Seuls au monde, tome 2

Seuls au monde, tome 2 d’Emmy Laybourne
283 pages, éditions Hachette, à 15,90€

 

Résumé : Après douze jours enfermés dans le supermarché, les survivants décident de se séparer. Alors que Dean préfère rester dans le magasin avec Astrid et les trois autres enfants, son frère Alex et le reste de la bande se risquent à sortir pour tenter d’atteindre l’aéroport de Denver avant le départ du dernier avion et retrouver leurs parents.

Extraits : « Et vous savez quoi ? C’était bon, d’avoir une raison de se battre – en plus de la simple question de la survie. »
« Souffrir, c’est bon ; la douleur se consume et te rend fort. Mais souffrir sans raison, laisse ça aux faibles. »

Mon avis : Vous souvenez-vous de mon bilan de fin d’année 2013 ? J’avais placé le premier tome de Seuls au monde en deuxième position dans mon classement principal des lectures effectuées au cours de l’année précédente. Autant vous dire que ce seconde tome était la principale lecture que j’attendais avec empressement. Un sentiment d’envie de poursuivre les tribulations effroyables des héros, mais aussi d’effroi quant à une possible déception, se sont emparés de mon être. Ne vous inquiétez pas, ces hésitations ont été de courte durée ; sitôt le livre reçu, j’avais déjà le nez plongé dedans.

Chose tout à fait agréable à l’ouverture du livre, un court résumé du volume précédent permettait à notre esprit de replonger dans l’intrigue délaissée quelques temps plus tôt, pour reconquérir au plus vite le fil de l’histoire.

Suite à ce court retour en arrière, l’haletant récit était désormais en droit de reprendre son horripilante traversée. Je vous rappelle en quelques brèves phrases les grandes lignes de l’histoire : l’Apocalypse plonge le monde entier, et particulièrement la vallée de Monument, dans le noir et le chaos le plus total. Une ribambelle de jeunes se sont réfugiés dans un centre commercial pour éviter les fumées toxiques qui s’étiolent et s’emparent du monde extérieur. Suite à une décision quelque peu ardue à prendre, ces adolescents-enfants ont décidés de se diviser en deux groupes : tandis que l’un reste en sécurité dans le magasin, l’autre s’empare d’un bus pour tenter de rallier l’aéroport de Denver, situé à plus d’une centaine de kilomètres…

Le ton est donné, Emmy Laybourne nous plonge in medias res dans le feu de l’action, rendant son roman beaucoup plus sombre que le tome précédent. Usant de descriptions à vous glacer le sang, à vous faire frissonner d’horreur ou à vous liquéfier de peur, elle relève le défi d’un roman noir à l’excès, d’un thriller post-apocalyptique, digne des grands maîtres du polar noir. Même si l’atmosphère générale ne détrône pas le grand maître Stephen King, une impression commune de suffocation, d’étouffement et d’emprisonnement dans une fumée dense et noire s’est fait ressentir dans le second tome de Dôme.

Outre cette terreur ascendante, l’excitation et l’empressement qu’on ressent envers l’histoire qui se déroule ne fait qu’ajouter au halètement d’impatience sur la finalité de l’action. Les personnages sont si attachants, l’action est omniprésente et l’atmosphère semble à la fois figé, mais accéléré ; tant de caractéristiques qui font de ce petit roman de 300 pages une partie de plaisir intense, bien trop courte, qu’on aimerait prolonger au maximum. Tout passe si vite…

L’union se ressert autour des personnages, qui commencement momentanément à perdre leurs attributions humaines au profit symptomatique de bestioles agressives, avides de sang, violentes à souhait. On perçoit plus nettement les enfants, non comme des hommes à part entière, mais plus comme une émission animée, simplistes, mais amplement réussis.

Grâce à de futiles termes, rédigés dans une langue à la portée de chacun, l’auteure arrive à faire passer maintes fortes émotions, toutes plus violentes, sanguinaires et horrifiantes les unes que les autres. Le don du suspense et de l’action à retardement sont deux points forts d’Emmy Laybourne, que j’avais déjà pris plaisir à découvrir dans le premier tome de la saga.

Accrochez-vous bien, ce second tome décèle encore plus de terreur et d’actions que le premier. La fin est un appât efficace pour convaincre le lecteur de continuer à lire la suite de cette fabuleuse saga. J’en suis certaine, je serais de la partie… et aux premières loges !

En exclusivité, vous trouverez à la fin de ce roman une petite nouvelle, en rapport avec l’histoire (mais sans impact sur la continuité du récit), qui ravira les plus enthousiastes. Je vous conseille et re-conseille cette série ; une plume unique, ravissante, doublée d’originalité éclectique… un réel plaisir de lecture, une détente garantie, avec sa dose de frissons.

 

Ma note : 9,5/10
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