Littérature jeunesse

Le voyage de Christophe Colomb

Le voyage de Christophe Colomb
d’Hélène Montardre
59 pages, éditions Nathan, à 4,95€

 

Résumé : 1480. L’Italien Christophe Colomb vit au Portugal et navigue depuis déjà plusieurs années. Il ne cesse de s’interroger sur cette « mer Océane » qui borde les côtes portugaises : qu’y a-t-il de l’autre côté ? Une terre, il en est sûr ; sans doute les Indes, il le pressent… Dès lors, il va tout mettre en œuvre pour réaliser son projet : traverser cette mer et ouvrir une nouvelle route vers les Indes.
Grâce à l’aide des rois d’Espagne, il lève enfin les voiles, en 1492. Après 35 jours de navigation, le voilà qui aperçoit la terre… une terre dont nul avant ce jour ne soupçonnait l’existence…

Extraits : « – Aucun marin ne le suivra ! poursuit un troisième. Personne n’est assez fou pour naviguer volontairement hors de vue de la terre, surtout pour un si long trajet…
– Il en demande trop, conclut un quatrième.
 »
« Le jour se lève. Colomb est debout sur le pont de la Santa Maria, les yeux fixés sur la terre aperçue quelques heures auparavant. Il ne l’a pas quittée du regard de la nuit, comme si fermer les yeux aurait pu la faire disparaître. »

Mon avis : Je me délecte une nouvelle fois de cette fabuleuse collection des Petites histoires de l’Histoire de chez Nathan, que j’apprécie énormément. Cette fois-ci, c’est le voyage de Christophe Colomb jusqu’à l’Amérique qui est narré.

On y découvre un homme passionné de navigation, embarqué sur la mer dès l’âge de 14 ans, qui vit, respire et n’aspire seulement pour les joies d’être sur un bateau. Des projets ambitieux pleins la tête, il ne se démonte pas après le refus des souverains du Portugal devant son envie de traverser la mer Océane à la conquête des terres « d’Inde ». Après l’accord des souverains d’Espagne, Christophe Colomb part à la découverte d’îles lointaines, à bord de son Santa Maria légendaire.

Le portrait du héros est bien différent que celui brossé dans le livre Un marin de trop de Flore Talamon. En effet, alors que son héros est montré brutal avec les populations, avec une poigne de fer, sans pitié et presque sans sentiments, le Christophe Colomb d’Hélène Montardre est plutôt sympathique, touchant, acharné dans son oeuvre, entouré d’une famille aimante, doux avec les populations indigènes qu’il découvre, et montrant un respect sans foi ni loi à l’encontre de tout un chacun. Des portraits si controversés qui m’ont empêchés de visualiser la réelle teneur de la personnalité de ce navigateur conquérant.

L’histoire est facilement accessible pour les plus jeunes, elle dresse un paysage d’ensemble – assez vague, il faut le souligner – du voyage de Christophe Colomb et des péripéties qu’il a rencontré. L’espace spatio-temporel est mis en avant, avec comme un décompte qui montre le temps qui s’écoule à bord du navire.
Tout est réaliste et se raccroche parfaitement à la réelle teneur des événements qui ont menés à la découverte de l’Amérique en 1492.

Un récit documentaire destiné à la jeunesse, mais que les plus âgés peuvent lire. Un condensé des aventures de Christophe Colomb, avec quelques informations supplémentaires délivrées au début et à la fin du livre. Un ouvrage riche en découverte, mais dont il manquait un je-ne-sais-quoi qui aurait pimenté un peu plus le récit du héros.

Ma note : 6/10
Publicités

Une réflexion au sujet de « Le voyage de Christophe Colomb »

  1. Ping: M

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s