Roman

Étonnez-moi

Etonnez-moi de Maggie Shipstead
369 pages, éditions Belfond, à 20,50€

 

Résumé : 
Après le succès de Plan de table, Maggie Shipstead nous revient pour une plongée dans le monde magnifique et terrible de la danse. Entre rigueur et légèreté, rêves de grandeur et désillusions, une oeuvre troublante, maîtrisée et magnétique comme un ballet.
La grâce. C’est ce que voit Joan lorsqu’elle regarde danser Arslan Rusakov. La grâce qui la sépare, elle, petite ballerine à l’Opéra Garnier, de cette superstar du ballet soviétique. Pour s’en approcher, une fois, une seule, Joan se glisse un soir dans sa loge pour une étreinte furtive, passionnée, comme une supplique : « Étonnez-moi. »
Vingt ans plus tard, Joan vit dans une petite ville de banlieue en Californie, où elle se consacre désormais à son mari et à son fils, Harry. Son passé de danseuse, elle a choisi de l’oublier : toutes ces années de passion, d’efforts, de compétition permanente, et surtout ce moment où elle a compris qu’elle ne rejoindrait jamais Arslan au firmament.
Mais comment oublier quand elle regarde Harry danser ? L’enfant montre de prodigieuses aptitudes. Pour lui, Joan va renouer avec l’univers du ballet, ce monde aussi cruel que merveilleux, qui a brisé son coeur, son corps et tous ses rêves. Un monde où évolue encore Arslan Rusakov…

Extraits :  « – […] Comme on sait qu’on est amoureux ?
[…]
– Je pense que ça varie selon les gens, mais la sagesse populaire veut que, quand on se trouve à proximité de la personne dont on est amoureux, on se sente heureux, plus qu’heureux – euphorique. On cherche à être en permanence au contact de cette personne. On ne voit pas ses défauts. Certains disent que leur coeur bat plus vite. Qu’ils deviennent nerveux. Je pense qu’on le sait quand on le ressent.
 »
« Dans la danse, poursuivit-elle, quand quelque chose est vraiment beau, je ressens beaucoup de choses, sans être vraiment triste ni heureuse. C’est juste un sentiment qui me donne la chair de poule. J’aime ça. »

Mon avis :  La danse, ce sport, que dis-je, cet art si remarquable, dans lequel toutes les filles rêveraient de plonger. Mais la compétition est rude, et les efforts donnés pour arriver au sommet doivent être quotidien.

Joan, notre protagoniste, en a fait l’expérience. Danseuse étoile dans la troupe de Monsieur K, avec comme seuls amis, tous les danseurs de la troupe qui l’entourent. Lorsqu’elle tombe enceinte de son compagnon Jacob, elle va être forcée d’arrêter la danse, et va se retirer pour vivre une vie loin des projecteurs et de la fureur des compétitions. Mais la danse ne part jamais complètement d’une vie. Elle va devenir professeur de danses, va enseigner à la fille de leur voisine, et à son propre fils, Harry. Et comble du malheur, Harry, son fils, va se passionner de Arslan Rusakov, l’un des meilleurs danseurs de l’histoire, ex-compagnon de Joan.

Même sans rien connaître de la danse, Maggie Shipstead nous entraîne dans le tourbillon de cet art si complexe. Elle nous montre le dur entraînement quotidien auquel doivent se plier les danseurs. La compétition féroce qui existe, au coeur même d’une troupe. Les blessures – autant physiques que psychologiques – auxquels ils doivent faire face. Enormément d’efforts et de forces sont demandés ; alors qu’un spectateur ne verra que la beauté de la chose, qui lui sera donné à voir si simplement, qu’il ne pensera pas une seconde à toutes les souffrances endurées en amont par les danseurs.

Dans ce livre, tout s’articule autour de la danse. Joan vit dans et pour la danse. Bien que la danse lui apporte énormément de choses positives, elle amènera également son lot d’épreuves.

Avec la danse se mélange avec l’amour ; un sentiment incontrôlable et passionnel qui va causer bien des tords à notre protagoniste.

Outre la majesté de la discipline, l’écriture de l’auteure m’a un peu gênée. Le récit n’est pas linéaire ; on passe d’une époque à une autre, d’un narrateur à un autre… ce qui fait que le lecteur se retrouve perdu. De plus, j’aurais peut-être voulu plus d’approfondissement dans les choses. Maggie Shipstead reste à la surface de son sujet et ne nous y plonge pas entièrement. Ce qui donne un récit, au final, assez plat. Bien que la chronologie n’a pas été assez structurée pour moi et que le récit ne bougeait pas assez, j’ai bien aimé sa façon simple d’écrire. Une écriture toute en douceur, qui se fond parfaitement avec la thématique du livre.

L’auteure nous dévoile les coulisses des danseurs à travers la vie de Joan, ex-danseuse étoilée. Même si j’ai bien aimé l’histoire dans son ensemble, j’en ressors un petit peu sans bagages, sans réels souvenirs. Le récit aurait était encore meilleur avec plus de rondeurs et d’approfondissements.

 

Ma note : 5/10
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