Rien ne vaut la douceur du foyer

Rien ne vaut la douceur du foyer de Mary Higgins Clark
457 pages, éditions Albin Michel, à 22€

 

Résumé : Elle s’était juré de ne jamais revoir la maison où sa mère était morte, où elle l’avait tuée. Bien sûr, elle n’était qu’une enfant, c’était un accident, mais pour beaucoup Liza Barton était une criminelle. Les années ont passé. Liza, devenue Celia, connaît enfin le bonheur. Jusqu’au jour où Alex, son mari, à qui elle n’a jamais rien dit, lui fait une surprise en lui offrant une maison dans le New Jersey… Mendham, la maison de son enfance. En guise de bienvenue, ils trouvent cette inscription, en lettres rouge sang : « Danger ! » Quelqu’un connaît la véritable identité de Celia et tente de lui faire endosser un nouveau crime. Tandis qu’elle essaie désespérément de prouver son innocence, le vrai tueur, dans l’ombre, guette ses proies…

Extraits : « Pâle étoile du soir, qui brille au firmament, astre de l’espoir, exauce mon souhait. »

Mon avis : La première lecture d’un polar d’une grande auteure Américaine, Mary Higgins Clark, dont j’attendais beaucoup, a sue combler mes espérances, et a fait succomber mon coeur de lectrice. Ce roman policier, que tout un chacun aurait pu qualifier de classique, de banal dans l’énorme flot de ce genre, détient une once d’originalité, qui rend la plume de l’auteure féerique.

Il faut dire que la mise en bouche de l’histoire n’est pas banale. Une petite fille, répondant au nom de Liza Barton, voilà des années de çà, tire accidentellement sur sa mère, en tentant, en réalité, de tuer son beau-père, Ted Cartwright, qui violenter la susdite mère. Préambule prometteur, mais la suite l’est davantage.
Bien des années plus tard, la même petite fille, devenue femme, a changée d’identité, s’appelant maintenant Célia. Mère d’un petit garçon, accompagné d’un homme du nom d’Alex, ils vont emménager, suite à une surprise d’Alex, dans l’ancienne maison de la protagoniste, celle-là même dans laquelle sa mère est morte.
Cachant ce terrible secret, elle va très vite déchanter en se rendant compte que quelqu’un connaît la vérité, cette même personne qui veut l’accuser d’une nouvelle flopée de meurtres.

Vous l’aurez sans doute compris, Rien ne vaut la douceur du foyer ne présage pas un récit doucereux, comme peut l’affirmer le titre, mais bien une angoissante histoire de secrets, de meurtres et d’enquêtes.

Entrant vivement au coeur du sujet, Mary Higgins Clark a une façon bien à elle de présenter l’intrigue. D’une manière à fois fois détaché mais conjoint au lecteur, elle nous amène dans un imbroglios d’énigmes, tordues, parfois surnaturelles ou impensables, qu’elle arrive à faire paraître réaliste. Grâce à son écriture chaude et animée, le lecteur se laisse glisser dans les affres du tourment de la protagoniste.

Une Célia Nolan – ou Liza Barton, comme bon vous semble – totalement déboussolée et dépassée par les événements qui surviennent dans sa vie. D’un point de vu humain, il faut comprendre ses réactions – évanouissements, soustraction d’informations capitales, peur et panique… -, mais d’un autre côté, le fait de cacher des indices la rend d’autant plus coupable et suspecte. Certaines décisions prises ne correspondent pas totalement à un esprit clair, bien au contraire, les sombres attitudes avec laquelles elle s’agit, laissent présager un noir avenir.
Pas totalement emballée par la protagoniste, le récit en lui-même accentue bien plus mon attraction pour ce livre.

Une histoire mystérieuse, tout droit sortie d’un esprit machiavélique, dotée d’un suspense saisissant, et d’une capacité de confusion extrême.

Mais à trop vouloir bien faire, on en finit pas moins mal. Le dénouement, triste descente finale, marque l’ultime coup de massue que le lecteur se récolte. Malheureusement ici, Mary Higgins Clark, voulant adapter ce roman-ci aux polars dit traditionnels, a essayé de retourner d’une façon totalement abracadabrante la situation finissante. Une décision ratée, de mon point de vue, qui n’entre pas du tout dans le thème de l’histoire. Un final en parallèle du récit initial, complètement en contre-courant de l’enquête menée. La romancière a tentée le coup de grâce, mais ne l’a pas réussi.

Pour conclure, je dirais que ma découverte de Mary Higgins Clark a été fructueuse, mais tout de même agréable, accompagnée de bonnes surprises, qui ont enjouées mes journées. Le roman en lui-même est un très bon roman policier, tordu et haletant, comme l’attend si prestement le lecteur. Attention à la fin, qui pourrait vous surprendre – ou vous décevoir, c’est au choix.

 

Ma note : 7,5/10
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