que se posent les humains depuis la nuit des temps. Fini le doute, voici la lumière. Avec cet album, la communauté des hommes va enfin comprendre pourquoi il était vain de s’entre-massacrer depuis tant d’années.

La vérité sur tout cela, Le Chat nous la révèle dans son onzième commandement (le moins connu, sans doute le plus beau) : « Tu riras de tout, car, vu qu’on va tous crever un jour, seul l’humour te permettra d’avoir un peu de recul sur les vicissitudes de l’existence ».

Extraits : « Et le jour suivant, Dieu créa la femme et lui donna le nom d’Ève. / Dave ? / Non, Ève !  »
« Là-dessus, Dieu ne Bouddah pas son plaisir et s’en Allah car il n’y Yaveh plus rien à ajouter.« 

Mon avis : Notre très célèbre Philippe Geluck est de retour avec son Chat, pour nous faire de nouveau éclater de rire. Il s’attaque désormais à la Bible, en parodiant ses plus grands événements. Divisé en deux livres bien distincts ; le premier « dans lequel Dieu va créer des tas de choses épatantes » et le second « dans lequel Dieu va créer l’homme et la femme avec l’aide de son ami le mouton » ; n’a pas terminé de nous étonner, en positionnant son Chat dans des situations de plus en plus invraisemblables.

Le Chat se glisse subrepticement dans le rôle de Dieu, et va, comme dans la Bible originelle, façonner la création, les premiers hommes, les éléments, les animaux… Tout ça accompagné de son acolyte le mouton, bourré également de second degré, et de sa femme, la Mort, qui va faire de brèves apparitions dans les deux livres.

Bien sur, l’humour est présent dans chaque page. Philippe Geluck use de jeux de mots plus hilarants les uns que les autres, il crée des situations aussi grotesques qu’absurdes, et ironise grandement sur les événements, de façon à les amplifier. L’humour de cet auteur n’est pas pesant, bien au contraire, il est très léger, et se consomme tout seul.

Mais sous ses airs comiques, l’animal protagoniste cache des propos non dénués de sens. On voit que sous ses drôles de réparties, une profonde réflexion y est apposée, ce qui prouve que toute les paroles du Chat sont très étudiées.

Cet auteur belge de bande-dessinée n’a pas fini de faire vivre son Chat : après ce 18ème tome, j’espère découvrir de nouveau notre ami le Chat dans de nouvelles aventures, encore plus exaltantes.

Si vous cherchez un livre loufoque qui puisse égayer votre journée, c’est tout trouvé : Le Chat arrivera à vous amuser, et à vous redonner le sourire en une seule et même réplique ! N’attendez plus.

 

Ma note : 8/10