Littérature américaine·Roman

Les divins secrets des petites ya-ya

Les divins secrets des petites ya-ya
de Rebecca Wells
539 pages, éditions Charleston, à 8,90€

 

Résumé : « Une danseuse de claquettes maltraite ses enfants. »
Quand Vivi Walker lit dans le New York Times le portrait que brosse d’elle sa fille Siddy, metteur en scène à succès, elle la renie sur-le-champ. Afin de renouer le dialogue entre la mère et la fille, Necie, Teensy et Caro, les amies intimes de Vivi, finissent par la persuader d’envoyer à Siddy son album souvenir : « Les Divins Secrets des Petites Ya-Ya. »
Siddy va alors plonger dans l’univers des Ya-Ya, du nom cajun que les quatre amies se sont donné avant-guerre, lors de leur folle jeunesse en Louisiane. Elle découvre un petit groupe à part, soudé par une amitié que rien – ni les mariages, ni la naissance de nombreux enfants – ne pourra jamais affaiblir. À travers ces souvenirs fragmentés, Siddy perçoit aussi les zones d’ombres de la vie de sa mère, drames intimes et douleurs tues, offrant une image inattendue de l’exubérante Vivi, en femme meurtrie que seul le soutien indéfectible de ses amies a pu maintenir debout.

Extraits :  « « Oh, le bébé ! Oh, le bébé Cadum à sa maman ! » lui murmure Teensy. Et puis tout d’un coup, comme ça, Teensy lâche un pet ! Un énorme pet ! On se demande comment un vent aussi gros a pu sortir d’une aussi petite fille. Elle a l’air choquée. Elle regarde derrière elle, comme si elle n’arrivait pas à croire qu’elle a pu faire ça. Quand ça arrive à notre chien, il se fait peur tout seul. »

« Pour moi, les odeurs sont comme une personne invisible dont les gens oublient la présence. »

Mon avis :  C’est très rare que cela m’arrive, mais aujourd’hui, j’ai beaucoup de mal à écrire ma chronique et à parler de ce livre. Mais pourquoi ? Parce que je suis partagée quant à mon ressenti final. D’un côté, j’ai aimé découvrir ce livre, cette famille, ces femmes et les nombreux secrets qu’elles renfermaient… mais d’un autre, je me suis partiellement ennuyée tout au long de ma lecture et les personnages m’ont énervée à plusieurs reprises.

Mais commençons déjà par vous raconter ce dont parle ce livre. Les divins secrets des petites ya-ya, c’est l’histoire d’une amitié féminine qui dure depuis l’enfance. Quatre femmes, très différentes, qui ont renommées leur groupe la tribut des « ya-ya ». Mais voilà, une des ya-ya, Vivi, s’est vue rabaissée dans le New York Times, par sa fille, Siddy, qui a dressée un pitoyable portrait de sa mère. De ce fait, les trois autres ya-ya vont tout mettre en oeuvre pour réconcilier cette mère triste et déçue par sa fille, qui n’a jamais su voir qui était réellement sa mère. Elles vont offrir à Siddy le carnet qui regroupe tous les secrets des ya-ya, afin que cette dernière puisse découvrir qui est vraiment sa mère.

Alors oui, cette histoire est jolie, pleine de douceur et de tendresse. Les pouvoirs de l’amitié sont mis en avant, tout comme l’amour qui existe et perdure entre une mère et sa fille.

Mais les personnages ne m’ont pas forcément plût. Trop mous, sans personnalité particulière – surtout Siddy, que j’aie encore moins appréciée que les autres. Siddy ose parler à une journaliste, révélant des secrets intimes de sa vie (comme quoi sa mère la battait quand elle était petite, qu’elle buvait beaucoup d’alcool, etc) et une fois l’article publié, elle s’en va s’excuser en pleurnichant, disant qu’elle regrette. Dès le début, elle ne m’a pas plût… pis encore, elle m’a énervée !
Je n’ai pas accroché non plus à l’histoire, qui ne m’a pas offert assez de rebondissements, d’actions et de mouvement. On oscille entre le présent et le passé. Entre un vide temporel et des souvenirs de l’ancien temps. J’aurais aimé que les ya-ya soient plus délurées et excentriques, plus vivaces, quoi !

Et alors, je pense que ce qui m’a encore plus énervée que les personnages et l’histoire niaise, c’est la traduction. Les divins secrets des petites ya-ya est écrit, à l’origine, dans un style propre à la Louisiane, lieu où se déroule l’histoire. Bien évidemment, il y a certaines expressions typiques de là-bas qui sont incorporées dans le récit, mais qui ne peuvent pas être traduits textuellement en français. Malheureusement, les traducteurs se sont amusés à les traduire. Ce qui fait que nous avions, tous les dix pages, des « v’s aut' » qui m’ont agacés à un point inimaginable !

Bref. Sinon, j’ai découvert qu’une adaptation cinématographique avait été réalisée sur ce livre. Sortie en 2002, elle s’intitule « Les divins secrets » et reprend, à peu de choses près, la trame du roman. Malheureusement, après avoir lu plusieurs commentaires concernant le film, une seule idée m’est restée en tête « le film n’égale pas le livre ». Moi qui n’ait déjà pas aimé le livre… je ne pense donc pas regarder le film. Mais libre à vous de le faire, si vous souhaitez découvrir l’histoire des ya-ya !

Vous l’aurez compris, je n’aie pas accroché à ce livre. Même si le thème abordé était intéressant, la façon de l’aborder ne m’a pas plût. En effet, tout m’a agacé : les personnages, l’histoire, la traduction, même ! En plus de ça, ma lecture fût d’un ennui monstre. Mais ceux qui n’ont pas peur de l’ennui peuvent se jeter dans la lecture de ce livre. Sieste garanti !

Ma note : 4/10————Votre note : ?

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