Je peux très bien me passer de toi

Je peux très bien me passer de toi
de Marie Vareille
317 pages, éditions Charleston, à 19,90€

 

Résumé : Chloé et Constance sont bonnes copines, bien qu’elles n’aient en commun que leurs vies sentimentales catastrophiques. Un soir, les deux jeunes femmes décident de prendre leur vie en main en concluant un pacte. Chloé, séductrice dans l’âme et Parisienne jusqu’au bout des ongles, devra s’exiler en pleine campagne avec l’interdiction d’approcher un homme pendant six mois. Constance, incorrigible romantique, s’engagera à coucher le premier soir avec un parfait inconnu. Des vignobles du Sauternais à Londres en passant par Paris, cet étrange pacte entraînera les deux amies bien plus loin que prévu…

Extraits : « Quoi que tu aies fait, si ça ne marche plus entre vous, ça ne marche plus et c’est tout. On ne peut pas tout réparer. Souvent ça ne suffit pas de s’aimer ou d’être désolé. »
« Une femme sans talons et en pantalon, c’est aussi ridicule qu’un homme imberbe et en jupe. »

Mon avis : Après la sortie triomphante de son premier roman chick-lit, Ma Vie, Mon Ex et autres calamités, Marie Vareille revient en fanfare sur le devant de la scène, avec un second ouvrage tout aussi génial.

Nous retrouvons cette fois-ci non pas une, mais deux héroïnes, pour notre plus grand plaisir ! Constance, jeune femme posée, travailleuse, un tantinet coincée et Chloé, séductrice dans l’âme, incorrigible rêveuse, sont deux copines très complices. Un beau jour, elles décident de se lancer chacune un défi : Constance devra coucher le premier soir avec un inconnu, alors que Chloé va devoir faire abstinence durant six longs mois. Des challenges qui vont littéralement changer le quotidien des deux jeunes femmes.

Marie Vareille m’a une nouvelle fois comblée ! Ses romans chick-lit, loins d’être gouvernés par des personnages excentriques, totalement idiots et agaçant, sont dotés de protagonistes intéressants, captivants, plutôt intelligents et attachants. Le lecteur tombe en pâmoison devant Chloé, qui semble contenir toutes les qualités inimaginables (la beauté, l’intelligence, la gentillesse…) et s’émeut de l’incertitude touchante de Constance. Deux protagonistes aux caractères contraires, qui comblent parfaitement leurs différences en se complétant.
De plus, l’humour est quasiment omniprésent dans ce roman, même s’il n’apparaît par endroits qu’à petites touches. Mais ce qui gouverne réellement Je peux très bien me passer de toi, c’est les sentiments amoureux. Constance et Chloé, à la recherche de l’homme qui partagera leurs vies, leurs rêves, leurs bizzareries. Des sentiments masqués, cachés, des coeurs qui se protègent de la difficulté de l’amour, ou qui cherchent à découvrir de nouveaux sentiments comme ceux-ci. Pour finalement terminer par l’ouverture de coeurs jusque là camouflés, de déclarations enflammées et de pupilles qui pétillent.

Et comme dans son précédent roman, l’auteure fait voyager ses personnages dans des endroits plutôt agréables comme arrière-plan d’un récit romantique. L’une se retrouve dans un grand domaine viticole, entourée de magnifiques paysages uniques ; tandis que l’autre est projetée dans la grande ville de Londres. Pour recommencer sa vie à zéro, rien de tel que de changer son quotidien.

Envie de rire un bon coup, de passer un agréable moment, tout en rêvant d’une vie similaire à celle de Chloé ou Constance ? Foncez acheter Je peux très bien me passer de toi !!!

Ma note : 7,5/10
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Ma Vie, mon Ex et autres calamités

Ma Vie, Mon Ex et autres calamités de Marie Vareille
267 pages, éditions City, à 15,90€

 

Résumé : Juliette a un amoureux, un job, un appartement et trente-et-une paires de chaussures. Mais toutes les bonnes choses ont une fin : du jour au lendemain elle se retrouve célibataire, chômeuse et sans logement !
Elle déprime pendant des jours devant Gossip Girl en engloutissant des kilos de Chococookies. Jusqu’à ce qu’une série de quiproquos rocambolesques la contraigne à affronter sa plus grande terreur, l’avion, et à s’envoler pour les Maldives à la poursuite de son ex et de sa mystérieuse nouvelle copine.
Évidemment, là non plus, les choses ne tournent pas comme elle l’avait imaginé. Elle rencontre notamment un jeune homme, certes très beau, mais aussi très désagréable…
Une comédie romantique pétillante et drôle avec une délicieuse french touch !

Extraits : « En plus, franchement, imagine que je tombe sur Ryan Gosling dans la rue… J’aurais vraiment l’air stupide si je ne pouvais pas coucher avec lui parce que je suis mariée. »
« Cara mia, tu sais, quand on aime quelqu’un, on se fait toujours baiser, au sens propre comme au sens figuré. »

Mon avis : Si je devais conseiller un livre de chick-lit pour les vacances, qui permette de s’évader légèrement tout en s’amusant ; ce serait bien ce roman-ci.

Pour se relaxer, cette histoire est vraiment géniale. Usant d’humour et de second degré, Marie Vareille a lancé son héroïne dans des circonstances vraiment époustouflantes et originales. Des situations qui sortent de l’ordinaire, des quiproquos, des éclats de rire dignes des plus grands sketchs. Il est rare que je rigole autant à la lecture d’un livre.

Bien que la vie de notre protagoniste est assez spectaculaire – elle perd son boulot, elle perd son petit ami, qui s’envole au Maldives avec l’une de ses meilleures copines, elle les suit pour tenter de le reconquérir et rencontre un homme bien plus charmant -, je me suis facilement identifiée à Juliette. Son mode de vie, à la fois vagabond mais routinier coïncide avec son température difficile à décrypter : à vif, mais patiente, colérique et exigeante mais sentimentale et romantique.

La couverture du livre le présageait déjà, mais Ma vie, Mon Ex et autres calamités est un condensé de voyages, d’évasion, une bouffée d’air frais. Comme plongé dans un rêve, le lecteur s’embarque avec l’héroïne pour une destination tropicale, où des aventures fabuleuses se dérouleront sous le soleil et les palmiers. Un voyage paradisiadique qui virera du cauchemar le plus total à un conte de fée grandeur nature.

Malgré les nombreux problèmes rencontrés et les obstacles auxquels Juliette doit faire face, le récit se déroule d’une traite, et imbrique le lecteur dans son déroulement. J’ai été littéralement plongée en transe dans l’histoire, ne pouvant pas lâcher un chapitre sans un débuter un second. Le suspens de fins de chapitres est tel que j’ai failli lire ce livre en une seule fois (malheureusement le temps ne me l’a pas permis).

Je recommande chaudement ce léger roman, à lire essentiellement l’été, accompagné d’une boisson fraîche, et d’un paquet de mouchoir pour essuyer les larmes de rires. J’ai vraiment adoré ; je ne pensais pas aimer autant un roman chick-lit !

Ma note : 9/10

Trois soeurs à New York

Trois soeurs à New York de Melissa Senate.
336 pages, éditions Harlequin à 10,00€
Résumé : Qu’est-ce qui peut bien pousser Ally, Sarah, Zoé, ces trois New-Yorkaises hyperindépendantes, à se réfugier… chez leur cher papa ? Peut-être Ally, l’aînée, a-t-elle quelques petits problèmes avec son mari ? Il faut dire que ce n’est pas l’homme le plus fidèle de l’univers… Quant à Sarah, il se pourrait bien qu’elle ait des difficultés à annoncer à Griffen, son petit ami depuis deux mois, un heureux et néanmoins surprenant événement. Enfin, Zoé, la  » diva des marieuses « , celle qui vous dit comment réussir à coup sûr un premier rendez-vous, a semble-t-il certaines réticences à… s’engager Mais chuuut ! Leur cher papa ne sait rien, ne dit rien… Il n’est pas là pour leur faire la morale, non. Il est là pour soutenir, avec une patience infinie, ses trois phénomènes de filles…

Extraits : « Soyons honnêtes, entre le rêve et la réalité, il y a une multitude de possibilités. »
« Fais ce que tu crois bon pour toi. L’important, c’est que tu ne te compromettes pas et que tu ne te trompes pas de chemin.« 
Mon avis : Trois soeurs à New York raconte la vie de trois soeurs, dans des chapitres qui relatent chacun leur tour leurs portraits et leurs caractères bien différents. Des histoires qui se croisent au fil des pages, se rejoignent pour ensuite continuer leur chemin chacune de leur côté…
Un livre simple, facile et sympathique à lire, qui permet un moment de détente aux côtés des personnes si attachants les uns les autres. Des scènes tantôt comiques, tantôt stressantes, un suspense à la fin de chaque chapitre, qui croissent davantage au fil des pages.
Ma note : 5/10

Les anges s’en mêlent

Les anges s’en mêlent
de Debbie Macomber
206 pages, éditions Charleston, à 16€
Résumé : Lucie Ferrara et Aren Fairchild se rencontrent après s’être rentrés dedans, apparemment par accident (du moins, c’est ce qu’ils croient), à Times Square le soir du réveillon du Nouvel An. Le coup de foudre est immédiat. Mais, aussi vite qu’ils ont été réunis, un autre coup du sort les sépare, laissant Lucie et Aren sans moyen de reprendre contact.
Un an plus tard, Lucie est le chef d’un nouveau restaurant au succès retentissant et Aren travaille pour un grand quotidien de la ville. Malgré tous les mois qui ont passé, ils n’ont jamais oublié cette belle soirée, et Shirley, Goodness, Mercy et Will, leurs anges gardiens, non plus. Pour aider le jeune couple à se retrouver, ils vont cuisiner un projet fou : mélanger un grand amour, une seconde chance et une bonne pincée d’espièglerie afin de créer un miracle de Noël que vous n’oublierez pas de sitôt.
Extraits : « Sa mère lui avait toujours dit qu’on gagnait le coeur d’un homme par son estomac. »
« Nous ne sommes pas supposés comprendre pourquoi les humains prennent les décisions qu’ils prennent. Ils sont libres de faire ce qu’ils veulent. Cela s’appelle le libre arbitre.« 

Mon avis : A la fin de cette nouvelle lecture, je ne suis déçue que d’une seule chose : de ne pas avoir lu Les anges s’en mêlent en temps de fêtes de fin d’années. Ma découverte aurait été on ne peut plus extraordinaire, magique et irréelle.

Debbie Macomber est une auteure que j’ai déjà eu le plaisir de découvrir grâce à son précédent roman, La maison d’hôte, qui avait été une surprenante lecture, agréable et reposante à lire. A la vue de cette nouvelle parution (Les anges s’en mêlent), je n’ai pas tergiverser longuement pour me décider à replonger dans l’éclatante beauté du style littéraire de Debbie Macomber. Et une nouvelle fois, j’ai complètement adhéré…

Au commencement de ma lecture, je n’ai pu m’empêcher de trouver les personnages mous, l’histoire trop cul-cul, trop romantique et trop fictive pour paraître vraie. De plus, je n’avais pas compris l’utilité des anges, ils me paraissaient de trop dans cette histoire, transparents au récit.

Fort heureusement, plus l’histoire avançait et se profilait à l’horizon, plus mon esprit s’est laissé gagné par le charme de l’histoire et des personnages. Certes, ce n’est pas de la grande littérature, mais Debbie Macomber sait manier les mots, et arrive à en faire ce qu’elle souhaite. Ici, mélangeant aisément imaginaire et histoire d’amour à l’eau de rose, sa recette fonctionne à merveille pour passer un moment léger sans prise de tête. Pour rajouter une pointe d’enchantement à son récit, elle décide de présenter les points majeurs de son histoire sous les hospices des fêtes de Noël et de la magie qui s’en dégagent.

Assez simple dans la narration d’ensemble, Les anges s’en mêlent recèle quand même un large éventail de sentiments à promulguer. L’histoire d’amour centrale donne à réfléchir, fait rêvasser le lecteur et le plonge au coeur d’une idylle particulière, originale, mais terriblement sincère. Les anges, quant à eux, font preuve d’une gaucherie et d’un manque de discipline qui se transformera en un grand humour, qui ne vous laissera pas de marbre.

Une courte romance bien sympathique susceptible d’être lue en une soirée de Noël au chevet d’une cheminée fumante, accompagné de personnages angéliques, qui ne cesseront de vous étonner. Un livre réconfortant et fort charmant, qui vous apportera espoir, rêveries et amour ! Vite, vite, un autre roman de Debbie Macomber… !

Ma note : 6/10

Qu’est-ce qui fait courir Julia Verdi ?

Qu’est-ce qui fait courir Julia Verdi ?
de Geneviève Lefebvre
285 pages, éditions NiL, à 19€

 

Résumé : L’histoire comique et émouvante d’une « working girl » célibataire à qui un petit chien va donner une vraie leçon de vie.

365 jours, 50 ruptures amoureuses, 70 bouteilles de pomerol, 1 chienne adoptée… Un désopilant marathon sentimental.

« Cette histoire commence avec un rejet. Pour être franche, cette histoire est ponctuée de rejets. Celui que j’avais infligé dans la cruelle insouciance de mes dix-sept ans à un garçon qui n’en méritait pas tant, et celui qui allait me renverser comme une grosse boule déterminée à abattre toutes les quilles d’un seul et sale coup. Bang. »

Qu’est-ce qui fait courir Julia Verdi, cette cadre de 37 ans haut placée dans une entreprise de bois à Montréal ?
La recherche de gloire et d’argent ?
Ses relations avec des hommes qui semblent parfaits sur le papier, mais qui la quittent les uns après les autres ?
La maladie de sa mère, qu’elle fuit ?
À force de ne pas se remettre en question, Julia court surtout le risque de finir seule et malheureuse.
Mais un soir, au coin d’une ruelle, voilà qu’une petite chienne abandonnée tourne ses yeux noirs vers elle. Qui aurait cru que cet animal allait tout changer ?
Un roman plein d’entrain qui ne se lâche pas.
Une étonnante leçon de vie pour tous ceux qui tournent en rond.

Extraits : « Il n’y a que les livres ou les chiens que l’on puisse adopter ainsi. Sans trop savoir d’où ils viennent, par quoi ils sont passés et dans quoi on s’embarque. »
« La vie est un sac de fille, bordélique et exaspérant. »

Mon avis : Ce livre est étonnant. L’illustration de la couverture, avec un petit chiot au centre de l’image, ainsi que le titre assez explicite ne laissent guère présager de doute quant au thème principal du récit. En effet, ce livre parle d’animal, notamment d’un petit chiot salement abandonné dans la rue, qui va se faire adopter par notre protagoniste Julia Verdi. Mais l’histoire est bien plus profonde ; il faut creuser en profondeur dans les affres intérieurs de l’héroïne pour découvrir la réelle trame du récit.

Geneviève Lefebvre a constituée une pâle copie ironique d’un roman chick-lit. Avec une héroïne girly comme personnage principale, constamment occupée de sa petite personne, plutôt superficielle, arrogante, parlant sans cesse d’amour sur un ton humoristique, mais éternellement repoussée par les hommes et se réfugiant dans son travail professionnel. Mais cette description correspond seulement à la personnalité de surface de Julia Verdi. En creusant inténsément, on voit une jeune femme malheureuse, qui coule peu à peu dans sa vie privée et professionnelle, sans réelles attaches.

C’est là qu’intervient le talent de l’auteure, qui arrive à combiner un ton humoristique loufoque rattaché au genre de la chick-lit avec des sujets graves, comme par exemple la mort accidentelle de David sur la route, faisant une embardée pour éviter un chien.

La première apparition du chien se fait dans une scène dramatique et choquante, autant pour le lecteur que pour Julia. Mais l’auteure va aller plus loin, et va jouer sur l’intensité de la situation pour placer un petit chiot au bout d’une corde, pile dans la rue de Julia. Le lecteur ne peut qu’être peiné et ressentir de la pitié pour cette jeune femme, sur qui tous les malheurs du monde semblent s’abattre.
D’abord hésitante, Julia va finalement adopter le chiot – qui se révèlera être une chienne -. Plus le temps passe, et plus elle s’attache à l’animal, qui va la faire peu à peu sortir de sa solitude, de son état végétatif et désespérée. Elle retrouve goût à la vie, recommence à prendre soin d’elle, et renaît grâce à cet animal, presque tombé du ciel. Une symbiose presque parfaite se créait entre l’être humain et l’animal ; l’amour qu’elles se portent l’une l’autre croît de jour en jour, et prouve le côté presque humain des animaux.

C’est une réelle leçon de vie que nous apporte là Geneviève Lefebvre. Profiter de chaque instant de notre vie intensément, car tout peut disparaître du jour au lendemain. Aimer la vie et ce qu’elle nous apporte. Mais surtout savoir la partager, apprendre des autres, recevoir et donner du bonheur.
Mais c’est aussi un coup de gueule contre les personnes, qui, chaque jour, abandonnent dans la rue des animaux, pour multiples raisons. Des bêtes inoffensives, lâchées dans la nature, sans ressource, sans abri, qui passent d’un foyer aimant à l’obligation d’errer pour survivre.

C’est une lecture que j’ai passablement appréciée. La protagoniste, qui semble si froide et presque sans coeur quitte progessivement sa carapace pour s’ouvrir à un petit animal. Une histoire facile à lire, parfaitement réaliste, qui narre des épisodes qui pourraient appartenir à la vie quotidienne de tout un chacun. Néanmoins, la rudesse de certains propos de l’auteure – la mort accidentelle de David en voiture, julia Verdi et son voisin homosexuel, Rosario, qui fantasment l’un sur l’autre et veulent coucher ensemble seulement pour avoir un enfant… – peuvent choquer les plus jeunes. Mais le fond de la narration, moderne, fluide et joviale nous fait passer un bon moment de lecture.

Ma note : 6,5/10

Samantha bonne à rien faire

Samantha, bonne à rien faire
de Sophie Kinsella.
425 pages, éditions Belfond à 6,03€

 

Résumé : Pas de soirées, pas de week-ends, pas de vacances, pas d’amoureux : Samantha, la trentaine, ne vit que pour son boulot d’avocate d’affaires, et pour l’importante promotion dont elle devrait bientôt bénéficier.
Hélas ! Samantha commet une grosse boulette. En une journée, elle fait perdre à son meilleur client plus de cinquante millions de livres.
Désespérée, elle prend le premier train pour la campagne et, sur un malentendu, se fait embaucher comme gouvernante chez un couple de charmants excentriques. Four, fer à repasser, aspirateur, Samantha va découvrir un monde inconnu peuplé d’objets étranges. Et comprendre qu’on peut avoir 168 de Q.I. et ne pas savoir mettre en route une machine à laver.
Mais, surtout, Samantha va réaliser, entre deux tournées de lessive, que le bonheur est peut-être dans le pré…

Extraits : « En fait, on s’habitue à découper sa vie en petits segments. Et à travailler. Tout le temps. »
« Une erreur ne devient une erreur que lorsqu’on sait qu’elle ne peut plus être rectifiée.« 

Mon avis : En me lançant dans la lecture de Samantha, bonne à rien faire de Sophie Kinsella, je m’attendais à lire une histoire ennuyante à mourir, que je traînerait en longueur tout au long de la semaine… Que nennis !
Je me suis laissé embarquer dans la vie très spéciale, vraiment originale de Samantha. J’ai apprécié le caractères des différents personnages, tous très différents, ainsi que les petits rebondissements ponctués d’humour de certains passages. Très plaisant à lire, je ne me suis pas ennuyé une seule seconde, livre rapide et simple à lire, un bel ouvrage, très agréable pour se détendre.

 

Ma note : 9/10

Audrey Hepburn, la vie et moi

Audrey Hepburn, la vie et moi de Lucy Holliday
375 pages, éditions Mosaïc, à 14,90€

 

Résumé : Quand elle touche le fond, Libby Lomax connaît un remède imparable : se rouler en boule dans son canapé pour savourer un de ces films hollywoodiens dont elle est une fan inconditionnelle.
Son icône absolue ? L’exquise Audrey Hepburn. Son film préféré ? Diamants sur canapé… De la pure magie…
C’est justement un de ses jours « sans » qu’une chose totalement folle se produit : Audrey Hepburn sort de l’écran ! Une Audrey Hepburn parée de sa petite robe noire, de ses perles et de son fume-cigarette. Venue aider Libby à relancer sa vie en lui prodiguant conseils d’élégance et d’art de vivre. Hallucination ?
Bonne fée ?
… ou charmante calamité ?

Extraits :  « – Quelle vie de merde, hein ?
Sans surprise, le canapé ne trouve rien à répondre.
 »
« Elle ouvre le premier carton en haut de la pile.
– Oh ! voilà qui pourrait s’avérer utile ! Des serpillières.
– Je n’ai pas de serpillières.
Je me lève pour jeter un coup d’oeil.
– Ce sont mes vêtements.
 »

Mon avis : Libby est une jeune femme ordinaire, qui passe son temps à jouer des petits rôles de figurantes dans des films pour faire plaisir à sa mère. Son père ? Trop occupé à rédiger un livre qui portera sur toutes les grandes stars hollywoodiennes pour pouvoir passer du temps avec sa fille. Libby à aussi une soeur, Cass, une bombe atomique qui décroche toujours les meilleurs rôles dans les films – elle aussi poussée par sa mère, qui s’est convertie en vraie agent. Mais voilà, en ce moment, rien ne va dans la vie de Libby. Elle vient de perdre son boulot, elle s’est brûlée la moitié des cheveux, elle se fait draguer par la plus grande star de l’écran du moment – Dillon O’Hara – et en plus, elle se met à avoir des discussions avec Audrey Hepburn, sa star préférée de tous les temps, malheureusement défunte. Mais qu’est-ce qui cloche chez elle ?

Audrey Hepburn, la vie et moi c’est de la chick-lit pure et simple, avec un schéma narratif assez traditionnel. On retrouve une jeune femme qui vit une vie banale, vie banale qui bascule soudainement.
L’héroïne est attachante, elle est un peu gauche, elle fait des gaffes, sans pour autant s’en rendre compte. Mais c’est justement ça qui amuse le lecteur ! On peut également s’identifier facilement à cette jeune femme si ordinaire, à qui la vie ne fait pas de cadeaux.

Le trio Libby – Dillon O’Hara – Olly m’a énormément fait penser au trio amoureux dans Bridget Jones. Avec Libby, dans le rôle de Bridget, jeune femme banale, pas très douée, avec un physique peu avantageux. Dillon O’Hara qui pourrait jouer Daniel, la grande star à la beauté stupéfiante que toutes les femmes s’arrachent. Et Olly, rattaché au personnage de Darcy, garçon timide et effacé, qui semble vouer un amour secret à la protagoniste.

De plus, baignée dans le cinéma depuis sa plus tendre enfance – initiée par son père et embarquée bon gré mal gré dans le métier par sa mère -, elle se retrouve nez à nez avec Audrey Hepburn, sa star préférée, dans son appartement, sur son canapé. Hallucination ? Apparition fantômatique ? Le fait est que les deux femmes entretiennent des conversations et qu’Audrey devient un élément essentiel à la vie de Libby, un pilier sur lequel Libby peut se reposer. Elle lui donne des conseils sur son apparence, les choix qu’elle doit prendre, les choses qu’elle doit faire. Audrey passe de superstar défunte à confidente intime.

Cette lecture met de bonne humeur. L’histoire est légère et fraîche, parfois amusante ou ridicule. Les personnages sont attachants et terriblement humains. Les lecteurs se retrouvent plongés dans une histoire où la vraie Audrey Hepburn est ressuscitée, mêlant de ce fait surréalisme et réalisme du quotidien. Même si ce livre n’apporte rien de particulier, il peut être agréable de se plonger dedans pour décompresser et passer un bon moment de lecture.

 

Ma note : 6/10