IN MY MAILBOX


In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.

 


 

Les éditions Nathan sortent une nouvelle collection de récits courts, à lire en une seule fois. Cette collection sera disponible dès septembre 2020 sur tous les supports : papier, ebook, audio… Pour lancer cette collection, ils ont fait appel aux grands noms de la littérature ado, des auteurs phare de leur catalogue, hautement plébiscités par la critique – de quoi donner une belle impulsion à ce nouveau projet !

J’ai eu la chance de pouvoir recevoir en avant-première les quelques titres qui lanceront ce nouveau projet. Il y a tout d’abord Aux ordres du coeur de Fabrice Colin.

Résumé : « La vérité n’a aucune importance. C’est maman qui choisit ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas. J’irai où ma mère ira. Peu importe ce que nous verrons, ce que nous vivrons. Elle aura toujours raison. »


Viens ensuite Les Potos d’abord de Rachel Corenblit.

Résumé : « Lequel de nous deux a eu l’idée ? On se l’est demandé, après. Lequel de nous deux a proposé à l’autre en premier ce plan foireux… »


Il y a également Le plus mauvais livre du monde de Vincent Cuvellier.

Résumé : « Argice ignorait le bien et le mal, le nu et le sacré, le vide et le morbide. Argice engageait l’être vers cette ironie qu’on appelle Dieu, fatale pensée d’un monde en devenir, à l’agonie, en devenir… »

Ah ouais ! D’accord. Je comprends rien. Remarque, si ça se trouve, c’est fait exprès, le gars, il a voulu faire le livre le plus nul du monde. Et il a réussi.


Son héroïne de Sévérine Vidal.

Résumé : « Rosalie pense à Jessica. Cette fille à besoin d’elle. Le destin les a mises sur le même chemin, dans le même tram, justement pour que Rosalie la sauve. Jess a besoin d’elle, elle le sait. »


Silent Boy de Gaël Aymon.

Résumé : « Silent Boy… Celui qui la ramène pas mais qu’il faut pas chercher. Qu’est-ce que j’ai d’autre comme choix ? Tu t’intègres ou t’es mort. »


Et enfin, pour terminer, Comme un homme de Florence Hinckel.

Résumé : « Il était parti dès qu’il avait su, mû par un instinct animal. Juste se protéger du froid juste saisir la carabine de chasse au passage, et juste une pensée en tête : je vais le tuer. »


J’ai également reçu Passport de François-Marie Banier éditions Steidl. Un magnifique ouvrage photographiques, que je vais me faire une joie de feuilleter.

Résumé : Passport présente des portraits de migrants, réalisés dans les rues de Paris par François-Marie Banier. « Ces hommes avec des milliers de kilomètres derrière eux » dit Banier « qui apparaissent soudainement place de la République, ou se réunissent près de la Gare de l’Est, ou le long du Canal Saint-Martin, yeux rivés sur l’horizon ».

Les images sont tendres, directes, une sorte d’étreinte : « J’ai marché vers eux avec mon appareil, qui est une sorte de petit canon – ce qui n’est pas vraiment rassurant en ces temps de guerre que nous vivons à Paris. Et, comme si ils s’étaient passé le mot, un par un ils sont entrée dans cette chambre sombre comme si c’était un confessionnal, où vous vous déchargez de vos péchés, de vos obsessions et de votre désespoir. J’ai ouvert mes bras à chacun d’eux, presser chaque tête contre mon cœur. Leur alarme – Je sais ce qu’ils ressentent. ». Photos d’identités dans un passeport plus grand que nature, les photos de Banier sont accompagnées de textes lyriques de Atiq Rahimi, Passport est un regard compatissant envers l’exil, « étranger » et appartenance.

« Non, je vous en supplie / ne me regardez pas / je suis un hors la loi… / Je suis sans patrie, étranger. » (OEdipe à Colone, Sophocle)


François-Marie Banier a également sorti Battlefields, toujours aux éditions Steidl.

Résumé : Ma feuille de route : la route de tout son long entre villes, champs, jambes, leurres, fumées du ciel, rayons du soleil, gesticulations, Gay Prides où lueurs de l’âme, du corps, des cœurs transpercent transes et raideurs des imageries du monde. Les gays, pour dire très vite hommes et femmes, autrefois homme ou femme, dépassez les genres, je n’y ai jamais prêté attention jusqu’à la maladie appelée AIDS puis SIDA qui au regard de la mortalité à venir m’a cloué de chagrin. Ils mourraient les uns, les unes après les autres. Guerre d’un virus insaisissable, démoniaque.

Didier vivait à la maison. Un vrai copain. Médecin, il est un des tous premiers à deviner l’immensité de la tragédie. Il la voit avancer, tuer. Il en sera une des victimes. C’était à Paris, à New York, en Australie. Partout. Avant j’avais vu des morts. Pas autant, pas si jeunes. Pas à la chaîne. J’avais vu des accompagnements, des chambres mortuaires, parents, frères, amis en pleurs. Autour, avec, auprès des homosexuels, hommes femmes, où d’autres touchés par l’épidémie, je n’ai vu que des anges. Plus que des anges. Ferveurs délicates aux inventions, ô fidélité, si touchante, bouleversante. Le bourgeois de chez bourgeois n’en revenait pas et racontait le placement à la messe, la dignité au cimetière comme à la volée des cendres, la chaleur de tous. Adieux de géants de sensibilité hors pair. D’accompagnements d’une douceur, de ferveurs inimaginables. Infirmières, médecins, voisins, le monde enfin gentil.

Voilà que j’entre dans une Gay Pride à Paris. Je photographie la poésie, la drôlerie, l’affrontement avec les idées reçues des caparaçonnés. New York, Londres, Rome, Bruxelles, je suis et peins comme d’habitude au déclic, le plus souvent en noir et blanc. Fauves, enfants de chœur, couronnés de pastilles Valda, notaires en cornettes, mômes de Gala et Salvador Dali, conteurs de tous pays, tout un monde qui sait rire et prier.


Dernier ouvrage de François-Marie Banier que j’ai reçu : Dreamers, toujours édité chez Steidl, avec des textes écrits par Erri de Luca.

Résumé : Ce livre, présente les portraits réalisés par François-Marie Banier, d’ouvriers Marocains, en train de se reposer ou dormir sur leur lieu de travail. Attrapés dans des moments de rêve et d’échappatoire à leur labeur, les sujets de Banier se fondent dans l’atmosphère douce et grise de ces images, et semblent, si ce n’est qu’un instant, échapper à leur dure réalité. GILLES PARIS – RELATIONS PRESSE, PUBLIQUES ET PARTENARIATS http://www.gillesparis.com / 05 Rue Princesse 75006 Paris Ce sont de délicats et silencieux portraits, qui sont dans la droite ligne de l’habitude de Banier de photographier des inconnus rencontrés dans des petites ou grandes villes. Selon ses mots : « Photographier ces ouvriers endormis à même le sol de leur chantier, c’était encore pour suivre les lignes paradoxales de l’être, une solitude incarnée par des héros de cinéma, qui changent de visages, de rôles, de siècles, et parfois de genres, à chacune de leur sieste. ».


Dernier album photographiques que j’ai réceptionné : Sur Face de Martin d’Orgeval, toujours édité chez Steidl.

Résumé : Dans Sur Face Martin d’Orgeval attrape des détails lyriques des surfaces quotidiennes, petits miracles visuels que nous aurions manqués autrement. Qu’il s’agisse d’éclaboussures de peintures sur une route, d’un pare-brise couvert de terre, d’un tas de neige feutrée, ou de délicats origamis pris en pleine lumière, d’Orgeval se concentre patiemment sur l’accumulation, selon les mots d’Erri de Luca « d’une collection de visions » qui révèle l’extraordinaire dans le banal. GILLES PARIS – RELATIONS PRESSE, PUBLIQUES ET PARTENARIATS http://www.gillesparis.com / 05 Rue Princesse 75006 Paris « A quels endroits ces photographies existent-elles ? Je parcours le monde depuis plus longtemps que lui et je n’ai rien rencontré qui ressemble, qui me rappelle les manifestations de ces surfaces. Ce sont des expressions de la matière qui se révèlent à lui en disant : voilà ce que je suis. Mais elle ne le dit qu’à lui, à sa pupille ».


Et chez vous, des nouveautés littéraires qui
viennent compléter vos bibliothèques ?

6 réflexions sur “IN MY MAILBOX

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