Et puis, Paulette…


Et puis, Paulette… de Barbara Constantine

280 pages, éditions Le Livre de Poche, à 6,60€


Résumé : Ferdinand vit seul dans sa grande ferme vide. Et ça ne le rend pas franchement joyeux.
Un jour, après un violent orage, il passe chez sa voisine avec ses petits-fils et découvre que son toit est sur le point de s’effondrer. A l’évidence, elle n’a nulle part où aller. Très naturellement, les Lulus ( 6 et 8 ans ) lui suggèrent de l’inviter à la ferme. L’idée le fait sourire. Mais ce n’est pas si simple, certaines choses se font, d’autres pas…
Après une longue nuit de réflexion, il finit tout de même par aller la chercher.
De fil en aiguille, la ferme va se remplir, s’agiter, recommencer à fonctionner. Un ami d’enfance devenu veuf, deux très vieilles dames affolées, des étudiants un peu paumés, un amour naissant, des animaux. Et puis, Paulette….


Extraits : « Au fait. Si un jour il devait raconter à quelqu’un ce qu’il a ressenti après le départ des enfants, il dirait sûrement qu’une fois la dernière valise chargée, les derniers baisers donnés aux petits et la porte refermée, un grand trou s’est creusé sous ses pieds, un trou noir, plus profond qu’un puits. Et que le vertige qui l’a envahi à cette seconde ne l’a plus lâché depuis. Ferait partie intégrante de sa vie désormais. Il l’a bien compris.
Mais il y a peu de chance qu’il parle un jour de ça.
Pas son truc de se mettre à poil devant qui que ce soit.. »

« Et puis, Simone. Qui fait sa cheftaine, juste parce que c’est la plus jeune des deux et qu’elle tient encore la forme. Énervante. En même temps, tout ce qu’elle fait, c’est pour Hortense, ça part d’un bon sentiment, on ne peut pas lui en vouloir. Elle a tellement peur de la perdre, la pauvre. Sûr et certain que le jour où ça arrivera, elle se laissera mourir, direct, rien ne la retiendra plus. C’est comme ça quand on passe autant d’années collé à quelqu’un ! On n’a plus de vie personnelle.« 


Mon avisIls s’appellent Guy, Ferdinand, Marceline, Muriel, Simon, Hortense, Kim et vivent ensemble dans la grande ferme de Ferdinand, qui s’est retrouvé seul suite au décès de sa femme. Marceline, sa voisine, vivait dans une maison vieillie et délabrée, qui n’était clairement plus habitable. Ferdinand l’a invité venir habiter chez lui avec ses animaux, le temps de faire réparer sa demeure. Il a également convié Guy, qui s’est retrouvé seul après la mort de sa femme. Sont ensuite venues s’ajouter Simon et Hortense, aussi appelées les soeurs Lumières, deux petites vieilles dames qui vivent et travaillent ensemble depuis plus de soixante-dix ans. Puis, pour s’occuper de tout ce petit monde vieillissant, ils ont conviés Muriel, une jeune femme en école d’infirmières, pour faire les soins quotidiens à Hortense, accablé par l’âge et la maladie. Pour compléter ce tableau incongru, vient finalement s’ajouter Kim, un jeune garçon en école d’agriculture, qui vient aider Marceline dans son activité de maraîchère. Ensemble, ils vont vivre des moments heureux, oubliant momentanément les problèmes de la vie quotidienne.

En cette période noire de confinement, j’avais besoin d’une lecture légère, qui puisse me redonner le sourire et la joie de vivre. Je pense que Et puis, Paulette… était un bon choix. C’est une histoire feel good, légère et tendre, qui donne le sourire et réconforte les coeurs.

Malheureusement, je n’ai pas tellement accroché aux différents personnages : ils sont vraiment très nombreux, chacun à un passé, une histoire et des problèmes, des valeurs différentes à transmettre, ce qui fait qu’on s’emmêle facilement les pinceaux. Plus d’une fois, je me suis prise à réfléchir sur le rôle de tel ou tel personnage. Aussi, compte tenu de leurs histoires respectives, parfois tristes ou touchantes, je pensais être attendrie et émue. Mais je suis restée de glace, un peu absente, survolant distraitement l’histoire, sans vraiment m’attacher ni ressentir d’émotions. De plus, j’ai trouvé la fin de l’histoire un peu bâclée, écrite à la va-vite, qui arrive comme un cheveu sur la soupe, sans transition ni réel intérêt.

Cela n’en reste pas moins une bonne histoire, qui permet de passer un agréable moment de lecture et de s’immerger dans un univers où règne gaieté, solidarité et bonne humeur. L’auteure nous donne une jolie leçon de tolérance et de partage, en mélangeant les générations et les sujets de société. Tous vivent sous le même toit, se respectent, s’entraident et viennent à véritablement s’apprécier les uns les autres : la si redoutée solitude liée à la vieillesse n’a pas sa place dans ce livre !  Pour ces quelques heures d’évasion, si bienvenue en cette période, je vous dis merci Barbara Constantine !


Barbara Constantine entremêle les générations dans un récit feel good, tendre, rempli d’amour et de tolérance, qui réconforte et fait sourire. Ce n’est pas de la grande littérature, mais ça détend et apporte un peu de gaieté dans notre quotidien. 

Ma note : 5,5/10

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