Le soir du chien


Le soir du chien de Marie-Hélène Lafon
140 pages, éditions Points, à 5,90€


Résumé : Dans un petit village du Cantal, Laurent, la trentaine, vit encore chez sa mère. Il rencontre Marlène, qui vient de Normandie, et dont il tombe amoureux. Ensemble, ils s’installent en haut du village, dans une maison isolée, pour des mois de bonheur lumineux. Mais bientôt leur amour se heurte au conformisme des villageois d’en bas. Un soir, leur chien se fait renverser par une voiture, Marlène rencontre le vétérinaire, et tout est changé…

Dans ce premier roman à l’écriture concise, Marie-Hélène Lafon multiplie les points de vue et confronte les voix de ses personnages pour mieux faire affleurer leur part d’intimité.


Extraits« Aujourd’hui, 18 juin 1967, j’ai eu dix ans. Mamie m’a offert ce carnet et je commence ce journal pour me souvenir de tout. Mamie dit qu’il faut se souvenir. Elle me parle souvent de mon oncle Georges que je n’ai pas connu parce qu’il est mort avant ma naissance. Il est mort très jeune, à seize ans. Il avait six ans de plus que moi. Elle dit qu’il faut se souvenir pour que les morts soient moins morts. Moi je crois qu’on n’est pas plus ou moins mort ; on est mort et c’est tout.« 

« Les hommes sont comme ça ; le plaisir, et après, les femmes se débrouillent ; bien bêtes aussi. Moi je l’ai coincé le Georges ; je l’ai tenu ; la dragée haute ; ça c’est beau. On se marie, on se fixe, on s’installe ; avec une bonne mise de fonds, on s’établit, on travaille, on a rien sans rien. »


Mon avis : Le soir du chien est le premier roman écrit par Marie-Hélène Lafon, qui reçoit immédiatement un accueil enthousiaste vis-à-vis du public et notamment des jeunes, qui lui octroient le Prix Renaudot des lycéens en 2001. Curieuse de découvrir cette auteure, je me suis lancée dans la lecture de cette histoire, sans me douter un seul instant que j’allais être déçue.

Car oui, je n’ai pas aimé ce livre. Le récit est simple : Laurent et Marlène vivent une jolie histoire d’amour, jusqu’à ce que leur chien se fasse renverser par une voiture. Marlène se rend chez le vétérinaire pour le faire ausculter et tombera sous le charme du soignant. Vous l’aurez compris, ce n’est pas une histoire remplie d’actions, mais bien un récit psychologique, qui s’appuie sur des sensations profondes, sur une psychologie des personnages, sur une définition personnelle des sentiments amoureux.

Je n’ai absolument pas ressenti d’émotions et me suis ennuyée durant l’ensemble de ma lecture. Heureusement que celle-ci ne faisait que 140 pages, sinon, j’aurais abandonné depuis longtemps. La trame narrative était en elle-même assez complexe à suivre, avec une alternance des personnages et des points de vue qui n’était pas marqué ; si bien qu’on se perdait facilement entre chacun. Impossible de comprendre qui prenait la parole à quel moment, impossible de s’y retrouver entre les personnages, de comprendre leurs sentiments, leurs déboires, leurs objectifs… Aucun cheminement logique, c’est bien dommage !


Un roman qui a sans doute mal vieilli : malgré un prix Renaudot des lycéens en 2001, je l’ai trouvé sans saveur, ennuyant, je suis passé à côté de toute trace d’émotions.

Ma note : 2/10

Pour lire plus d’avis

 

ISBN : 978-2-02-061203-6

2 réflexions sur “Le soir du chien

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s