Littérature jeunesse

Nos étoiles contraires

Nos étoiles contraires de John Green.
327 pages, éditions Nathan à 16,50 €

 

Résumé : Hazel, 16 ans, est atteinte d’un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l’évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu’elle s’y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d’autres jeunes malades. C’est là qu’elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature. Entre les deux adolescents, l’attirance est immédiate. Et malgré les réticences d’Hazel, qui a peur de s’impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d’amour commence… les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie.

Extraits : « Etre humaine, c’est avoir la chance de s’émerveiller devant la majesté de la création. »
« Un jour viendra où il ne restera plus aucun être humain pour se rappeler l’existence des hommes.« 

Mon avis : Présenté par le Time Magazine comme le meilleur roman 2012, et décrit par les blogueurs comme une perle rare, pleine d’émotions, Nos étoiles contraires a beaucoup attisé ma curiosité. J’ai tellement été impatiente de découvrir la « splendide histoire » que chaque personne qui l’ont lus m’en ont dépeins, je me suis jeté goulûment dessus dès sa réception.

Hazel Grace est une jeune adolescente de dix-sept ans pas comme les autres. En effet, elle est atteinte d’une maladie incurable, qui la ronge chaque jours un peu plus. Grâce à des médicaments que les médecins lui prescrivent, l’évolution de son cancer ralenti, ce qui lui permet de pouvoir vivre quelques années de plus. Elle doit quand même trimbaler avec elle, et partout où elle se rend, une bombonne d’oxygène qui aide ses poumons à fonctionner correctement. Elle sait que son temps est limité, et qu’elle mourra certainement avant ses parents. En se rendant au groupe de soutien qu’elle fréquente fréquemment, elle y rencontre un jeune homme, Augustus, alias Gus, qui est lui-même atteint d’une maladie qui lui a déjà fait perdre une de ses jambes. Si Hazel était plutôt réticente au début de leur relation (comme elle savait sa fin proche, elle ne voulait pas le faire souffrir), s’ensuivit néanmoins entre eux deux une grande et belle histoire d’amour. Mais cette histoire d’amour entre les deux adolescents va vite devenir bien triste pour nous, les lecteurs.

Dès la première page, le ton du roman est donné, « je passais le plus clair de mon immense temps libre à penser à la mort ». Quelle bien triste phrase sortant de la bouche d’une jeune fille, qui devrait, comme toute personne normale, avoir la vie devant soi… Donc dès cette première page, nous savons déjà que ce roman va être triste, très triste, et qu’il va parler d’un sujet délicat et pénible, que nous n’abordons pas souvent. Car le cancer fait parti des maladies les plus horribles qui puissent exister au monde et dont le plus de personnes en souffrent. A travers ce roman, John Green veut vraiment faire passer un message : toutes les personnes atteinte du cancer (et de quelconques autres maladies s’ouvrant irrémédiablement à la mort) sont pleinement conscientes de leurs maladies, et elles en souffrent, au même titre que leurs proches, voire plus. Car oui, ces personnes-ci savent qu’elles bousculent et détruisent la vie des personnes qui les entourent, et elles s’en veulent, elles culpabilisent… Il envoie également un message visant à encrer dans l’esprit humain que tous ses malades sont des personnes normales, qui ont une vie normale, qui peuvent, si elles le souhaitent, tomber amoureuses, lier des amitiés… et peu importe le stade avancé ou non de leur maladie.

Hazel m’a vraiment marquée et surprise. Elle fait preuve d’un sang-froid flagrant et d’un courage époustouflant. C’est une jeune fille (une jeune femme, devrais-je), très lucide quant à sa maladie, elle ne se démonte pas et continue à vivre sa vie normalement et pleinement. Même si le regard des gens la gène parfois, elle essaie de s’en abstenir, d’ignorer cette pitié qu’elle ne supporte pas qu’on lui apporte.
Augustus quant à lui, est le stéréotype parfait du beau goss américain bien gaulé, beau parleur, séduisant et dragueur… Il fait, comme Hazel, preuve de beaucoup de courage vis-à-vis tous les terribles évènements qu’il subis, ne se démonte pas et continue à rester lui-même. On constate également qu’il a un grand coeur, et beaucoup d’humour.

J’ai reçu une grande claque en lisant Nos étoiles contraires. Rempli d’émotions, il est très émouvant, et vraiment triste. L’auteur a essayé de placer des passages plutôt drôles, en contraste total avec les épreuves que subissent les personnages. Je n’aurais jamais imaginé que des personnes malades du cancer puissent continuer à vivre comme cela. Je pensais, au fond de moi, qu’ils se laissaient couler, attendant la fin, voulant se libérer du mal qui empire en eux chaque jours qui passent… Je pense me souvenir longtemps de cette lecture, j’ai eu la boule à la gorge pendant toute ma lecture. Je suis admirative du combat que mène ces personnes, et je leur envoie tout mon courage et toute mon affection : la vie vous ai offerte, profitez d’elle au maximum avant de la perdre.

Poignant, tranchant et émouvant, John Green nous fait ressentir de tristes émotions, qui nous font, suite à cette lecture, encore plus apprécier la vie.

 

Ma note : 10/10
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3 réflexions au sujet de « Nos étoiles contraires »

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