Tout le bleu du ciel


Tout le bleu du ciel de Mélissa Da Costa

648 pages, éditions Carnets nord, à 21€


Résumé : Petiteannonce.fr : Émile, 26 ans, condamné à une espérance de vie de deux ans par un Alzheimer précoce, souhaite prendre le large pour un ultime voyage. Recherche compagnon(ne) pour partager avec moi ce dernier périple. Émile a décidé de fuir l?hôpital, la compassion de sa famille et de ses amis. À son propre étonnement, il reçoit une réponse à cette annonce. Trois jours plus tard, avec le camping-car acheté secrètement, il retrouve Joanne, une jeune femme, qui a pour seul bagage un sac à dos, un grand chapeau noir, et aucune explication sur sa présence. Ainsi commence un voyage stupéfiant de beauté. À chaque détour de ce périple naît, à travers la rencontre avec les autres et la découverte de soi, la joie, la peur, l?amitié, l?amour qui peu à peu percent la carapace de douleurs d?Émile. Une écriture vive et alerte, des dialogues impeccables, des personnages justes et attachants qui nous emportent jusqu?à un dénouement inattendu, chargé d?émotions. On ne sort pas intact de ce récit magnifique, mené de main de maître par Mélissa Da Costa, une jeune auteure de 28 ans, qui a toujours écrit et publie là son premier roman.


Extraits  « À faire de vivre dans le passé comme tu dis, ou dans l’angoisse du futur, on finit par oublier qu’il y a de la beauté dans tout… ou presque tout… Quand on est enfant, on le fait naturellement, non ? On s’émerveille devant… devant un caillou qui a des reflets argentés ou… ou devant une plume. On ramasse des pissenlits et on s’extasie devant leur jaune intense. Après ça, on trouve ça laid, les pissenlits… On les considère comme des mauvaises herbes. »

« La vie n’en a jamais terminé. Il l’a bien compris. Tant qu’il décidera qu’il n’est pas mort, elle continuera de lui jouer de drôles de tours. Et il n’est pas encore mort. Au contraire. Il ne s’est jamais senti aussi vivant. »


Mon avis : Émile est condamné. À 26 ans seulement, il apprend qu’il est atteint d’un Alzeihmer précoce, qui va impacter l’ensemble de son système nerveux. Il ne lui reste plus que deux ans à vivre. Mais Émile entend profiter pleinement de ce laps de temps, et publie une annonce pour rechercher un compagnon, assez fou et intrépide que lui, pour l’accompagner dans son dernier voyage en camping-car. À son plus grand étonnement, une certaine Joanne répond à son annonce. Ni une ni deux, ils se rencontrent et prennent la route ensemble. Bien que la cohabitation soit difficile au début, ils vont lentement apprendre à s’apprivoiser conjointement.

Avant même que je ne débute ma lecture, je pressentais que j’allais adorer ce livre. En effet, j’avais lu énormément d’avis très positifs sur cette histoire, qui me donnaient expressément envie de la découvrir à mon tour. Je me suis donc jeté avidement dans les 650 pages de ce gros pavé, et j’en ressors comblée.

Tout le bleu du ciel est un récit extrêmement bien écrit, d’une plume à la fois douce, subtile, émotive, presque fragile par moment. Je ne connaissais pas Mélissa Da Costa, mais je tiens à la féliciter pour la justesse de son écriture, pour son style si singulier, presque apaisant à lire. Je ne doute pas que je vais entendre parler de cette auteure dans les mois, ou les années à venir.

L’histoire n’a rien d’exceptionnelle en soi, mais la façon dont l’auteure la raconte la rend si  particulière et si touchante. Je me suis attaché aux deux personnages protagonistes. Émile, dont les jours sont comptés, réalise sa dernière volonté : celle de voyager, de se rapprocher de la nature, de se couper du monde pour se recentrer sur soi et profiter pleinement pour soi et seulement soi.

Même Joanne, petite femme sauvage, introvertie et renfermée sur elle-même, s’ouvre progressivement et nous apparaît de plus en plus sympathique et touchante. Ce duo, au début improbable et un peu bizarre, va finalement finir par bien fonctionner.

J’ai adoré voyager dans ce camping-car à leurs côtés. Je me suis sentie comme eux deux, à la fois libre et apaisée par toute cette nature, par la simplicité de la vie qu’ils ont décidé de mener, par les rencontres qu’ils ont fait. Eus, Peyriac-de-Mer, Gruissan… Émile et Joanne m’ont fait découvrir de magnifiques coins verdoyants et accueillants de l’Occitanie, où il fait bon vivre. J’avoue que les descriptions qu’ils en ont fait m’ont donné envie d’aller flâner par là-bas cet été, sorte de pèlerinage, sur les traces de ces deux protagonistes que j’aie tant aimé.

Pour mon plus grand plaisir, ce livre, à peine sorti, va prochainement être adapté au cinéma. Je suis très heureuse pour Mélissa Da Costa, qui le mérite amplement ! Pour sûre, je serai l’une des premières à aller voir son adaptation.


Tout le bleu du ciel est une parenthèse de bonheur et de vie, authentique et pure. Je vous recommande cette lecture, qui m’a fait voyager et m’a apaisée. 

Ma note : 9/10

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3 réflexions sur “Tout le bleu du ciel

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