Autobiographie

La petite dernière


La petite dernière de Susie Morgenstern

222 pages, éditions Nathan, à 13,95€


Résumé : Les PETITES dernières aussi veut faire de GRANDES choses !

La petite Susie grandit dans les années 50, à Belleville, aux États-Unis, dans une famille juive de trois enfants. De trois filles plus exactement : Sandra, Effie, et elle, Susie « La petite dernière ». Et c’est son grand drame d’être la troisième ! Seules ses aînées se voient confier de véritables missions par sa mère : préparer les légumes, mettre la table… Elle, elle n’est même pas digne d’éplucher les patates ! Elle doit se contenter de faire ses devoirs. En plus, ses sœurs prennent toute la place : Sandra est « la plus jolie », Effie « la plus drôle ». Que lui reste-t-il de spécial ?

Des choses quotidiennes tendres et drôles, inspirées de la vie de l’auteure.


Extraits :  « Mais j’avais déjà en tête le plus grand projet de ma vie : lire tous les ouvrages posés sur les étagères de chêne, en débutant par les auteurs donc le nom commençait par A.
Peu importe ce que je lisais, ce qui m’intéressait c’était de lire, toujours et encore.« 

« Elle réussissait à rendre chaque minute de sa vie excitante dans ce trou qu’était Belleville. Elle était la première à dire qu’on a la vie qu’on se construit. »


Mon avisSusie Morgenstern est une auteure de livres jeunesse, qui place au coeur de ses histoires de nombreux enfants, et notamment des filles. C’est le cas avec sa saga La famille trop d’filles, qui met en scène une famille de six soeurs et un frère. Je n’ai donc pas été surprise lorsque j’ai appris que Susie Morgenstern était la cadette d’une famille de trois petites filles. On comprend bien que l’inspiration pour la saga précédemment citée a été puisée directement dans le quotidien de l’auteure.

La petite dernière, contrairement à ces autres ouvrages, est un récit autobiographique, dans lequel l’auteur nous fait part de quelques souvenirs de l’année de ses dix ans. Entre anecdotes croustillantes et rigolotes ou secrets inavoués, l’auteure nous emmène avec elle dans les années de sa folle jeunesse.

Plusieurs choses ont marqués particulièrement la petite fille qu’elle était. La première, c’est sa place de cadette. Ses parents ont fait un troisième enfant pour obtenir un garçon, et manque de chance, c’est la petite Susie qui est apparue. Après cette révélation, il n’est pas aisé de ne pas se sentir un peu coupable. De plus, précédée de deux grandes soeurs, Susie s’est vue reléguée au second plan, que ce soit dans les tâches ménagères à accomplir, ou dans le coeur de ses parents. Entre jalousie et admiration pour ses soeurs, et culpabilité envers ses parents, la troisième place de Susie n’a jamais été évidente !

Deuxième grand souvenir que Susie a conservé de son enfance, c’est la pratique religieuse quotidienne que ses parents lui imposaient. Sa famille étant juive, Susie a vécue à distance la seconde guerre mondiale, et l’antisémitisme qui sévissait gravement en Europe. Réfugiée aux États-Unis, ils pratiquaient tous, avec une assiduité marquante, les prières quotidiens et autres fêtes liées au judaïsme. Cette partie de l’histoire m’a particulièrement fascinée, puisque l’état d’esprit des gens  au regard de la religion, ainsi que la bonhomie qui planait dans ses années semblent être un temps totalement révolu. De nos jours, il est difficile de concevoir d’afficher aussi clairement sa religion sans se prendre des remarques ou insultes à tout va… Les souvenirs de Susie n’ont jamais aussi bien portés leurs noms : des événements passés et terminés, que l’on garde précieusement dans sa mémoire.

En plus de ces textes intimes, l’auteure a incorporé quelques dessins qu’elle a elle-même réalisé. En lien avec le récit, la plupart illustrent l’amour fraternel entre elle et ses soeurs. Ces dessins peuvent également être un moyen de se replonger un instant dans l’enfance merveilleuse, où dessiner constituait la tâche la plus importante à faire de la journée.

 


Une histoire pleine de tendresse et de douceur, qui évoque des souvenirs d’enfance chaleureux. Une parenthèse enchantée, qui vous rendra à la fois heureux et nostalgique.

Ma note : 6/10

 

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