Dracula


Dracula de Bram Stoker

575 pages, éditions Pocket, à 4,56€


Résumé : Jonathan Harker, jeune notaire, est envoyé en Transylvanie pour rencontrer un client, le Comte Dracula, nouveau propriétaire d’un domaine à Londres. A son arrivée, il découvre un pays mystérieux et menaçant, dont les habitants se signent au nom de Dracula.
Malgré la bienveillance de son hôte, le jeune clerc ne peut qu’éprouver une angoisse grandissante.
Très vite, il se rend à la terrifiante évidence: il est prisonnier d’un homme qui n’est pas un homme. Et qui partira bientôt hanter les nuits de Londres…


Extraits : « Vous soignez les aliénés. Mais, d’une manière ou d’une autre, tout homme est un peu fou. »

« Le menu peuple me connaît, je suis le maître. Mais l’étranger dans une terre étrangère n’est rien. Nul ne le connaît et, donc, nul ne fait attention à lui.« 


Mon avis : Quelle meilleure période pour découvrir Dracula, qu’en pleins mois d’octobre, à quelques semaines seulement du temps attendu soir d’Halloween ?! C’est donc une belle occasion pour voir de faire d’une pierre deux coups : découvrir un classique qui prenait ma poussière dans ma PAL, et me mettre dans une ambiance propice à cette saison estivale.

Je pense que Dracula n’a plus besoin d’être présenté : ce comte, vampire immortel qui vit seul dans un château isolé, se nourrit du sang d’humains, essentiellement de femmes, qu’il vient mordre dans leur plus profond sommeil.

Écrit dans un genre épistolaire, les victimes féminines, tout comme les médecins qui viennent les soigner et leurs inquiets et éplorés, viennent échangent leur point de vue dans de courtes missives qu’ils s’envoient conjointement, ou qu’ils rédigent dans leurs journaux intimes. Ainsi, nous pouvons avoir accès à chacune de leurs pensées.

J’ai adoré le personnage de Dracula, que j’ai trouvé indéchiffrable, mystérieux, fantasmagorique, insaisissable. Je regrette néanmoins qu’il n’apparaisse que très peu dans l’histoire, ne se matérialisant qu’au début et à la fin du récit. L’ensemble des autres personnages interviennent dans le récit et apparaissent comme des narrateurs, alors que Dracula est le seul à ne jamais prendre la parole. C’est le sujet principal de l’histoire, la personne dont tout le monde parle, mais il reste à une certaine distance du récit, et nous apparaît que plus mystérieux. C’est assez déroutant, puisque j’aurais pensé qu’en lisant l’ensemble de l’oeuvre de Bram Stoker, j’en apprendrais plus sur cet intriguant vampire.

Mais c’est justement ce sombre mystère qui tourne autour de son existence, de sa vie, de sa manière de procéder avec ces victimes, qui forment le réel attrait du roman. C’est ce qui nous hante, ce qui nous attire, ce qui nous ensorcelle et nous fait peur. C’est ce vide de sens et d’explications, cette mise à distance du protagoniste, qui le rend finalement si attirant.

La célébrité  de ce livre n’est plus à prouver, puisqu’il est reconnu comme un classique de la littérature, un chef-d’oeuvre du genre gothique, maintes fois adapté au cinéma ou au théâtre. Le personnage de Dracula traverse les frontières et les siècles, et sa popularité est telle que chacun connaît son histoire, sans pourtant n’avoir jamais lu le livre de Bram Stoker. C’est quand même incroyable, et ça prouve la puissance du personnage ! Malgré le nombre de pages conséquent – près de 600 ans, et écrit en tout petits caractères -, l’histoire reste compréhensible et accessible à tout un chacun, malgré le fait qu’elle ait été écrite en 1897. Comme quoi, comme son personnage éponyme, Dracula reste immortel et traverse les frontières avec aisance.


Fière d’avoir découvert ce monument de la littérature fantastique et gothique, mais un peu déçue tout de même de la lenteur de l’histoire et de la quasi absence du personnage de Dracula. 

Ma note : 7,5/10

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11 réflexions sur “Dracula

  1. Ma Lecturothèque dit :

    Je suis justement en train de le lire en anglais et je ne trouve pas le récit lent. Enfin, c’est vrai, il y a peu d’action, mais chaque chose qui se passe permet de mettre doucement les choses en place. Quant à la quasi absence du Comte, je trouve que ça rajoute du mystère : on ne le voit qu’au travers des yeux des autres personnages.

    Aimé par 2 personnes

    • analire dit :

      Si tu en es encore au début, c’est normal : je trouve qu’il y a beaucoup d’action dans la première partie, avec l’emprisonnement notamment, mais le rythme ralenti ensuite totalement… Et je suis d’accord avec toi pour le mystère autour de son personnage, mais j’aurais quand même souhaité pouvoir l’aborder plus, apprendre à le connaître tel qu’il est, autrement que par toutes les représentations que les gens en font…

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