Young adult

Mirror mirror


Mirror mirror de Cara Delevingne et Rowan Coleman

403 pages, éditions Hachette romans, à 18€


Résumé : Peut-être que je ne suis pas aussi réglo que je le croyais. Peut-être que je suis vraiment un monstre.
Red a une mère alcoolique et un père absent. Le frère de Leo l’entraîne sur une pente sombre et violente. Rose se réfugie dans les bras des garçons et dans l’alcool pour noyer ses mauvais souvenirs. Naomi fugue à la recherche d’une liberté qui lui échappe. Ils sont seuls contre le monde… Jusqu’au jour où ils se réunissent pour former un groupe. Avec Mirror, Mirror, ils peuvent enfin être eux-mêmes. C’est alors que Naomi disparaît. On la retrouve des semaines plus tard, au bord de la mort, dans la Tamise. La police pense à une tentative de suicide. Ses amis sont dévastés. Comment ont-ils pu ne pas remarquer qu’elle allait si mal ? Connaissaient-ils vraiment Naomi ? Se connaissent-ils vraiment ?
Bientôt, une série d’indices sème le doute. La réponse n’est peut-être pas celle que l’on croit. Sur le chemin de la vérité, Red, Leo et Rose devront affronter leurs propres peurs et leurs propres secrets. À présent, rien ne sera jamais plus pareil : nul ne peut réparer un miroir brisé.


Extraits :  « Je suis dans la normalité, je lui réponds sans me démonter. Ma normalité, maman. Tu ne piges pas ? Mon but n’est pas de blesser les autres, j’essaie juste d’être moi-même. »

« La peur ne vient toujours pas. Alors la vodka a cet effet… Elle vous vide de toute émotion et vous laisse intrépide. On pue et on souffre, mais on n’a plus peur. »


Mon avisJ’étais étonnée, mais surtout très curieuse de découvrir ce roman, signé par la célèbre mannequin internationale : Cara Delevingne.

Red, Rose, Leo et Naomi vivent une très belle histoire d’amitié. Rapprochés par Mirror miroir, le groupe de musique qu’ils ont montés ensemble, ils sont devenus au fil du temps les meilleures amis du monde. Mais un beau jour, Naomi disparaît. Elle sera retrouvée, quelques semaines plus tard, inconsciente, dans l’eau. Qu’à-t-il bien pu lui arriver ? Red décide de mener l’enquête pour découvrir ce qui est arrivé à sa meilleure amie.

En premier lieu, Mirror mirror, c’est un polar jeunesse. Un mystère plane autour de la disparition de Naomi et de l’état dans lequel elle a été retrouvée. Une enquête va être menée par Red, pour tenter d’élucider ce mystère.

L’histoire est bien écrite, mais j’y ai perçu de la maladresse. L’intrigue et toutes les péripéties étaient trop prévisibles. Le dénouement, quant à lui, n’avait rien de surprenant. Bien évidemment, j’écris ces mots avec ma vision de jeune adulte qui a déjà lu des centaines de polars. Un jeune lecteur peu habitué aux romans policiers peut se laisser prendre au jeu de l’enquête et tomber de haut au moment de l’annonce. Tout n’est qu’une question d’expérience.

En revanche, j’ai beaucoup apprécié que l’auteure aborde la thématique du questionnement identitaire. L’homosexualité, la normalité, l’estime de soi… sont autant de sujets importants pour les jeunes à la fleur de l’âge, qui se cherchent encore et se découvrent. L’originalité des personnages ne m’a pas échappée : j’ai particulièrement adoré Red, sa singulière personnalité, son homosexualité affirmée et sa grande maturité. Elle enjambe tous les clichés et se place en contestataire de la normalité. Un personnage haut en couleurs !

L’auteure l’avoue publiquement : elle s’est appuyée sur son histoire personnelle et les difficultés qu’elle a elle-même traversé lors de sa jeunesse, pour réaliser ce livre. Elle souhaitait faire passer un message de bienveillance et d’encouragement à tous ces jeunes qui en ont besoin. J’espère que la popularité de Cara Delevingne pourra servir comme échos auprès de ces jeunes, lancés dans une difficile quête de soi.

Par contre, ce qui est assez contradictoire dans cette histoire, c’est l’aide évidente que l’auteure souhaite apporter aux jeunes, couplée à l’inconsciente façon dont elle le fait. En effet, faites attention avant de mettre ce roman entre de jeunes mains, puisqu’il y est question d’alcool, de violence, et même de drogue. De mauvais exemples exposés aux yeux des plus jeunes…


Malgré un schéma narratif un peu trop simple, l’histoire reste bonne et sympathique à découvrir. L’auteure aborde des thématiques qui feront échos chez les adolescents : la quête identitaire, l’homosexualité, l’amitié, l’amour… De quoi en ravir certains !

Ma note : 5,5/10
Littérature française·Saga familiale

Danser, encore


Danser, encore de Julie de Lestrange

268 pages, éditions Mazarine


Résumé : Alexandre, Marco et Sophie connaissent une amitié de trente ans et autant d’amour, de blessures, de déceptions et de joies. Désormais adultes, confrontés au poids du quotidien et des responsabilités, à l’existence et ses tourments, sonne l’heure de faire des choix.
Mais qu’advient-il dès lors qu’il n’y a plus de guide ? Que reste-t-il des certitudes lorsque le sort frappe au hasard ? Juste un vertige, profond et déroutant, des liens indéfectibles, et parfois comme la nécessité de respirer, le besoin de danser et celui de s’aimer.
Découvrez la bande de copains drôles et attachants qui a fait le succès de Hier encore, c’était l’été, et plongez dans une magnifique histoire d’amour, un hymne à l’entraide, qui fait la part belle à la vie et à notre humanité.


Extraits :  « Au moins la maladie de son fils lui avait-elle appris l’immédiateté de la vie, son caractère insaisissable, le fait que chaque seconde s’échappait dans le temps, et que rien, finalement, n’était plus concret que le présent. Jamais il ne revivrait cette minute-là, entouré des gens qu’il aimait profondément, qui composaient son bonheur, sa raison d’être et ses tourments. Ce moment était unique et, mentalement, il s’ingéniait à le photographier. »

« A quelques mètres, une vieille dame déverse le contenu d’un arrosoir sur une plate-bande de chrysanthèmes. Une à une, elle ramasse les feuilles mortes venues s’accumuler sur la tombe. Lorsqu’elle a fini, elle caresse le marbre d’un air attendri. Il s’agit probablement de son mari. Même défunt, elle continue de s’occuper de lui. »


Mon avisAprès avoir lu (et beaucoup aimé) Hier encore, c’était l’été, j’ai eu la chance de pouvoir découvrir la suite des aventures de Marco, Sophie, Alexandre, et toute leur bande d’amis. Bien que ce livre s’inscrive dans la continuité des aventures de ces héros, rien ne vous empêche de le lire séparément. Vous ressentirez sans doute moins d’attachement pour les personnages, mais l’intensité du récit sera la même.

Danser, encore, c’est une histoire qui permet de redonner espoir. Malgré les drames qui peuvent arriver dans la vie (maladie, décès…), il faut savoir se relever, aller de l’avant et continuer à avancer. Alexandre et Sophie, parents d’un petit Nathan qui souffre d’une maladie respiratoire, en sont le parfait exemple : malgré la gravité de la maladie de leur fils, ils ne se laissent pas abattre et continuent de vivre. Marco a lui aussi dû faire face à l’âpreté de la vie, puisqu’il a perdu son frère, décédé lors d’un accident. Mais la vie continue, et il doit continuer à se battre pour lui.

Le titre du livre est donc parfaitement choisi pour illustrer le message que souhaite délivrer l’auteur : se relever, encore, et continuer à profiter de cette courte vie. Ne pas se laisser dépérir, mais vivre. Comme on le sait tous si bien : derrière chaque orage, vient le beau temps. Un beau message d’espoir, qui m’a particulièrement touché. Pour vous mettre parfaitement dans l’ambiance, je vous conseille de lire les moments les plus intenses du récit avec le titre de Calogero Danser encore, en fond sonore. C’est la chanson qui a inspiré l’auteure pour écrire son livre. Émotions garanties !

Danser encore, c’est aussi des histoires d’amitié, des histoires d’amour, des histoire sur la vie. Joies, bonheur, tristesse, désespoir… A travers l’évolution de ses personnages, Julie de Lestrange nous dépeint un tableau complet de la vie humaine. C’est bien écrit, c’est beau, c’est touchant. J’ai été une fois encore embarqué dans le cercle intime de ces amis, j’ai vécu intensément ce qu’ils ont vécus, j’ai ressenti tout ce qu’ils ont ressentis. Puis l’histoire s’est finie, plutôt brutalement, et j’ai dû laisser une nouvelle fois ces personnages pour retourner à ma petite vie. Fort heureusement, comme à la fin de son premier roman, l’auteure laisse présager une suite au quotidien de ses héros. J’espère que l’attente ne va pas être trop longue, puisque j’ai déjà hâte de les retrouver !


Un roman de vie, rempli d’émotions, qui se lit facilement et rapidement. N’hésitez plus, et entrez dans la danse !

Ma note : 6,5/10

 

IMM

In my mailbox

imm

In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.
Le regroupement des liens se fait sur le blog Lire ou Mourir

 

 

 

Première réception et pas des moindres : Mirror miroir de la célèbre Cara Delevingne. Un roman édité chez Hachette, qui m’intrigue tout particulièrement.

RésuméUne histoire passionnante qui explore les questions d’identité, de sexualité, d’amitié et de trahisons pour les fans de NOUS LES MENTEURS. Amis. Amant. Victime. Traître. Que voyez-vous quand vous regardez dans le miroir ?

À 16 ans, Red, Leo, Naomi et Rose sont des ados de 16 ans comme tout le monde : ils tentent de savoir qui ils sont dans la jungle du lycée. La vie n’est pas parfaite, mais ils sont unis par leur amour pour la musique et pleins d’espoir quant au futur. Enfin, c’était vrai jusqu’à ce que Naomi disparaisse dans la nature. Quelle horrible vérité cachait-elle ? Quel sombre secret a dévoré sa personnalité solaire ? Et comment Red, la force protectrice du groupe, a pu passer à côté des signes du trouble de Naomi ? Alors que Rose se réfugie dans les soirées et que Léo se renferme, Red cherche à en savoir plus. Mais une fois qu’un miroir est brisé, il ne peut pas être réparé.


J’ai ensuite reçu le tout nouveau roman de Gilles Legardinier, Une fois dans ma vie, publié chez Flammarion. Gilles Legardinier est un auteur français que j’adore. Cela plus plusieurs années que je ne m’étais pas replongée dans une de ses histoires. Je suis donc impatiente de pouvoir découvrir son nouveau roman.

RésuméTrois femmes, trois âges, trois amies que les hasards de la vie et les épreuves ont rapprochées dans un lieu comme aucun autre.
Trois façons d’aimer, dont aucune ne semble conduire au bonheur.
Séparément, elles sont perdues. Ensemble, elles ont une chance.
Au milieu des hommes, cramponnées à leurs espoirs face aux coups du sort, avec tous les moyens et l’imagination débordante dont elles disposent, elles vont tenter le tout pour le tout.
Personne ne dit que ça ne fera pas de dégâts…


Il y a peu, j’ai fait un petit saut chez Emmaüs. J’en suis donc ressortie avec quelques livres de poche. J’ai acheté Un long dimanche de fiançailles de Sébastien Japrisot, édité chez Folio, qui est un livre très connu, qui ne mérite même plus d’être présenté. Je suis impatiente de pouvoir à mon tour découvrir ce classique de la littérature !

RésuméJanvier 1917. Cinq soldats français condamnés à mort en conseil de guerre, aux bras liés dans le dos. Toute une nuit et tout un jour, ils ont tenté de survivre. Le plus jeune était un Bleuet, il n’avait pas vingt ans. A l’autre bout de la France, Mathilde, vingt ans elle aussi, plus désarmée que quiconque, aimait le Bleuet d’un amour à l’épreuve de tout. La paix venue, elle va se battre pour connaître la vérité et le retrouver, mort ou vivant, dans le labyrinthe où elle l’a perdu.
Tout au long de ce qu’on appellera plus tard les années folles, quand le jazz aura couvert le roulement des tambours, ses recherches seront ses fiançailles. Mathilde y sacrifiera ses jours, et malgré le temps, malgré les mensonges, elle ira jusqu’au bout de l’espoir insensé qui la porte. On découvre dans ce livre, obstinée et fragile à la fois, attachante, bouleversante, une Mathilde qui prendra place parmi les héroïnes les plus mémorables de l’univers romanesque.

 


Je continue avec mes achats Emmaüs, en vous présentant Le Crime de l’Orient-Express d’Agatha Christie, édité chez Le Livre de Poche. Je voulais un peu varier dans mes lectures et lire un polar. J’en ai choisi un d’Agatha Christie, puisque c’est une valeur sûre.

Résumé« Le train est aussi dangereux que le paquebot  » dit Hercule Poirot…
Le lendemain, dans un wagon de l’Orient-Express bloqué par les neiges yougoslaves, on découvre le cadavre d’un Américain lardé de douze coups de couteau.
L’assassin n’a pu venir de l’extérieur : voici donc un huis clos, le plus fameux, peut-être, de toute la littérature policière, où, pour mener son enquête, le petit détective belge a le choix entre une princesse russe, une Américaine fantasque, le secrétaire de la victime, un couple de Hongrois distingués, l’inévitable colonel de retour des Indes, les domestiques de ce beau monde et le contrôleur du wagon.
Un meurtre incompréhensible, à moins qu’on ne puisse établir que tous ces voyageurs sont moins étrangers les uns aux autres qu’ils ne veulent bien le prétendre…

 


Enfin, je finis en beauté avec le livre le plus connu de cet IMM : Un avion sans elle, de Michel Bussi, édité chez Pocket. Même si j’ai encore Ne lâche pas ma main, du même auteur, qui m’attend dans ma PAL, j’ai voulu acheter celui-ci, son livre le plus connu et le mieux noté par les lecteurs.

RésuméLyse-Rose ou Emilie? Quelle est l’identité de l’unique rescapé d’un crash d’avion, un bébé de trois mois?
Deux familles, l’une riche, l’autre pas, se déchirent pour que leur soit reconnue la paternité de celle que les médias ont baptisée Libellule. Dix- huit ans plus tard, un détective privé prétend avoir découvert
le fin mot de l’affaire, avant d’être assassiné, laissant derrière lui un cahier contenant tous les détails de son enquête.
Du quartier parisien de la Butte-aux-Cailles jusqu’à Dieppe, du Val-de-Marne aux pentes jurassiennes du mont Terrible, le lecteur est entraîné dans une course haletante jusqu’à ce que les masques tombent. Hasards et coïncidences ne sont-ils que les ricochets du destin? Ou bien quelqu’un, depuis le début, manipule-t-il tous les acteurs de ce drame?


Cet IMM touche à sa fin. N’hésitez pas à me faire de vos retours sur les livres que je vous ai présenté !
A bientôt. 

 

 

Autobiographie·Témoignage

La nuit avec ma femme


La nuit avec ma femme de Samuel Benchetrit

158 pages, éditions J’ai Lu à 7,20€


Résumé : Un homme ouvre son cœur à sa femme disparue sous les coups d’un autre, venue le visiter le temps d’une nuit. Un voyage intérieur poétique, âpre et intime.

 » J’ai passé plus de temps que toi sur cette Terre. Et notre différence, c’est que moi, je t’ai perdue. C’est parce que j’ai continué à vivre que je le sais. J’ai voulu être seul souvent pour être avec toi. Il faut bien donner son temps aux amours invisibles. S’en occuper un peu. Encore maintenant je me demande comment tu vas. Ce que tu fais. Je cherche de tes nouvelles. J’invoque la colère pour que tu la calmes. Quelques rires où tu me rejoindrais. Et le soleil a changé, puisqu’il manque une ombre. Mais je suis heureux. Et c’est à ton absence que je dois de le savoir.  »


Extraits :  « Les vivants font plus de signes aux morts que les morts n’en font aux vivants. On a des cloches et des fêtes. Vous ne faites rien pour nous. Enfin, je crois. Juste de la peine et occuper les souterrains. »

« Écoute. Écoute ton rire mon amour. Peut-être que le temps a abîmé ta voix. Mais c’est mieux que rien. Et la technologie ne sert qu’à ça. Se donner des nouvelles du passé. On invente un futur pour mieux se souvenir des peines. »


Mon avisUn grand merci à Babelio, qui m’a permis de découvrir cet émouvant témoignage.

Samuel Benchetrit, auteur, scénariste et réalisateur français, a dû faire face, en 2003 à l’assassinat de son ex-femme, par son nouveau conjoint. Alors qu’ils avaient eu un enfant ensemble, Samuel se retrouve seul à l’élever. Il nous raconte ce qu’il a ressenti suite à ce drame, comment il a réagit, comment il a continuer malgré tout à vivre, pour lui, mais surtout pour leur enfant. Il va profiter d’une dernière nuit, le temps d’une dernière rencontre mystique avec celle qui fût sa femme, pour déverser tout ce qu’il a sur le coeur.

Ce livre est un concentré d’émotions. Je dois quand même avouer que le style narratif abrupte de l’auteur m’a un peu déstabilisé au début de ma lecture. Des phrases courtes, percutantes, quelques mots jetés ici ou là. Il m’a fallu un temps d’adaptation pour enfin pouvoir m’insérer dans l’histoire. C’est donc sans surprise que j’ai préféré découvrir la seconde partie du livre, que j’ai trouvé plus intense et surtout plus prenante que le début du récit.

La nuit avec ma femme aurait pu être un cri de colère face à l’homme jaloux qui a assassiné l’être aimé. Mais Samuel Benchetrit opère un tout autre virage dans son récit, en ne parlant que d’amour. C’est un témoignage poignant et touchant, qui nous prouve qu’après une dizaine d’années, l’auteur ne l’a toujours pas oublié et continue à penser très souvent à elle. Un livre  d’amour écrit comme un hommage, ou comme un adieu, à cette femme qu’il n’oubliera jamais.

Mais c’est aussi une histoire triste, qui nous rappelle que chaque jours, des femmes meurent sous les coups de leurs compagnons. En France, une femme meurt tous les trois jours des suite des coups de son compagnon. Mais ce n’est pas tout : 223 000 femmes sont chaque année victimes de violence physiques ou sexuelles de la part de leur conjoint ; 84 000 femmes sont victimes de viol ou de tentative de viol, chaque année en France. Des chiffres alarmants, mais bien réels. La nuit avec ma femme, même si ce n’est pas son but premier, sensibilise aux violences faites aux femmes. En mettant en lumière cette réalité et tout ce qui en découle, beaucoup peuvent se rendre compte de la gravité des faits et aider à leur échelle.


Samuel Benchetrit met son coeur à nu et se livre sur les sentiments qu’il ressent et à ressenti après l’assassinat de sa femme. Un récit profond et intense, qui ne laisse pas indifférent. 

Ma note : 6/10
Biographie·Littérature française·Témoignage

Belle de nuit


Belle de nuit de Sonia Frisco

351 pages, à 17€


Résumé : Deux Filles Deux Destins. Une Histoire. Il existe des réalités qui dépassent la plus incroyable fiction, des rêves pour lesquels on est prêt à tout donner, des amitiés plus fortes que toutes les adversités. La violence ne sévit pas toujours à visage découvert, bien souvent elle porte des masques, pour cacher sa laideur et sa misère. Dans un monde redoutable qui la veut prisonnière, Mia va lutter de toutes ses forces pour sauver son histoire personnelle et trouver l’amour, la liberté et la vie… avec, pour seuls alliés, un espoir, un rêve et une amie. On dit de la liberté qu’elle n’a pas de prix. C’est parce que sa valeur est inestimable…

Mais la liberté a toujours un prix.
Et quand on le connaît, on le paye.

Il doit certainement y avoir en nous le souvenir d’un monde ou d’un lieu où l’on a été heureux.

Qu’est-ce que la Vie ? Qu’est-ce que le Temps ? Qu’est-ce que l’amour, l’amitié et l’infini ?


Extraits :  « La plus cruelle prison de l’homme est souvent l’homme lui-même.« 

« Cela s’appelle le quotidien. Pour beaucoup, c’est la sécurité. Même laide, même meurtrissante, même traumatisante, terrifiante ou injuste, c’est la sécurité. »


Mon avis : Un grand merci à Babelio, ainsi qu’à Amazon Publising grâce à qui j’ai pu recevoir et lire ce livre signé Sonia Frisco.

Je parle bien de livre et non de roman, puisque même si une infime partie des lignes écrites sont fictives, la majeure partie de l’histoire est réelle. Les personnages sont de vraies personnes (seule leur véritable identité est tue) et les événements qui s’y déroulent se sont véritablement passés. Une fois qu’on sait ça, quand on commence à découvrir le récit, on ne peut qu’être touché, ému et attristé par la tragique histoire de Mia.

Mia, c’est une femme mariée à un homme qu’elle n’aime plus, mais qu’elle ne peut pas quitter, à cause de son manque d’argent et des critiques de sa famille. Mia, c’est une femme encastrée dans un quotidien morose et banal, qui ne lui apporte que tristesse et désespoir. Un beau jour, elle décide de mettre fin à cette vie là et de commencer véritablement à vivre pour elle. Mais les chemins vers la liberté sont difficiles à atteindre…

Belle de nuit, c’est le combat d’une femme, qui se bat pour sa liberté. Elle se bat pour connaître la vraie vie, et sortir du quotidien qu’on lui a imposé. Elle veut aussi découvrir l’amour, le véritable amour, l’amour passionnel, dont elle a tant entendue parler, mais qu’elle n’a jamais abordé.

Cette histoire, c’est aussi la mise en avant de la condition de la femme dans tout ce qu’elle a de plus restrictif. Une femme, corps sensuel qui se laisse manipuler et traiter comme un objet. Une femme, dépendante et soumise à une domination masculine. Une femme, encastrée dans des coutumes familiales avilissantes.

On réfléchit également beaucoup à la prostitution et aux conditions des femmes qui exercent cette activité. Prostituée libres ou exploitées ? Choix de vie ou contraint ? La prostitution est un vaste débat, qui encore aujourd’hui fait couler beaucoup d’encre. A chacun de s’en faire sa propre idée.

A travers cette tragique histoire, c’est surtout un message d’espoir que l’auteure souhaite faire passer. Elle invite également à la tolérance, au partage et à l’amour. Son message est admirablement mis en scène, puisqu’elle nous confie l’histoire intime de sa tendre amie, Mia. Un bel hommage, puissant, tragique, respectueux, mais surtout rempli d’amour.


Un récit dense, qui raconte avec justesse la quête d’une existence et des valeurs qui la composent. J’ai été touché par ce bel hommage. 

Ma note : 7,5/10
Bilans

Bilan du mois

SEPTEMBRE 2017

→ L’aube sera grandiose de Anne-Laure Bondoux (295 pages)
→ Le confident de Hélène Grémillon (315 pages)
→ La petite dernière de Susie Morgenstern (222 pages)
→ Système de Agnès Michaux (289 pages)
→ Le jour où papa s’est remarié de Thierry Lenain et Thanh Portal (29 pages)
→ La styliste de Rosie Nixon (479 pages)


livres lus, soit 1729 pages


 

Mon coup de coeur du mois :

Ma déception du mois :

Chick-lit·Romance

La styliste


La styliste de Rosie Nixon

479 pages, éditions Diva romance, à 18€


Résumé : Luxe, paillettes, romance, coups bas et jalousie… Les coulisses de la mode ne sont pas de tout repos !
Quand Amber Green, employée dans une boutique luxueuse de Londres, se fait offrir par erreur le poste d’assistante de Mona Armstrong, LA styliste des stars, elle n’en croit pas sa chance.
Seulement, les choses ne se passent pas exactement comme elle l’avait prévu. En plus d’apprendre à faire des cafés pour une patronne aux exigences particulières et dénicher des robes extraordinaires pour des actrices, elle doit aussi apprendre à gérer des égos démesurés et à prendre soin d’un cochon nain. Pas facile !  Pour couronner le tout, le nouveau boulot d’Amber place sur son chemin non pas un, mais deux prétendants aussi excitants l’un que l’autre… Notre apprentie styliste arrivera-t-elle à garder les pieds sur Terre ? Et, plus important encore, que va donc porter tout ce beau monde lors des prochains galas ?


Extraits :  « Rien ne rend un article plus désirable que les six mois d’attente nécessaires pour l’obtenir.« 

« Une seule chose est pire que de faire parler de soi : c’est de ne pas faire parler de soi. »


Mon avis : Envie d’évasion ? Envie de changer de vie le temps d’une lecture ? Je vous propose de plonger dans le monde très sélect du stylisme. C’est une expérience unique : pouvoir côtoyer des stars, approcher les tapis rouges, participer aux fêtes les plus branchées… tout comme Amber, la protagoniste, laissez-vous porter par cette parenthèse enchantée.

Amber Green n’est qu’une petite vendeuse d’une boutique luxueuse, lorsqu’elle va être repérée par Mona Armstrong, une star américaine, qui lui propose de devenir sa styliste, le temps des Globes, des Oscars et autres représentations prochaines. Ni une ni deux, la jeune femme y voit là une chance en or, qui ne se représentera sans doute jamais dans sa vie. Elle se retrouve plongée dans un monde stylisée, aux côtés de personnalités exigeantes et hyper-médiatisées.

Entre ces stars qui accordent une grande importance à leur image et cette petite Amber, jeune femme négligée, pas très féminine, un peu maladroite… le contraste est frappant ! Mais c’est justement ce qui fait la richesse de cette histoire : la rencontre de deux mondes diamétralement opposés, qui vont chacun en apprendre plus de l’autre. C’est aussi grâce à ces différences que le lecteur va rigoler, puisque les quiproquos seront nombreux, tout comme les maladresses ou les situations inattendues…

Le monde du stylisme, de la mode, des tapis rouges et des paillettes est un monde qui fascine certains, autant qu’il fait horreur à d’autres. C’est en effet un monde éphémère, qui ne dure qu’un court temps, et qui se finit souvent brutalement pour certains. Un monde stylisé, qui se base uniquement sur l’apparence et qui néglige totalement la personnalité.

Néanmoins, on y découvre que les apparences ne font pas tout, et que derrière ces personnes aux richesses de façades, se cachent souvent des gens tristes, avec des secrets, des ennuis, des problèmes. Le monde des stars n’est pas tout blanc, il comporte lui aussi son lot de difficultés, comme vous pourrez le découvrir.

Bien évidemment, comme tout bon chick-lit qui se respecte, après la mode, vient l’amour. Je ne vous en dirais pas plus, pour vous laisser le soin de découvrir par vous-même, mais sachez que notre petit Amber ne va pas rester indifférente face au charme de certains hommes…


Si vous recherchez une lecture détente, je vous conseille ce chick-lit. Il vous enlèvera un temps de votre quotidien pour vous apporter dans un espace de luxe et de mode. Une expérience à tester !

Ma note : 7/10