Roman policier et polar

Les justes

Les justes de Michael Wallace.
300 pages, MA éditions, à 17,90 €

 

Résumé : Par une froide nuit dans le désert de l’Utah, une jeune femme s’enfuit de chez elle, son enfant endormie dans les bras. Plusieurs heures après, elle est retrouvée morte la gorge tranchée et la langue arrachée – et fait curieux, sa petite fille a été ramenée dans son lit. Les habitants de Blister Creek souhaitent voir ce meurtre affreux résolu au plus vite, car ils font partie d’une communauté unique en son genre : une secte polygame dissidente des Mormons, qui ne peut se permettre de voir cette affaire filtrer dans le « monde extérieur ». Ils font donc appel à l’un des leurs : Jacob Christianson, fils d’un patriarche respecté, et accessoirement cousin de la victime. Avec l’aide de sa soeur adolescente, Eliza, Jacob commence à enquêter sur cet étrange meurtre et met bientôt au jour un monstrueux secret, qui pourrait détruire les fondations même de leur église…

Extraits :  « Dieu n’interfère pas dans le libre arbitre des hommes. Il ne peut empêcher toutes les choses horribles d’arriver. »
« Il est crucial de préserver l’harmonie dans la communauté. Ceux qui s’y opposent ouvertement perdront toujours, au final. »

Mon avis : J’ai commencé la lecture de ce roman sans aucune appréhension : la couverture est magnifique, il est indiqué que ce livre est un thriller, la petite phrase de présentation est intrigante « Quel terrible secret cache cette communauté mormone ? » et le résumé m’a beaucoup plût. Je me suis donc directement lancé dans ce curieux roman.

Nous assistons dès le début du roman à la scène la plus macabre du livre. Amanda Kimball s’enfuit avec sa fille de la maison dans laquelle elles vivent, pour venir trouver le père Joseph pour une raison inconnu. Malheureusement pour elle, deux hommes viennent à la découvrir. Ils lui tranchent la gorge et lui arrache la langue.
Suite à cette scène, Jacob, étudiant dans la médecin, ainsi que sa demi-soeur Eliza, arrivent à Blister Creek sous les ordre de leur père, pour résoudre l’affaire, et retrouver le meurtrier de leur cousine, Amanda… mais également pour rencontrer leur futurs époux. Car ce n’est pas un hasard si tous les personnages cités précédemment se connaissent tous et sont reliés d’une quelconque manière : nous venons d’atterir dans une communauté mormone, où les hommes n’ont pas moins de trente enfants.
Qu’est-il arrivé à cette pauvre Amanda et à son enfant ? Eliza et Jacob vont-ils suivre les ordres de leur Père et de l’église ?

En débutant ma lecture, une sorte de malaise m’a enveloppé. Peu habitué à ce genre de lecture et à ses coutumes très originales que nous offre ce roman Les justes, il m’a fallu un certain temps d’adaptation pour enfin me sentir à mon aise dans l’histoire.

En parlant de malaise, j’insiste sur les codes spéciaux de la communauté mormone qui autorise et recommande la polygamie, de sorte que les hommes se retrouvent avec plusieurs femmes à charge et énormément d’enfants. De plus, ces jeunes femmes ne peuvent pas choisir leur futur mari, elles doivent se plier au choix de leur père, ou de leurs frères. Réduites au rang d’animaux servant essentiellement à ressentir du plaisir pendant quelques instants et à procréer, cette communauté de mormones semble de pas respecter les femmes à leur juste valeur. Les hommes dominent, et ça se ressent.

Dans Les justes, une réelle complicité unissait Jacob et Eliza. A travers les actes protecteurs de Jacob, et ses paroles bienveillantes, l’amour transparaissait. Très proche tout au long de l’histoire, ils restent soudés, se racontent quasiment tout, et ne se quittent pas une seconde, se protégeant mutuellement des mésaventures qui pourraient leur arrivé.
Mais la curieuse attitude des personnages ne laissait pas apercevoir leur réel avis sur leur communauté. Sont-ils réellement heureux ? Croient-ils en l’Eglise, ou n’est-ce qu’une figure qu’ils se donnent ? Si certains passages favorisaient la réponse à cette question, le passage d’après remettait directement en doute cette découverte. On ne sait donc pas vraiment ce que pense les personnages sur leur propre communauté.

Ce livre était fort intéressant, il instruit énormément sur les pratiques des mormons, leur mode de vie, et les traditions qu’ils ont l’habitude de réaliser à l’Eglise, entre eux. J’ai cru comprendre que l’auteur, Michael Wallace, a lui-même fait parti d’une communauté mormone. Il partage avec ses lecteurs toutes ses connaissances et son expérience. Il retranscrit la vie de ce « peuple » à travers un thriller aussi effrayant physiquement que psychologiquement (grâce à ses personnages plutôt… originaux).

Arrivé à la moitié du roman, j’ai réussi à me plonger parmi cette communauté, et à réellement comprendre leur mode de fonctionnement.
Malheureusement, concernant le livre en général, je l’ai trouvé bien long. Certains passages étaient superflus, inutiles et bien ennuyant, alors que d’autres étaient au contraire bien palpitants… mais trop courts !

 

Ma note : 5,5/10
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