Falaises


Falaises de Olivier Adam

186 pages, éditions Points, à 6€


Résumé : Étretat. Sur le balcon d’une chambre d’hôtel, un homme veille. Au bout de son regard: les falaises éclairées d’où s’est jetée sa mère vingt ans plus tôt. Le temps d’une nuit, le narrateur déroule le film de sa vie, cherche dans sa mémoire rétive les traces de sa mère disparue. Une question s’immisce peu à peu dans son esprit, lancinante: comment suis-je encore en vie ?


Extraits : « Je me relève et je me dis parfois que le passé est une fiction, qu’on peut en faire table rase, qu’on peut bâtir sur des ruines, et vivre sans fondations. Il m’arrive aussi de penser le contraire. »

« On ne sait jamais rien de ce qui se noue entre les êtres, eux-mêmes souvent l’ignorent, et le découvrent en se perdant.. »


Mon avis : En novembre dernier, j’ai lu mon premier Olivier Adam, certainement le plus connu : Je vais bien, ne t’en fais pas, qui a été encensé par la critique, mais qui m’a laissé un goût d’amertume et de déception. J’ai souhaité retenter l’expérience littéraire en lisant un autre livre de cet auteur… mais malheureusement, le schéma se répète : j’ai été déçue !

Alors qu’il est encore qu’un enfant, Olivier doit faire face à la mort de sa mère, qui se suicide du haut d’une falaise d’Étretrat. Depuis, il vit comme en funambule, brinquebalé dans sa mélancolie entre un frère qui s’éloigne et un père qu’il ne comprend pas. Les années ont passées, le petit Olivier est devenu le père de Chloé, une jolie petite princesse qu’il a eu avec Claire. Bien qu’il ait jamais totalement oublié son enfance gâchée, il tente de donner à sa fille le meilleur cadre de vie possible.

Olivier… Olivier Adam… Le narrateur porte le même prénom que l’auteur lui-même, ce qui fait qu’un lecteur non averti pourrait penser qu’il s’agit là d’une autobiographie. Mais non, l’histoire est bien fictionnelle. Cette dernière est déprimante au possible et quelque peu dérangeante. Entre ces pages, je n’ai trouvé que la noirceur du suicide, la douleur des survivants, les laissés-pour-compte, le déchirement d’une famille incomprise, brisée par cet événement tragique. C’est clair qu’il faut avoir le coeur bien accroché pour prétendre aborder cette lecture.

Je pense que je n’adhère pas à l’écriture d’Olivier Adam. Je la trouve froide, impersonnelle, neutre, elle ne laisse transparaître aucune émotion, aucun sentiment, rien qui ne vienne accrocher l’âme et le coeur. Les thématiques abordées sont pourtant tragiques, mais l’intensité narrative n’y ait pas. Pour être franche, j’ai lu ce livre comme on lit un catalogue de mots, qui, en enfilade, se suivent les uns derrière les autres, sans vraie logique. Le passé, le présent… tout se mélange dans un imbroglio confus. L’ensemble est terne, froid et m’a laissée extérieure et hermétique à cette histoire. Je pense arrêter là mes rencontres littéraires avec cet auteur. 


Un récit tragique sur le suicide subit d’une mère qui mène au déchirement d’une famille. Une lecture éprouvante mais décevante, qui s’étire en longueurs et atermoiements. Le style narratif manquait d’émotions, m’empêchant d’entrer pleinement dans l’histoire. Dommage !

Ma note : 3/10

Pour lire plus d’avis

 

ISBN : 978-2-7578-0068-3

4 réflexions sur “Falaises

  1. Miss Obou dit :

    Je ne connais pas cet auteur, je ne pourrais donc pas te donner mon avis à son sujet…Mais un auteur qui ne laisse paraître aucune émotion ou sentiment, c’est bien triste et il est fort probable que je n’adhère pas non plus!

    Aimé par 1 personne

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