Des noeuds d’acier


Des noeuds d’acier de Sandrine Collette

261 pages, éditions Le Livre de Poche, à 6,90€


Résumé : Théo Béranger sort de prison. Dix-neuf mois de rapports humains violents et âpres, qu’il a passés concentré sur un seul objectif : sa libération. Son errance le mène au fin fond de la France, dans une région semi-montagneuse couverte d’une forêt noire et dense. Là, kidnappé par deux frères déments, il va replonger en enfer. Un huis clos implacable, où la tension devient insoutenable.


Extraits : « Les histoires vraies dépassent l’imagination dans ce que l’homme peut avoir de déséquilibré et de dangereux. »

« Je ne suis pas sûr que ce soit ça, survivre. Ou au contraire, c’est là que le mot prend tout son sens. Juste un petit peu plus que vivre, je ne sais pas de quoi est fait ce petit peu. »


Mon avis : Premier Sandrine Collette, mais certainement pas le dernier ! Le pitch a de quoi effrayer : alors qu’il sort tout juste de prison, Théo profite de sa liberté et se réfugie dans un endroit isolé au fin fond de la France, chez madame Mignon. Lors d’une randonnée solitaire, il se fait kidnapper par deux vieillards, deux frères, qui l’enferment dans leur cave et le réduisent en esclavage. Les deux frères lui font faire les tâches les plus ingrates : jardinage, réparations en tout genre, cuisine, ménage… tout en l’asservissant davantage de jour en jour – privé de nourriture et d’eau, traité comme un moins que rien, maltraité, roué de coups… Sa santé se dégrade, son visage change et l’espoir de pouvoir s’enfuir s’amenuise quotidiennement. Seule consolation au tableau : Luc, un autre homme, captif des vieillards depuis près de dix ans.

Je pense que nous sommes tous unanimes sur le fait que c’est un polar glaçant d’effroi. Je ne peux que vous le confirmer : le suspense est omniprésent, du début jusqu’à la fin, avec une tension narrative qui s’accroît au fil des pages.

On plonge dans la folie humaine : deux vieux frères, isolés, qui réduisent en esclavage des êtres humain, sans sembler témoigner de pitié pour ces vies qu’ils brisent. Leurs motivations sont d’autant très troubles : on peut se demander pour quelle raison ils prennent plaisir à retenir captif ces hommes ? Par pure folie humaine ou cruauté ? Ils leur font vivre un véritable enfer : enfermés dans la cave, menottés, assoiffés et affamés, ils sont forcés de réaliser des tâches ingrates, souvent très pénibles physiquement, en plus d’être ouvertement rabaissés psychologiquement, animalisés, traités de chien à longueur de journée. Des conditions de survie déplorables pour ces hommes, privés de liberté et d’espoir de s’en sortir.

En effet,  bien que Théo tente d’échapper à l’attention de ses geôliers à plusieurs reprises, il est constamment rattrapé, frappé, rabaissé. Il semble n’y avoir aucun espoir pour lui d’échapper à une mort prochaine. Quant à nous, pauvres lecteurs, nous sommes suspendus aux lignes de Sandrine Collette, attendant impatiemment un dénouement final bienheureux. Mais l’auteure prend un malin plaisir à cultiver notre patience : impossible de deviner la finalité du récit avant d’avoir tourner les quelques dernières pages.


Un thriller glaçant, un contexte oppressant, qui nous tient en haleine jusqu’au bout. Mon premier Sandrine Collette, mais certainement pas le dernier !

Ma note : 8/10

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ISBN : 978-2-253-17601-5

4 réflexions sur “Des noeuds d’acier

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