Littérature américaine·Roman

Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur

Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur
de Harper Lee.
445 pages, éditions Le Livre de Poche, à 6,50 €

 

Résumé : Dans une petite ville d’Alabama, au moment de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Homme intègre et rigoureux, cet avocat est commis d’office pour défendre un Noir accusé d’avoir violé une Blanche.
Ce bref résumé peut expliquer pourquoi ce livre, publié en 1960 – au coeur de la lutte pour les droits civiques – , connut un tel succès. Il ne suffit pas en revanche à comprendre comment ce roman est devenu un livre culte aux Etats-Unis et dans bien d’autres pays.
C’est que, tout en situant son sujet en Alabama à une époque bien précise – les années 1930 -, Harper Lee a écrit un roman universel sur l’enfance confrontée aux préjugés, au mensonge, à la bigoterie et au mal. Racontée par Scout avec beaucoup de drôlerie, cette histoire tient du conte, de la court story américaine et du roman initiatique.

Extraits :  « Ce n’est pas parce qu’on est battu d’avance qu’il ne faut pas essayer de gagner. »
« On ne sait jamais ce qui se passe vraiment chez les gens, derrière ces portes fermées, quels secrets… »

Mon avis : Wahouuuu, ce livre donne une vraie claque, c’est un chef-d’oeuvre, l’un des meilleurs livres qu’il m’ait été donné de lire… le prix Pulitzer qui lui a été destiné en 1961 est grandement mérité, bravo madame Harper Lee !

Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur est un titre assez mystérieux, aguicheur et original. La photo de la petite fille sur la couverture est très mignonne, et on peut considérer, au vu de ce titre et de cette photo, que la phrase anodine Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur a été dite par l’enfant. De plus, le fait que l’image soit en noir et blanc donne un indice sur la date à laquelle se déroule l’histoire. De petits indices que je n’aurais certainement pas relevé en voyant pour la première fois cette couverture, mais dont j’ai pris connaissance une fois ma lecture terminée.

Ce livre est très facile à lire, et simple à comprendre du fait que ce soit une jeune enfant qui raconte l’histoire à la première personne du singulier. Nous allons suivre les aventures de Scout et son frère, Jem, qui vivent tous les deux dans une petite ville d’Alabama, dans les années 1930. A travers les yeux de Scout, nous découvrons la vie qu’elle même avec son frère et son père, Atticus, qui est un avocat. Entre bêtises, moments tristes et émouvants, scènes drôles et simplettes, ces deux enfants vont nous faire s’évader, tout en nous faisant réfléchir sur les droits civiques des Noirs aux Etats-Unis, en ce temps-là.

Les deux personnages principales qui sont de jeunes enfants, sont très attachants, on a envie de les protéger, de faire plus ample connaissance avec eux, et/ou de les accompagner dans leurs jeux.
Scout est une petite fille très intelligente pour son âge, elle est gentille, simple, et très curieuse. Elle pose beaucoup de questions, elle aime énormément son frère et son père, mais rejette un peu les femmes. Dans son attitude de garçon manqué (que toutes les dames alentours lui reprochent), elle va suivre son frère dans des aventures qui m’ont souvent fait rire, et rêver…
Jem est un jeune homme mûr, réfléchi, qui aime bien s’amuser. Il fait certes pas mal de bêtises, mais il est néanmoins très intelligent pour son âge.
L’amour qui lie ces deux frères et soeurs est extraordinaire, et communicatif.

A travers la vision d’une enfant, Harper Lee nous présent les difficultés avec lesquels les droits civiques des Noirs ont évolués. Naïf et fragile, ils découvrent la société injuste dans laquelle ils évoluent, le racisme envers ses personnes qui ont une couleur de peau différente de la leur. Émouvant, Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur m’a touché et m’a surtout fait prendre conscience de certaines choses vis-à-vis de l’injustice qui est très présente dans ce monde. J’ai dévoré ce livre en quelques heures, je ne pouvais plus m’arrêter de le lire… vraiment, je le recommande à tous, il est à lire absolument ! Ce roman est exceptionnel, il passe tout seul, les pages défilent une à une, sans s’en rendre compte.

Dommage qu’Harper Lee n’ait publié qu’un seul roman… je l’ai tellement aimé que j’aurais volontiers voulu continuer à évoluer dans son univers si magique…

 

Ma note : 10/10
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