Classique·Littérature russe·Roman

Anna Karénine

Anna Karénine de Léon Tolstoï
980 pages, éditions Pocket, à 4,90€

Résumé :  En gare de Moscou, deux jeunes gens s’aiment au premier regard. Femme d’un haut fonctionnaire, ornement de la société tsariste de son temps, Anna Karénine éblouit le frivole comte Wronsky par sa grâce, son élégance et sa gaieté. À ce bonheur, à cette passion réciproque porteuse de scandale et de destruction, ils ne résistent pas longtemps. En écho à cette tragédie programmée, on entend toute l’âme d’un peuple et les premiers craquements de l’Empire russe en train de se lézarder.

Extraits :  « La liberté ? pourquoi la liberté ? Le bonheur pour moi consiste à aimer, à vivre de ses pensées, de ses désirs à elle, sans aucune liberté. Voilà le bonheur ! »
« Pour pardonner, il faut avoir souffert. »

Mon avis :  J’avais ce livre dans ma pile de livres à lire depuis un petit moment, et l’épaisseur de cet ouvrage m’effrayait un peu – il fait quand même plus de 980 pages ! Quand Anna Karénine a été sélectionnée comme lecture commune du mois de février 2016 sur le forum de Babelio, j’ai été enchantée : j’allais enfin pouvoir découvrir ce classique de la littérature russe !

Je vais tenter de vous résumer l’histoire – mais mon résumé n’aura jamais assez d’importance en comparaison de l’admirable monde construit pas Léon Tolstoï. Anna est marié à Alexis Karénine, un homme haut placcé dans l’administration russe. Kitty refuse l’amour de Lévine, un simple paysan, pour celui de Wronsky. Stéphane Arcadiévitch, le frère d’Anna Karénine, est marié à Dolly, la soeur aînée de Kitty. Au détour d’une gare, Anna croise le regard de Wronsky. A partir de ce moment-là, Anna va découvrir l’amour… et ses difficultés. En se séparant de son mari et en courtisant un autre homme, Anna va s’attirer les regards, les médisances et les commérages. Alors qu’elle croyait que l’amour de Wronsky allait être comme un renouveau existentiel pour elle, les malheurs vont s’enchaîner, au point de douter constamment de son amour.

Anna Karénine, c’est un livre d’une modernité déconcertante, dans lequel chaque lecteur va pouvoir s’identitifer. On y trouve des questionnements sur l’amour – qu’est-ce que l’amour, qu’apporte l’amour… -, et tout ce qui en découle : désillusions, souffrance, désespoir, légèreté, jalousie… Les histoires d’amour dans ce roman ne sont jamais heureuses. Dans chaque couple sus-mentionnés, vient se greffer des problèmes.
On peut quand même dire que Léon Tolstoï était doté, au XIXème siècle, d’un regard visionnaire : il a anticipé sur les lois du divorce, les lois du mariage, de la garde alternée, de l’émancipation et des droits accordés à la femme. Autant de sujets qui prouvent la modernité de l’oeuvre !

Le personnage éponyme, Anna, est forcément la figure la plus complexe de l’oeuvre. Elle se montre tantôt amoureuse, tantôt déçue, tantôt joyeuse, tantôt triste, rêveuse ou désillusionnée, courageuse ou démotivée. Bien que sa personnalité soit difficile à définir, elle est quand même extrêmement attachante.

Mais, pour contrebalancer le romantique de l’oeuvre, l’auteur va incorporer des problèmes politiques et administratifs à l’intrigue initiale. Il va dépeindre avec exactitude les questions soulevées par les dirigeants de la Russie au XIXème siècle, concernant les droits des travailleurs, la montée du communisme, etc. De ce fait, nous sommes totalement plongés au coeur de ce siècle, ce qui permet de montrer un pan historique qui s’accorde idéalement avec l’intrigue amoureuse.

Bon, pour être honnête, les passages historiques me paraissent assez lourds à lire ; mais grâce au découpage en micros-chapitres, le rythme restait quand même assez soutenu. Certains n’osent pas s’attaquer à des monuments de la littérature – comme cet ouvrage-ci – de peur de passer complètement à côté de l’histoire ou de ne pas accrocher à l’écriture classique des auteurs ; ce fût mon cas. Mais mon jugement s’est avéré complètement faussé après que j’eus lû les premiers chapitres d’Anna Karénine. Cette lecture était emplie de douceur ; en effet, ce livre est simple et rapide à lire, dans un style grammatical moderne, traitant de thèmes abordables, ancrés dans l’air du temps.

Pour les moins courageux – 1000 pages, ce n’est pas rien ! -, vous pouvez allez voir l’adaptation cinématographique réalisée par Joe Wright en 2012. Je vous assure que cette histoire d’amour est une histoire à lire absolument ! Pour les romantiques et les sensibles (comme moi), vous serez comblés.

 

Ma note : 8/10
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