Que du feu


Que du feu de Cara Hunter
411 pages, éditions Hauteville suspense, à 19,50€


Résumé : Et si quelqu’un vous en voulait à mort ?

Tout le monde n’a pas le cœur à réveillonner pendant les fêtes de fin d’année. À Oxford, un incendie a réduit en cendres la maison de la famille Esmond. Parmi les décombres, les corps de deux enfants. Le plus jeune est mort, le pronostic vital de l’aîné est réservé. Que faisaient-ils seuls dans la maison ? Où est passée leur mère ? Pourquoi leur père est-il injoignable ?
Cette affaire met à rude épreuve les nerfs de Fawley et réveille en lui de douloureux souvenirs. Sur place, les flammes ont détruit presque tous les indices, mais plus l’enquête progresse, plus l’inspecteur a du mal à croire que des décorations de Noël soient à l’origine de ce désastre. Et si cet incendie n’avait rien d’accidentel ?


Extraits« Enfin, vous savez ce qu’on dit, monter en grade est facile ; dans le sens inverse, c’est une autre paire de manches.« 

« Tout le monde dit toujours combien les enfants sont résiliants, mais n’est-ce pas là juste un autre mensonge dont les adultes abusent pour se réconforter ? »


Mon avis : Durant les fêtes de fin d’année, la maison de la famille Esmond prend feu. À l’intérieur, les pompiers découvrent plusieurs cadavres : le petit Zachary, 4 ans, sa mère, Samantha et le frère aînée, inconscient mais vivant. Aucune trace du père de famille. L’inspecteur Fawley met toute son équipe sur le coup, d’abord pour retrouver monsieur Esmond, porté disparu, puis pour comprendre les circonstances qui ont causé l’incendie de cette maison familiale.

J’ai d’abord été étonnée de la structure du récit, qui n’est pas séquencé en chapitres distinctes. Ainsi, les scènes s’enchaînent les unes à la suite des autres, parfois sans marqueur précis, excepté un saut de ligne presque imperceptible. C’est une subtilité qui donne son originalité à l’histoire et qui la rend d’autant plus oppressante qu’il paraît n’y avoir aucun temps mort. Il faut donc être suffisamment concentré pour suivre l’avancée de l’enquête, mais aussi pour s’y retrouver parmi la myriade de personnages qui peuplent le récit. Les inspecteurs sont nombreux (trop même), il est parfois compliqué de s’y retrouver parmi leurs différentes fonctions et de comprendre précisément quel est leur lien hiérarchique. Il faut dire que Que du feu est le troisième épisode des enquêtes de l’inspecteur Fawley. Je pense donc que les personnages principaux récurrents ont dû être développés précédemment, d’où le peu d’informations que l’on peut percevoir sur eux et les quelques anecdotes qui font référence aux tomes précédents, dont je n’ai pas saisi la subtilités. Mais cela n’empêche en rien la lecture de ce récit.

Le suspense est maintenu jusqu’au dénouement. Cara Hunter essaie de nous induire en erreur durant l’ensemble du récit, de façon à ce qu’on se mette à soupçonner l’ensemble des protagonistes impliqués dans l’incendie. Samantha, la jeune mère, souffrait d’une dépression postpartum lié à sa dernière grossesse ; elle prenait des antidépresseurs en quantité, avait des visions parfois paranormales et n’étouffait pas ses enfants d’amour comme il est courant de le voir chez les parents ordinaires. Le frère aîné des Esmond, quant à lui, semblait ressentir de la jalousie à l’encontre de son jeune frère ; moins d’attention de la part de ses parents et des adultes en général, plus de souplesse pour son jeune frère, à qui l’on passe plus de choses qu’à lui. Enfin, la mystérieuse disparition du père n’arrange pas son cas : pourquoi se cache-t-il ? A-t-il quelque chose à se reprocher ? Si oui, pour quelle raison a-t-il commis cet acte ignoble ? Autant de questions qui turlupinent notre esprit durant l’ensemble de notre lecture – pour notre plus grande joie !


Un thriller à suspense, fluide et bien enchâssé, qui nous tient en haleine jusqu’au dénouement. Attention toutefois, pour une meilleure compréhension, il serait judicieux de lire les deux enquêtes précédentes de l’inspecteur Fawley, à savoir Sous nos yeux et Dans les ténèbres

Ma note : 6,5/10

Pour lire plus d’avis

 

ISBN : 978-2-38122-079-6
Traduction : Nathalie Guillaume

2 réflexions sur “Que du feu

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