Seuls au monde, tome 1

Seuls au monde d’Emmy Laybourne.
345 pages, éditions Hachette, à 15,90€

 

Résumé : « Ta mère te crie que tu vas louper ton bus. Tu ne prends ni le temps de la serrer dans tes bras ni de lui dire que tu l?aimes. Forcément? Tu dévales juste l?escalier et tu sprintes jusqu?à l?arrêt de bus. Sauf que, si c?est la toute dernière fois que tu dois voir ta mère, tu te mets à regretter de ne pas avoir pris le temps. Y compris de ne pas avoir raté le bus. Là, le mien arrivait, alors j?ai sprinté. » Dean aurait vraiment dû dire au revoir à sa mère. Lui, son petit frère, ainsi que tous les autres passagers des bus qui devaient les conduire, comme tous les jours, à l?école. Mais comment auraient-ils pu deviner ce jour-là qu?une catastrophe écologique les pousserait à se réfugier dans un supermarché ? Au-dehors, le monde est en proie à des tempêtes qui ravagent leur petite ville, des fuites de produits chimiques rendent les gens violents ou paranoïaques? ou les tuent, tout simplement. Ils sont quatorze, ils ont entre cinq et dix-sept ans, et ils doivent survivre et garder espoir.

Extraits : « Des fois, au moment où on s’y attend le moins, la douleur vous coupe les pattes. »

Mon avis : Lorsque j’ai reçu cet exemplaire non corrigé du premier tome de Seuls au monde, j’ai tout de suite su, grâce au superbe résumé, que ce livre allait me plaire. Suspense, action, intrigue… tout prédestiné le lecteur à passer un agréable moment dans cette histoire qui semblait quelque peu noire.

Les premiers événements se déroulent assez rapidement, tout s’enchaîne en un rien de temps, le lecteur n’a même pas le temps de se rendre compte de ce qu’il arrive, ou même de reprendre son souffle, tant Emmy Laybourne captive son attention.

Dans un même temps, nous faisons la rapide connaissance des nombreux (jeunes) personnages, sans pour autant retenir leur prénoms ou un détail de leur personnalité, tant ils sont nombreux. Néanmoins, cet examen plus approfondi du caractère de chacun se fera naturellement, au fil de l’avancement des pages. Très vite, tous ses enfants deviennent attachants, ils émeuvent le lecteur, et ne nous laisse pas indifférent. Leur courage, leur force de volonté, leur naïveté et leur solidarité prouvent leur union envers et contre tout (et peut prouver, dans un même temps, l’intelligence et la coalition des enfants, qui, même sans adultes, peuvent arriver à se débrouiller tout seul. Leur autonomie est remise en jeu, tel un énorme test pour définir leur degré de liberté).

Je n’ai pas parlé de l’atmosphère, alors que c’est cet univers sombre qui peuple la plus grande part du roman. Le cadre est assez phénoménal ; l’apocalypse est là, la fin du monde approche, tout est noir, obscur, oppressant… Mais Emmy Laybourne ne manque pas d’imagination, et pour protéger les enfants, elle les fait se cacher dans un immense centre commercial. Qui n’a jamais rêvé d’être enfermé pendant quelques heures (voire quelques jours, semaines), dans un centre commercial, avoir tous les produits pour lui tout seul… le rêve ! Et bien c’est ce que propose notre auteure dans son roman, mais le cadre qu’elle appose à cet environnement fait très vite redescendre notre fougue pour l’enfermement cloîtré dans un grand magasin.

J’ai totalement adhéré à cette histoire. Les personnages sont très attachants, on ne se lasse pas d’eux. Ils sont tous très différents, autant au niveau caractère qu’au niveau de l’âge, et on chacun une spécificité qui les différences les uns des autres. Leur langage assez enfantin rend le niveau de lecture agréable, fluide et sympathique, et permet à chacun de se plonger aisément avec eux.
Par son histoire hors du commun, Emmy Laybourne fascine, accroche avec forces ses idées, et ancre une bonne fois pour toutes l’esprit du lecteur dans le chaos le plus total de la fin du monde. SI j’avais déjà eu l’occasion de découvrir pas mal de films sur une potentielle fin du monde, les livres papiers étaient une très grande nouveauté pour ma part, et j’en suis conquise. Aucun ennui, que du bonheur !

Le dénouement du livre promet beaucoup d’actions. Déjà que le texte en lui-même est sous haute pression et ne se relâche jamais, la fin est un véritable rebondissement, qui promet déjà beaucoup. J’ai déjà hâte de retrouver ses charmants personnages, et de découvrir enfin, comment l’auteure va réussir à boucler son récit.

Suite à ce premier tome quasiment parfait, qui a répondu à toutes mes exigences et mes espoirs, j’attends avec impatience la parution du second volume, qui sera, à mon avis, encore meilleur que celui-ci. (En tout cas, je mise beaucoup dessus !)

 

Ma note : 9/10

Une réflexion sur “Seuls au monde, tome 1

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