Vols

Vols d’Elisabeth Julihane.
183 pages, éditions Amalthée à 15,80 €

 

Résumé : Une femme, ses deux filles, un départ en vacances… D’Alexandrie à Paris, d’Athènes à Grenoble, les aéroports se succèdent, témoins muets d’un bras de fer de part et d’autre de la Méditerranée.
Cette histoire véridique qui se lit comme un roman témoigne du combat d’une mère contre la folie et le temps, une lutte mêlant suspense et émotion contre le danger qui guette ses enfants.

Quand la réalité dépasse la fiction…

Extraits : « Ce qui nous définit avant tout n’est pas ce que nous sommes capables de faire mais bel et bien nos choix. »
« Il en est de nos blessures comme des cauchemars, une fois qu’on les a racontés, leur emprise sur nous est moins grande.« 

Mon avis : Moins de 200 pages ? Mais c’est bien trop court, voyons, j’aurais bien aimé continuer à lire encore quelques centaines de pages de ce récit si touchant.

Une jeune femme (dont on ignore le prénom, soit dit en passant), se retrouve mariée à un égyptien répondant au nom de Khaled. Ensemble, ils vont avoir deux adorables petites filles, Sandra et Johanne, si différentes l’une de l’autre. Si cette famille était d’apparence heureuse au début, depuis que le divorce a séparé les parents des deux jeunes filles, Khaled est devenu comme fou, se montrant prêt à tout pour que ses filles viennent s’installer avec lui en Egypte…

Dans une écriture simple et un style très agréable à lire, Elisabeth Julihane nous raconte un récit poignant qui touche, malheureusement, bien des personnes dans le monde.
La violence conjugal est un des principaux thèmes traités dans le livre, un sujet d’actualité touchant énormément de cas de jeunes femmes, qui ont souvent peur, comme l’héroïne du livre, d’aller dénoncer leur mari. Il y a toujours un faible espoir qu’il change, que son comportement s’adoucisse et que la maltraitance dont le mari fait preuve avec sa famille s’atténue, mais en vain…

Le personnage de la mère m’a touché. S’en dégage une sympathique profonde, mais également de la pitié vis-à-vis de la situation qu’elle traverse, et du gouffre où elle est plongée. Son côté naïf est également touchant, et l’amour envers ses filles qui se dégage de cette pauvre femme est digne d’une vraie mère. Même si les épreuves qu’elle a traversé ont été difficiles, elle s’accroche et continue à se battre coûte que coûte, sans jamais abandonner, avec comme seul objectif : celui de protéger ses filles envers et contre tout.
Johanne et Sandra ont été choquées par ce qu’elles ont vécus… quand un drame se produit quand on est enfant, je doute qu’il s’efface facilement. On s’en souvient des années après, il nous hante, nous poursuit inlassablement, et fini bien par nous rattraper un jour ou l’autre !

J’aurais bien aimé visiter un peu plus la ville d’Alexandrie, et en connaître davantage sur ces superbes pays mentionnés dans le livre. L’ambiance est néanmoins vivante, on a l’impression d’être toujours en train de voyager, « D’Alexandrie à Paris, d’Athènes à Grenoble »…
L’auteure a parlé péjorativement de la famille et des coutumes des égyptiens (qui m’ont marqué et également surprise), ils sont complètement différents des européens, à l’opposé, même.

Vols est donc un témoignage touchant, rempli d’émotions, qui propulsera le lecteur au coeur de la maltraitance, si souvent tu.

 

Ma note : 8/10
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