Les gens heureux lisent et boivent du café

Les gens heureux lisent et boivent du caféd’Agnès Martin-Lugand.
253 pages, éditions Michel Lafon, à 14,95 €
Résumé : « Ils étaient partis en chahutant dans l’escalier. J?avais appris qu’ils faisaient encore les pitres dans la voiture, au moment où le camion les avait percutés. Je m’étais dit qu’ils étaient morts en riant. Je m’étais dit que j’aurais voulu être avec eux. »Diane perd brusquement son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l’exception de son coeur, qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l »existence. C?est peut-être en foulant la terre d’Irlande, où elle s’exile, qu’elle apercevra la lumière au bout du tunnel.Entre « Le Journal de Bridget Jones » et « Love Story », l’histoire de Diane nous fait passer par toutes les émotions. Impossible de rester insensible au parcours tantôt dramatique tantôt drôle de cette jeune femme à qui la vie a tout donné puis tout repris, et qui n’a pas d’autre choix que de faire avec.
Extraits :  « La photo est un art, ce qui requiert un minimum de sensibilité. »
« Force était de constater qu’aucun homme ne pourrait lui résister. Elle était magnifique, avec sa robe noire qui n’était ni vulgaire, ni aguichante. Juste sexy, classe, dévoilant ce qu’il fallait de peau pour donner envie d’en découvrir plus. »

Mon avis : Un titre énigmatique, une très jolie photo de couverture (où l’on voit l’auteure ?), mystérieuse et accrocheuse, avec en prime, « un succès fulgurant sur toutes les e-librairies« … de quoi donner envie de découvrir ce roman.

Cette histoire commence directement dans le feu de l’action, où l’on découvre la mort de la fille et du mari de Diane, notre héroïne. Ce choc, aussi brutal qu’inattendu, va complètement briser la vie de Diane, qui va rester seule, face à la vie, en essayant de combattre intérieurement le remord et la tristesse qui l’assaille chaque jours. Plus de deux ans après le drame, Diane ne s’en remet toujours pas. Même avec l’aide très précieuse de son meilleur ami Félix, la jeune femme n’arrive pas à remonter la pente, murée dans le passé, le regret et les pleurs. Subitement, un beau jour, elle décide de s’exiler loin de cette vie qui la rend triste, et part habiter en Irlande, dans un cottage qu’elle loue à Abby et à son mari Jack. C’était sans se douter que le fils de ce couple, Edward, qui s’avère être également le nouveau voisin de Diane, va réussir, involontairement, à lui faire oublier pendant de futiles instants son passé.

Ce livre ne peux pas se décrire en quelques mots… il est tellement beau, émouvant, et incroyablement humain, qu’il faut vraiment l’avoir lu pour ressentir toute l’émotion avec laquelle j’écris cette chronique-ci.

Même si le début du livre se débute assez rapidement, et qu’il ne s’étale pas sur de longs chapitres, Agnès Martin-Lugand réussie néanmoins à nous transmettre l’émotion avec laquelle elle écrit ses lignes. La douleur suite à la perte d’un être cher est dure, très dure. Mais alors celle de deux êtres chers, les plus chers à sa vie, de surcroît, doit être insurmontable. D’abord dans un état de surprise, Diane va se murer dans le déni, pour ensuite réaliser pleinement qu’elle ne reverra plus jamais sa famille. Une douleur qui va se transformer en dépression ; enfermé dans une sphère contiguë, elle est plongée dans la solitude, ne sort plus, se néglige, mais surtout, elle ne se remet pas de la mort de sa famille. Je ne peux pas juger de sa conduite, vu que je ne suis pas à sa place, mais il aurait au moins fallu qu’elle aille voir un psychologie, qui puisse l’aider à faire son deuil, pour ensuite repartir d’un bon pied…

Au lieu de ça, Diane décide de d’emménager et de quitter cette ville qui lui rappelle trop fortement son mari et sa fille. C’est en Irlande qu’elle s’arrête, bien décidé à reprendre une vie normale.

Là-bas, elle va rencontrer des gens formidables (Abby et Jack), qui vont être comme ses deuxièmes parents : la réconfortant, la consolant, et l’aidant en cas de besoin. Elle va également se lier rapidement d’amitié avec Judith, la fille du couple, qui va devenir une grande confidente pour elle.
Mais sa plus belle rencontre restera néanmoins celle avec Edward. Une rencontre qui commence très mal, dictée par la vulgarité, l’antipathie, et la solitude dans laquelle sont plongés les deux personnages. Mais peu à peu, ils vont apprendre à se découvrir, et vont être plus compatibles qu’ils ne croyaient l’être. Une histoire va naître, douce, simple… presque banale !

Mais la chose que j’ai le plus apprécié chez notre protagoniste, c’est la fidélité qu’elle a voué à son défunt mari. Pas une seconde elle ne l’a oublié.

La fin, par contre, m’a surprise : je pense que personne n’imaginez cette fin-ci. Nous avions tous en tête une toute autre fin, déjà toute tracée…

Vous l’aurez compris, cette histoire a été très émouvante. Méfiez-vous du titre : Les gens heureux lisent et boivent du café, certes, mais pas notre héroïne. Le roman aurait dû s’appeler Les gens malheureux fument et broient du noir, ça aurait plus concordé !

Pas une seconde je ne me suis ennuyée. Toute l’histoire s’enchaîne, on s’aventure directement dans l’univers de l’auteure, on compatit à la tristesse de Diane, et on s’attache aux personnages. Un récit très touchant, qui ne va pas vous laissez indifférent. Si j’avais un conseil à vous donnez, ce serait de vous dépêchez de l’acheter… mais ne le lisez pas directement, car sinon, vous ne pourrez plus le lâcher du tout !

Ma note : 9/10

Une réflexion sur “Les gens heureux lisent et boivent du café

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