La petite amie


La petite amie de Michelle Frances

517 pages, éditions Pocket


Résumé : ELLE AIME VOTRE FILS…

Laura a tout pour elle : un beau mariage, une situation enviable et un fils, Daniel, qu’elle adore.
Quand ce dernier, étudiant en médecine de vingt-trois ans, rencontre Cherry, superbe jeune femme issue d’un milieu modeste, Laura l’accueille à bras ouverts.

… ELLE VEUT VOTRE MORT !

Mais elle va bientôt découvrir sa future belle-fille sous un tout autre jour… bien plus sombre. Et si Cherry n’en voulait qu’à l’argent de son fils ?
Les deux femmes vont dès lors se livrer une guerre sans merci. Un jeu qui pourrait se révéler fatal…


Extrait : « Les mensonges avaient la fâcheuse habitude de vous mettre dans l’embarras. »

« Elle avait une intime conviction : les occasions cimentaient le couple et plantaient de nouveaux jalons. Plus on faisait de choses à deux, plus on se forgeait des souvenirs, et plus on se forgeait des souvenirs, plus on avait l’impression d’être ensemble depuis longtemps. Et alors la relation passait au stade supérieur. »


Mon avisDaniel fait la rencontre de Cherry, qui jeune femme qui travaille dans une agence immobilière. Laura, la mère de Daniel, est d’abord très enthousiaste par l’arrivée de cette jeune femme dans la vie de son fils, et se fait une joie de la rencontrer. Mais elle va vite déchanter quand elle va s’apercevoir que cette dernière en a après l’argent de son fils. Vexée de ces accusations qu’elle juge comme mensonger, Cherry va tout faire pour éloigner Laura de Daniel et prouver que la relation qu’elle entretient avec son petit ami est dénué de tout intérêt financier.

Dans l’imaginaire populaire, la relation belle-mère/belle-fille n’est jamais aisée. Les mères se sentent souvent dépossédées de leur fonction maternelle, et on peur de perdre l’amour de leurs fils. Naissent alors des tensions et de la jalousie avec leurs belles-filles, qui deviennent leurs principales rivales. C’est exactement ce qui transparaît dans La petite amie : une mère possessive, qui souhaite à tout prix protéger son fils, qui n’hésite pas à s’immiscer dans sa vie privée, au détriment de son intimité. Et d’un autre côté, nous avons Cherry, la petite amie bafouée, qui ne supporte plus ces intrusions incessantes et souhaite garder son chéri pour elle seule. 

Leur but est pourtant le même : rendre heureux Daniel, mais elles n’arrivent pas à s’entendre, à communiquer et à trouver de solutions probantes pour aller de l’avant. Va alors naître progressivement une haine réciproque, qui va aller grandissante entre les deux femmes, qui vont se faire les pires crasses qui puissent exister. Sans aucune pitié, sans penser aux conséquences, elles vont dire et faire des choses qui dépassent l’entendement.

J’avoue avoir particulièrement détesté le personnage de Cherry. Tout, dans son attitude envers Laura, en vers Daniel, envers Wendy, sa propre mère, dans ses paroles, dans sa manière d’être, m’ont fait horreur. C’est une femme condescendante, manipulatrice, égoïste, qui m’a agacée dès les premières pages, et ce, jusqu’à la fin du livre. Mais elle n’est pas la seule à m’être antipathique, puisqu’Howard, le père de Daniel, mari de Laura, est un personnage qui m’a également énervé. C’est un homme marié, mais qui trompe sa femme depuis des années avec sa partenaire de golf, sans jamais avoir eu le courage de mettre un terme définitif à son mariage pour suivre la voie de son coeur. Sa lâcheté, doublée de son manque d’intérêt pour la vie de Daniel ou pour celle de Laura, en fait un personnage haïssable et odieux.

Le récit en lui-même est intéressant, l’écriture est fluide et l’intrigue bien menée, mais j’ai trouvé qu’il manquait quand même un peu de rythme dans l’histoire. Ce roman fait plus de 500 pages, et en définitive, il ne se passe quasiment rien, les actions sont infimes, distillées avec parcimonie, si bien qu’on ressent presque un sentiment de vide en fermant le livre. D’autant plus que le dénouement, que j’aurais pensé peut-être surprenant, ne l’est pas spécialement. On le devine facilement, et on quitte l’histoire avec un goût d’inachevé dans la bouche.


Michelle Frances nous dépeint une relation belle-mère/belle-fille qui dépasse les limites de la bienséance. Une histoire agréable à découvrir, mais pas inoubliable. Si j’avais un conseil à vous donner : méfiez-vous de votre belle-fille !

Ma note : 6/10

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3 réflexions sur “La petite amie

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