Humour·Littérature anglaise

La femme qui décida de passer une année au lit

La femme qui décida de passer une
année au lit de Sue Townsend.
446 pages, éditions Charleston, à 21 €

 

Résumé : Le jour où ses jumeaux quittent la maison pour entrer à l’université, Eva se met au lit… et elle y reste. Depuis dix-sept ans que le train de la vie l’entraîne dans une course effrénée, elle a envie de hurler : « Stop ! Je veux descendre ! » Voilà enfin
l’occasion.

Son mari, Brian, astronome empêtré dans une liaison extraconjugale peu satisfaisante, est contrarié. Qui lui préparera son dîner ? Eva ne cherche qu’à attirer l’attention, prétend-il. Mais la rumeur se répand et des admirateurs par centaines, voyant dans le geste d’Eva une forme de protestation, se pressent sous la fenêtre de sa chambre, tandis que son nouvel ami, Alexander, l’homme à tout faire, lui apporte du thé, des toasts, et une sollicitude inattendue. Depuis son étrange prison, Eva va-t-elle trouver (enfin) le sens de la vie ?

Extraits :  « Les études montraient que le cerveau des hommes était sensiblement plus gros. Une main féminine avait annoté en marge : « Alors, pourquoi ces salauds d’hypercérébrés sont-ils incapables de se servir de la brosse à chiottes ? » »
« Elle se demanda si les pies étaient heureuses – ou bien le bonheur n’était-il qu’une notion propre à l’être humain ? »

Mon avis : Comme par hasard, j’ai commencé la lecture de ce livre le 8 mars (donc hier), pendant la journée de la femme… une lecture très appropriée pour cet évènement !

Ce roman a été une très grande et bonne surprise, je ne m’attendais pas du tout à découvrir une telle histoire en lisant les premières pages.

Eva est la maman de deux jumeaux surdoués, qui viennent de passer à l’université. Le jour même après leur départ, elle se sent soudainement soulagée, et décide de se coucher dans son lit… mais n’y ressort plus ! Son mari commence à s’inquiéter, il alerte toute leur famille, leurs amis, et quelques médecins, qui l’a prennent tous pour une folle. Mais Eva est catégorique : elle ne veut pas sortir de son lit ! Pendant de longs mois, elle va rester cloîtrée dans sa chambre, se faisant servir à manger, n’allant dans la salle de bain seulement en mettant un drap blanc par terre et en marchant dessus, ce qui permet de relier la salle d’eau à son lit : une manière de rester à moitié couché. Elle va également faire de sublimes rencontres, et va faire un gros bilan de toute sa vie…

Avant de commencer à lire ce roman, je suis allé voir quelques critiques postées par d’autres blogueurs, et les avis étaient assez mitigés. Certains avaient adorés et ri aux larmes, tandis que d’autres n’ont pas réussi à entrer dans l’atmosphère loufoque de l’auteure, et n’ont pas adhéré à l’humour anglais.
Pour ma part, je fais partie de la première catégorie de ces personnages-là : j’ai vraiment bien aimé ce livre (mais j’avoue ne pas avoir ri tout du long, mais certains passages m’ont quand même fait sourire !)
Ce roman se lit tout seul, il permet de se détendre, et de réfléchir à certaines questions, soulever certains interrogations.

Les personnages sont drôles, décalés et originaux. Ils sont tous très différents les uns des autres, totalement marginaux pour la plupart. On retrouve bien l’humour jusque dans les prénoms et noms des différents personnages : Brian (le papa), Brianne (la fille), Brian Junior (le fils), les Beavers (castors, en anglais) etc., c’est bien pensé !
La petite déception côté personnages à été vers la fin, à propos de Brian Junior et Brianne. J’aurais adoré savoir ce qu’il arrive aux deux jumeaux, à la fin du roman… je n’ai pas bien compris (ou peut-être est-ce mal expliqué), mais quand les « agents » les arrêtent, c’est assez compliqué de déterminer où ils les amènent.

L’humour de Sue Townsend est présent tout au long du récit, il est très agréable à lire, est met de bonne humeur à chaque fois !
En écrivant La femme qui décida de passer une année au lit, je pense que l’auteure à voulue pointer du doigt tous les travaux que peut faire une femme dans sa vie, et montrer toutes les personnes qui dépendent d’elle au quotidien. C’est pour cette raison qu’Eva décide de se reposer, de rester tranquille quelques temps, pour faire le point sur sa vie passée, et sa vie future. C’est un bon moyen pour se mettre les idées au clairs, j’aimerais beaucoup en faire autant…

Le gros point négatif que je tiens à relever, c’est le dénouement. Il m’a l’air bâclé, écrit à la va-vite… C’est vraiment dommage, je m’attendais à une fin surprenante, digne du roman entier !

Une comédie hilarante, des personnages originaux, et un thème qui devrait beaucoup plaire aux femmes.

 

Ma note : 8,5/10
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