Roman

Les épinards crus

Les épinards crus d’Anne Luthaud.
140 pages, éditions Buchet Chastel, à 14 €

 

Résumé : Dans le cimetière de la ville de Gênes, un enfant fait son apprentissage du monde sous l’œil attentif du gardien des lieux. Été, automne, hiver, printemps s’écoulent au gré de ses jeux, de ses questionnements, de ses découvertes et de ses rencontres. Avec sa mère, la grande absente, il communique par flux mentaux qui sont autant d’interférences avec ce microcosme étrange et attachant. Elle lui révèle notamment le passé commun du tailleur de pierre et du fabricant. Ainsi l’enfant grandit-il au milieu des sculptures-sépultures et des personnages qui hantent le cimetière…
Un roman initiatique et une réflexion délicate sur le temps qui passe.

Extraits :  « Se tuer d’amour est un prétexte, une fumisterie, l’amour il faut faire avec tous les jours ou renoncer. »
« Quand c’est drôle, ça va plus vite, ça s’agite. Quand c’est triste, ça va lentement, c’est ennuyant. »

Mon avis : Si j’avais su que l’auteure serait présente au Salon du Livre 2013, je serais allé la voir avec grand plaisir, surtout pour lui demander quelques détails sur son livre. Car bien qu’il soit bien écrit, je n’ai pas vraiment compris le vrai sens de l’histoire, et quelques indications de la part d’Anne Luthaud n’auraient pas été de refus.
Déjà, le titre du livre est plutôt marrant, et attire les questionnements : Les épinards crus, mais qu’est-ce que c’est que ça ? Même si la réponse à cette question se trouve entre les pages du livre, elle n’a pas été très claire pour moi. Tout, dans ce roman, est brumeux et imprécis. On ne peut jamais être totalement sûr de ce qu’on lit. C’est ce qui fait l’originalité du récit.

On suit tout au long du récit, pendant une année rythmée par les saisons (qui forment des chapitres) la vie d’un petit garçon très mystérieux, qui vit avec un gardien de cimetière. Il parle par « flux mentaux » avec sa mère, qui est absente, malade, paraît-il.

Douceur est le mot qui peuple ces pages. A travers ce roman initiatique, Anne Luthaud se questionne, questionne l’enfant et en même temps, le lecteur. En posant des questions simples et futiles, elle essaie comprendre certaines choses, de faire ouvrir les yeux.

Les personnages quant à eux sont très étranges et mystérieux. Aucun indice de leur caractère, leur personnalité ou même leur physique n’est mentionné. Nous sommes dans le flou pendant tout l’histoire, mais un flou agréable : de cette sorte, libre à nous de nous représenter aisément les personnages, selon notre envie.

Un roman initiatique très inhabituel, mais tout en poésie ; Anne Luthaud pourrait vous surprendre.

 

Ma note : 5/10
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