Roman policier et polar·Thriller

Dis-moi que tu mens


Dis-moi que tu mens de Sabine Durrant

407 pages, éditions Préludes, à 16,90€


Résumé : Tout commence par un mensonge. De ceux qu’on fait tous pour impressionner une vieille connaissance. L’histoire de votre vie, légèrement embellie, face à cet avocat brillant, époux et père comblé, que vous avez croisé par hasard.Puis, sans savoir comment, vous vous retrouvez à dîner chez lui, à accepter une invitation en vacances, propulsé dans une vie de rêves ? celle à laquelle vous avez toujours aspiré. Jusqu’à ce que cette vie ne semble plus si idyllique?Mais vous êtes déjà pris au piège, transpirant sous l’impitoyable soleil de Grèce, brûlant d’échapper à la tension ambiante. Alors vous comprenez que, si douloureuse la vérité soit-elle, ce sont vos mensonges qui ont causé le plus de tort? Et, à ce moment-là, il est déjà trop tard. L’auteur de Ce que tu veux revient avec un nouveau thriller remarquable, un huis clos où le héros court sans le savoir vers son destin? et son inéluctable chute. Dis-moi que tu mens ménage avec maestria une tension constante. L’auteur signe aussi là une satire incisive : elle cerne ce monde bourgeois dysfonctionnel avec une finesse désopilante.


Extrait :  « La vérité est une chose bien étrange, Paul. Toute vérité est subjective.« 


Mon avis : Paul Morris est un homme qui ne vit que sur des mensonges. Sa vie entière n’est qu’un mensonge : il n’a pas de travail, mais s’invente des contrats d’écrivains à la solde exorbitante ; il n’a pas de véritable habitat, puisqu’il vit dans un appartement qu’on lui prête contre des petits services, mais se vante que l’appartement lui appartient, etc. Quand on construit sa vie sur des mensonges, il est dur de s’en dépêtrer. Paul va croiser par hasard Andrew, un ancien ami de faculté, et Tina, une jolie jeune femme dont il va faire la connaissance. Ils vont rapidement se rapprocher, tant et si bien qu’ils finiront par sortir ensemble, et que Tina l’invitera à partir avec elle, ses enfants et la famille d’Andrew en vacances en Grèce, dans la maison familiale. Mais les vacances, rêvées idyllique et reposantes, vont rapidement virer au cauchemar.

L’auteure a réussie à me tenir en haleine de la première à la dernière page. A chaque fin de chapitre, j’étais désireuse d’en apprendre davantage, et donc de débuter la lecture d’un nouveau chapitre. Il faut dire qu’elle distille quelques indices de lecture à droite et à gauche, censés aider à mieux comprendre l’intrigue, mais sans jamais révéler en intégralité ce qu’il s’est passé. D’où le désir grandissant d’en savoir toujours plus et d’enfin comprendre tout ce qui jusqu’alors nous échappe.

Mais méfiez-vous, ce livre est un thriller psychologique. C’est-à-dire que les actions n’y seront pas très nombreuses. Ne vous attendez pas à des événements à tout va, il n’y en aura pas. En revanche, vous y retrouverez de longues descriptions, quelques analyses de personnalités, des pauses sur des menus détails… on aime ou on aime pas. Pour ma part, j’ai trouvé le temps long parfois ; j’avais cette impression que l’histoire n’avançait pas, ou trop doucement à mon goût. Ayant prêté ce livre à ma mère pour qu’elle puisse le découvrir, elle a également trouvé certains passages trop longs, et a abandonnée sa lecture en partie à cause de cela. Rassurez-vous, il y a quand même une intrigue principale, avec du suspens, une disparition inquiétante, et la recherche d’un coupable.

Tous les personnages semblent suspects et paraissent coupables. Leurs étranges comportements, les paroles qu’ils profèrent… on cherche à nous duper !  Alors au moment du dénouement, je ne vous cache pas ma surprise. Je m’attendais à tout, sauf à ça. Je vous laisse le plaisir de lire l’entièreté du livre et de vous faire surprendre vous aussi par cette fin inattendue. Seul indice que je pourrais vous donner : tel est pris qui croyait prendre ! Ouvrez grands vos yeux, et ne vous laissez pas berner.

Derrière toutes ces belles paroles – narratives et fictives -, cette jolie histoire nous enseigne quand même que le mensonge n’apporte jamais rien de bon. Enjoliver sa vie à travers de fausses paroles ne vous rendra pas plus sympathique ni plus aimé, et détruira en partie votre vraie vie.


Un thriller psychologique prenant et addictif, qui aurait quand même mérité plus de peps. Entre vérités, non-dits et faux-semblants, saurez-vous démêler le vrai du faux ? 

Ma note : 6/10
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3 réflexions au sujet de « Dis-moi que tu mens »

  1. Ping: D
  2. Bonjour, j’espère que vous allez bien, pour ma part oui je profite du beau temps.
    Voici 2 nouveaux articles :
    -http://leslecturesdeaude.skyrock.com/3295865734-Alice-au-pays-des-merveilles-suivi-de-l-autre-cote-du-miroir-de-Lewis.html
    -http://leslecturesdeaude.skyrock.com/3295866502-King-s-game-de-Nobuaki-Kanazawa.html
    Je vous souhaite une bonne lecture et une bonne fin de journée.

    J'aime

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