Roman

Barbe bleue

Barbe bleue d’Amélie Nothomb.
170 pages, éditions Albin Michel, à 16,50 €

 

Résumé : La colocataire est la femme idéale.

Extraits : « Je me méfie de ceux qui se déclarent secrets. Ce sont les mêmes qui, cinq minutes plus tard, vous révèlent les moindres détails de leur vie privée. »
« Les gens ne sont jamais aussi contents, désormais, que quand on leur affirme que le mal n’existe pas. Mais non, les méchants ne sont pas de vrais méchants, le bien les séduit, eux aussi.« 

Mon avis : Ce nouveau roman d’Amélie Nothomb date de la rentrée littéraire de 2012. Fidèle à elle-même, elle sort une nouvelle fois un livre d’une grande originalité, surprenant par son contenu, et absorbant à souhait.

Mon avis ne sera que minime par rapport à tous ceux postés bien avant le miens, mais je tiens quand même à faire part de mon ressenti vis-à-vis de ce nouvel ouvrage.

La quatrième de couverture, très courte, « La colocataire est la femme idéale » m’avait beaucoup intrigué. Cette petite phrase, qui est en réalité une citation de l’ouvrage, résume en grande partie le livre et l’histoire. J’aime beaucoup la couverture de ce roman, mais je trouve qu’à force de la regarder, elle commence à me faire un peu peur, elle m’angoisse. Le titre du livre, Barbe bleue fait référence aux contes de Charles Perrault, dont le personnage principal a les mêmes valeurs que Don Elemirio, les mêmes centres d’intérêts, et le même caractère.

Je suis resté sur ma faim : le thème principal du livre est sympathique, mais ça ne va pas plus loin. Certains passages sont répétitifs, on reste centrés sur la maison de Don Elemirio, on n’en apprend rien de plus, comme coupés de l’extérieur du monde.

Les personnages sont assez spéciaux, très originaux. Déjà, ils se démarquent par leurs prénoms, qui désignent toutes une déesse, une sainte catholique… ils ont tous une signification bien précise. La protagoniste de l’histoire, la colocataire Saturnine, a un caractère fort, elle n’a peur de rien, elle est courageuse et téméraire. Malheureusement, je n’ai pas réussi à me la représenter physiquement : il n’y avait que trop peu d’indices la concernant susceptible de la visualiser clairement. Le propriétaire de la maison, Don Elemirio, est un être qui fait assez peur, il a l’air âgé, il n’est pas sorti de chez lui depuis plus de 20 ans, il tut des femmes chez lui… vraiment, je ne l’ai pas beaucoup aimé.

L’histoire en elle-même est vraiment originale, mais elle n’apporte rien du tout au lecture… sauf peut-être une petite morale, comme quoi il ne faut pas être trop curieux dans la vie, car il pourrait y avoir des conséquences. Barbe bleue est essentiellement composé d’un long dialogue entre les deux personnages principaux de l’histoire, avec quelques manifestations des gens de second plan, comme les domestiques, ou l’amie de Saturnine.
L’histoire m’a captivé, j’ai dévoré le livre, mais je suis vraiment déçue à la fin de ma lecture. Je m’attendais à un rebondissement final, mais non, rien du tout. Avec le peu d’actions qu’il y a eu, et le dénouement qui n’en est pas un, mais qui est plutôt un point final, ou la conséquence des actes orchestré tout au long de la vie de Don Elemirio, cette fin, que dis-je, ce livre, a été très décevant.

Amélie Nothomb sait quand même tenir le lecteur jusqu’au bout, mais il faudrait essayer de donner plus de croustillant au récit, avec un rebondissement final, un retournement de situation qui surprendrait le lecteur. Décevant, mais sympathique à lire.

 

Ma note : 5/10
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