Roman

Celui d’après


Celui d’après de Jessica Cymerman

189 pages, éditions Charleston, à 17€


Résumé : Jean et Anna, c’est le couple que tout le monde envie. Jeunes, beaux, follement amoureux, tout leur réussit. Le mariage est prévu, la route est tracée.
Mais Jean meurt dans un accident. La vie de la jeune femme s’effondre. Les mois passent, le deuil se fait, petit à petit. Alors Anna décide qu’il faut qu’elle aille de l’avant. Et elle veut trouver l’homme parfait.
Mais l’homme parfait, c’était Jean, et Jean, elle l’a perdu. Alors elle se met en tête de trouver son parfait sosie. Et quand elle rencontre Frédéric, sa vie va changer…


Extraits :  « Tous les couples ont un hymne, un air qui leur provoque de la joie, une mélodie qui résonne comme un écho à leur bonheur.
Parfois même lorsque cet air passe à la radio, si on s’approche bien des amoureux il n’est pas rare de voir apparaître un début de sourire complice à la commissure de leurs lèvres, comme pour dire « c’est notre chanson, nous on sait ».« 

« A dix-huit ans c’était une folie.
A vingt ans c’était une évidence.
A vingt-cinq ans une certitude.
Nous allions nous marier, avoir des enfants et être heureux jusqu’à ce que la mort nous sépare.
Et ce fut le cas. »


Mon avisNon, non, non ! Quelle déception, mais alors quelle déception… Je n’ai accroché ni à l’histoire, ni aux personnages, ni au style d’écriture de l’auteure…

L’histoire est simple : Anna et Jean sont un couple d’amoureux, qui vont bientôt se marier. Mais Jean va brutalement décéder dans des circonstances grotesques (il est tombé dans des marches d’escalier), laissant Anna seule et abattue. La jeune femme n’arrive pas à combler le vide laissé par Jean, c’est pour cela qu’elle va tenter de mettre la main sur le sosie de Jean. Pour se faire, les moyens les plus abjectes sont mis en oeuvre : comme la sélection d’escort boys, prêts à se plier aux règles stricts d’Anna.

Le message que voulait donner à voir l’auteure est bien pensé, et avait pour but de délivrer un filet d’espoir aux personnes ayant perdus un être cher. On peut toujours se reconstruire et continuer à vivre, puisque la vie continue. Mais l’auteur met en scène ce message d’une manière tellement maladroite que ça en devient ridicule. L’auteure tente par exemple d’incorporer des touches d’humour dans un sujet gravissime. Mais rires et larmes sont incompatibles. Ainsi, les tentatives d’ironie de l’auteure ne m’ont pas atteintes ; je suis restée de marbre, passablement choquée, même, par tant d’allégresse suite à tant de perte. Parler de la mort avec autant de légèreté peut en rebutant certains… dont moi !

De plus, je m’attendais à ressentir pleins d’émotions (joie, pleurs…), mais je n’ai absolument rien ressenti. Le style d’écriture de Jessica Cymerman est trop brutal et ne laisse pas le temps aux sentiments d’arriver et de s’installer.

Par ailleurs, je n’ai pas réussi à cerner la protagoniste, qui est, aux premiers abords, très froide, et qui ne laisse pas voir ses sentiments. Elle a des réactions improbables, et pense d’une manière extrêmement bizarre. J’avoue que cette Anna m’a mise mal à l’aise durant toute ma lecture.


 Une lecture éclair, qui me laisse un arrière-goût âcre en bouche. Je ne partage en aucun cas la vision de l’auteure sur la mort, que je trouve bien trop légère et inconsidérée. Rien ne m’a plût dans ce récit (si ce n’est la couverture). Amis lecteurs, passez votre chemin. 

Ma note : 3/10

 

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