Les flamboyants


Les flamboyants de Hubert ben Kemoun
134 pages, éditions Sarbacane, à 12,90€


Résumé : Que fait cet homme échoué sur la terrasse du centre de soin  » Les Flamboyants « , ce matin ? C’est très simple, il est mort ! Oui, mais que savent ces cinq garçons qui ont vu le corps en premier ? Eux si abimés et tellement lumineux, si particuliers…
Il y a Claudius qui joue aux billes avec son oeil de verre, Kenny dont le passé pèse des tonnes, Martial qui a décidé d’arrêter le temps, César qui a sans cesse besoin de vérifier qu’on l’aime et Samuel qui reste toujours sur ses gardes. Cette mort mérite une enquête, et ces cinq lascars en savent plus qu’ils ne le disent ! Mais durant l’interrogatoire des garçons vont se dévoiler des éléments qui mènent beaucoup plus loin que l’enquête. Car ce matin, ce n’est peut-être pas la police qui mène la danse…


Extraits : « Les mots ne sont pas toujours les plus importants, parfois c’est le papier d’emballage qui compte, comme pour certains cadeaux.. »

« C’était sûr de sûr.
On n’est pas des lumières, mais on le sentait.
On le savait bien qu’il allait se passer quelque chose.
On ne savait pas quoi, mais quelque chose. »


Mon avis : Hubert ben Kemoun est un auteur de romans jeunesse français, qui produit des titres qui parlent aux plus jeunes, avec, à chaque fois, une leçon pédagogique ou moralisatrice. Ici, l’histoire se passe dans un hôpital psychiatrique pour enfants, nommé « Les flamboyants ». Un éducateur est subitement retrouvé mort, suite à une chute dramatique depuis une terrasse. La police mène son enquête auprès de cinq jeunes internés – Kenny, Martial, Claudius, César et Samuel – pour comprendre les raisons de cette mort. Mais la chose n’est pas aisée, puisque les cinq enfants souffrent chacun de maux psychiques terribles, qui fait terriblement ralentir l’enquête. Patience et bienveillance sont de mise pour venir à bout de l’interrogatoire.

Les questions posées par l’inspecteur, mais surtout les réponses apportées par les cinq personnages, nous permettent non seulement d’en apprendre plus les sur les problèmes personnels dont était victime David, l’éducateur fraîchement décédé, mais surtout, sur les raisons qui amènent les cinq jeunes dans cette clinique spécialisée. Chacun souffre de maux qui les empêchent de vivre convenablement en société. Ils ont été malmenés dans leur passé, ils souffrent de manque de reconnaissance, de troubles psychiques, ils ont perdu la notion du temps et parfois le goût de vivre. Mon attitude face à ces cinq cas est assez spéciale, puisque je n’ai pas forcément été touchée par leur histoire, mais plutôt gênée, mal à l’aise à leurs côtés. Ce sont de drôles de personnages, qui ne comprennent pas forcément tout ce qui se passe autour d’eux, ou du moins la gravité de certaines situations.

De même, je parlais au début de ma chronique de messages pédagogiques, comme j’ai pu en lire dans d’autres livres de l’auteur, comme Soir de rage, par exemple, qui peignait la construction d’une relation père-fils. Mais dans Les flamboyants, j’ai du mal à cerner le message voulu par Hubert ben Kemoun. Sans douce est-ce lié à la bienveillance, à la patience, à l’écoute… face à des situations ou à des personnes difficiles. Mais le livre manque de densité pour pouvoir faire passer de vrais messages percutants et pérennes.


Un roman jeunesse court, qui dresse le portrait de cinq enfants en clinique psychiatrique, abîmés par la vie. Un sujet fort, sensible, mais qui manque de densité pour être particulièrement touchés.

Ma note : 4,5/10

Pour lire plus d’avis

 

ISBN : 978-2-37731-902-2

2 réflexions sur “Les flamboyants

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