Littérature américaine·Roman

L’homme qui voulait vivre sa vie

L’homme qui voulait vivre sa vie
de Douglas Kennedy
497 pages, éditions Pocket
Résumé : Un poste important, une vaste maison, une femme élégante, un bébé : pour tout le monde, Ben Bradford a réussi.
Pourtant à ses yeux, rien n’est moins sûr : de son rêve d’enfant – être photographe – il ne reste plus rien. S’il possède les appareils photo les plus perfectionnés, les occasions de s’en servir sont rares. Et le sentiment d’être un imposteur dans sa propre existence est de plus en plus fort…Alors maintenant résister à l’appel d’une vie quand le destin s’en mêle ?

Extraits : « La vie, c’est avancer d’un pas hésitant, sans cesse torturé par une idée obsédante.  »
« Nous ne cessons de rêver d’une existence plus libre tout en nous enferrant de plus en plus dans les obligations, dans les pièges domestiques. Nous aimerions tant partir, voyager légers, et cependant nous ne cessons pas d’accumuler de nouveaux poids qui nous entravent et nous enracinent. « 

Mon avis : Douglas Kennedy, un auteur qui ne m’est pas inconnu, avec lequel j’ai déjà pu apprécier bon nombre de livres (dont La poursuite du bonheur, le dernier en date). L’homme qui voulait vivre sa vie, l’un de ses premiers romans, publié le jour de mon année de naissance, en 1997, reste dans la lignée de son style originel, déployant une intrigue policière couplée à une histoire légère, qui fait le succès des autres histoires de cet auteur. Jusque là satisfaite par le style volumineux et enrobé de ses tournures de phrase, j’ai eu la nette impression qu’à l’intérieur de ce livre, l’auteur se perdait en descriptions infimes, en développement anodin, en bla-bla inintéressant et lassant. Tant de pages ,pour si peu de plaisir… j’avoue m’être ennuyée rapidement !

L’histoire avait pourtant tout pour plaire. Partant d’une intrigue farfelue et originale, Douglas Kennedy s’est laissé noyé dans ses descriptions assommante. Ben Bradfort, un jeune homme en costard-cravate travaillant à Wall Street, vit une vie paisible, entre son boulot, sa femme Beth et ses deux fils, Josh et Adam. Jusqu’au jour où il est alerté par les sorties impromptues de Beth. Ben, passionné de photographie, va rapidement se rendre compte que l’amant de sa femme est son voisin, Gary Summers, également photographe passionné. Sur un coup de tête, il lui rend visible, et le tue inopinément, sans préméditation, dans un accès de rage et de colère noire. Pour palier à son crime et camouflé la mort de cet homme, il va prendre l’identité de sa victime, et faire mourir le nom de Ben Bradfort. S’ensuit une vie de cavales, dangereuses, en équilibre constant entre la peur et le regret.

Le contenu aurait dû m’intéresser, me passionner et m’embarquer dans une cavalcade épique autour des états-unis… Malheureusement, le récit s’essouffle rapidement, les passages descriptifs tirent en longueur et prédominent bien plus que le contenu principal. Je me forcé à continuer ma lecture, m’attendant à une tombée spectaculaire, à une apothéose inattendue et époustouflante… Après avoir parcouru plus de la moitié du livre, il a fallu se rendre à l’évidence : le style linéaire et fastidieux continue son laborieux chemin. Pour le coup, j’appelle ça du remplissage : écrire pour écrire, ou écrire pour combler un vide, pour allonger l’épaisseur du bouquin.

Très déçue par cette histoire, j’ai finalement abandonné sa lecture après d’infructueuses frustrations quant à mon abandon prématuré. Par pure curiosité, j’ai survolée la fin du récit, qui ne m’a pas parue plus enrichissante que le reste du livre, ni passionnante, ni surprenante, rien d’extraordinaire à offrir. aux lecteurs.

Ma rencontre avec Douglas Kennedy m’a refroidie. Cet auteur, à la bibliographie bien remplie, s’est laissé plonger dans un style banal, plutôt commun, dont je n’arrive pas à tirer les bienfaits. Le seul point positif que j’aurais pu relever de ce livre, aurait été l’histoire singulière inventée, mais traitée avec si peu de réalisme, que mon entrain s’est rapidement envolé.

Ma note : 4/10

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