Millénium, tome 2 : La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette

Millénium, tome 2 : La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette de Stieg Larsson
791 pages, éditions Babel noir, à 10€
Résumé : Tandis que Lisbeth Salander coule des journées supposées tranquilles aux Caraïbes, Mikael Blomkvist, réhabilité, victorieux, est prêt à lancer un numéro spécial de Millénium sur un thème brûlant pour des gens haut placés : une sombre
histoire de prostituées exportées des pays de l’Est. Mikael aimerait surtout revoir Lisbeth. Il la retrouve sur son chemin, mais pas vraiment comme prévu : un soir, dans une rue de Stockholm, il la voit échapper de peu à une agression manifestement très planifiée.
Enquêter sur des sujets qui fâchent mafieux et politiciens n’est pas ce qu’on souhaite à de jeunes journalistes amoureux de la vie. Deux meurtres se succèdent, les victimes enquêtaient pour Millénium. Pire que tout, la police et les médias vont bientôt traquer Lisbeth, coupable toute désignée et qu’on a vite fait de qualifier de tueuse en série au passé psychologique lourdement chargé.
Mais qui était cette gamine attachée sur un lit, exposée aux caprices d’un maniaque et qui survivait en rêvant d’un bidon d’essence et d’une allumette ?
S’agissait-il d’une des filles des pays de l’Est, y a-t-il une hypothèse plus compliquée encore ? C’est dans cet univers à cent à l’heure que nous embarque Stieg Larsson qui signe avec ce deuxième volume de la trilogie Millénium un thriller au rythme affolant.
Extraits : « Les mecs pouvaient être grands comme des maisons et bâtis en granit, mais leurs couilles étaient toujours au même endroit. »
« Ils avaient démarré une campagne, avec des affiches et tout, ils espéraient amener les jeunes à la boxe. Et on a attiré pas mal de mecs dans les quinze-seize ans et jusqu’à vingt. Pas mal d’immigrés. La boxe était une bonn alternative pour ne pas traîner dans la rue à faire les cons.« 

Mon avis : Quelle joie de retrouver les personnages si appréciés dans le premier tome de Millénium. Mikael Blomkvist, Lisbeth Salander, Erika Berger… tout le monde est au rendez-vous pour une nouvelle enquête riche en émotions et rebondissements.

Alors que le journal Millénium veut prochainement publier le livre de Dag Svensson sur le trafic des prostituées de l’Est, lui et sa femme Mia, qui préparait une thèse sur le même sujet, sont assassinés à leur domicile. Dans un même temps, le tuteur de Lisbeth Salander, Bjurman, est lui aussi tué chez lui. Une arme est retrouvée, comportant les empreintes de Lisbeth. Une recherche nationale est lancée contre la jeune femme, suspectée d’être la meurtrière de trois victimes innoncentes. Les hypothèses quant au mobile qui a poussé cette soit-disant tueuse à commettre ces crimes restent flous : vengeance ? empêcher la publication du livre ? L’équipe de police menée par Bublanski se lancent dans la recherche, tout comme l’intégralité du journal Millénium, et les locaux de Milton Security, dirigés par Armanskij, dernier emploi exercé par Lisbeth.

Nous revoilà avec une enquête policière hors du commun, emplie de mystères, au suspense étonnant, aux scènes tellement réalistes, qu’elles m’ont données des frissons dans le dos. C’est un roman assez noir, il faut se l’avouer, mais très prenant : une fois débuté, plus rien ne peut vous faire arrêter votre lecture, pas même l’incroyable voluminosité du livre.

Les personnages sont toujours aussi attachants, et restent fidèles à la façon dont je l’ai aies perçus dans le premier tome. Lisbeth Salander, jeune femme toujours aussi mystérieuse, qui, malgré les nombreuses descriptions de son apparence physique, ou les nombreuses scènes où elle apparaît, n’arrive pas à se matérialiser dans mon esprit. Cette femme est entourée d’un flou impressionnant. Elle met des barrières autour d’elle, pour empêcher qu’on découvre sa vraie nature. On l’a pourtant vue pleurer, en colère, amoureuse, en détresse… mais les scènes suivantes dénotées le contraire de ce que l’on venait de voir. Lisbeth est un personnage hors du commun, c’est elle qui devrait être la protagoniste principale du roman, et non pas Mikael Blomkvist, qui n’a récolté, dans ce tome-ci, qu’un petit rôle secondaire superflu et sans grand intérêt.

Stieg Larsson, à travers ses enquêtes policières toutes plus extraordinaires les unes que les autres, dénonce pourtant un problème majeur dans la société, qui existe réellement, et est encore visible au XXIème siècle : le commerce du sexe. Des jeunes adolescentes dans la pauvreté la plus totale, sont vendues et retirées de leur pays de l’Est pour être envoyées dans les pays de l’Ouest vendre leurs services aux hommes. Un trafic cruel, où les femmes sont dévalorisées et exploitées au profit d’hommes puissants. Une injustice que l’auteur dénonce avec virulence.

J’ai trouvé ce deuxième tome encore plus palpitant que le premier. Les personnages nous sont déjà familiers, on connaît les liens d’affinités des uns avec les autres, donc l’histoire nous paraît plus intime. L’auteur a encore une fois frappé, avec une plume extraordinaire, qui nous emporte littéralement dans les affres de ses enquêtes. Chapeau bas !

Encore une fois, Millénium a sut satisfaire à ma soif d’enquête policière. Un second tome encore meilleur que le premier, des personnages fidèles à eux-mêmes, un contexte noir, effroyant, mais addictif. Vivement que je me lance dans le dernier opus.

Ma note : 9/10
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