Dystopie·Littérature australienne·Science-fiction

Fire sermon

Fire Sermon de Francesca Haig
490 pages, éditions Hachette, à 18€

 

Résumé : Quatre cents ans après notre ère, la Terre a été ravagée par un terrible feu nucléaire. Sur une terre appauvrie qui se repeuple à grande peine, un phénomène mystérieux et inexplicable débute : chaque personne naît désormais avec un jumeau. De chaque paire, l’un naît Alpha, physiquement parfait en tous points, et l’autre Oméga, affublé d’une difformité physique plus ou moins marquée. Dans cette société, les Omégas sont discriminés et ostracisés tandis que leurs frères Alphas vivent dans l’opulence en s’accaparant les maigres richesses de la Terre. Or un lien invisible et indéfectible unit les jumeaux, sans qu’on puisse en percer le mystère : où qu’ils se trouvent, et qu’importe la distance qui les sépare, quand l’un des deux meurt… l’autre meurt aussi. Cass est l’une des rares Omégas à être dotée d’un pouvoir de clairvoyance. Alors que son jumeau, Zach, accède aux hautes sphères du Conseil des Alphas, Cass ose faire le pire des rêves possibles : celui d’un monde où Alphas et Omégas sont traités à égalité. Prise au cœur du combat entre le Conseil et la Résistance, Cass va devoir lutter pour survivre et permettre à son rêve de devenir réalité.

Extraits :  « La maladie n’est jamais juste pour personne. Elle s’empare des gens et puis c’est tout. »
« Tu es plus proche de lui que quiconque. Mais être proche de quelqu’un et connaître quelqu’un, ce sont deux choses différentes.« 

Mon avis :  Il y a tout d’abord un résumé attractif : une histoire apocalyptique qui se situe dans l’Après, où naissent uniquement des jumeaux. Les jumeaux sont séparés à la naissance et se retrouvent dans deux camps distincts : les Alphas et les Omégas. Les Alphas dominent, tandis que les Omégas vivent dans la misère la plus totale. Mais une rebéllion est quasiment impossible : car si un jumeau meurt, il entraîne l’autre au tombeau.

Le synopsis fait envie, je ne dirais pas le contraire. C’est donc aveuglément que je me suis lancée à corps perdue dans ce récit. Un récit hautement original, qui ne ressemble à aucun autre.

Fire Sermon va prendre comme protagonistes Cass, une devin Oméga, et son jumeau Zach, l’un des hommes les plus puissants du parti Alpha. Séparé très tardivement à la naissance, ils ont pu vivre ensemble jusqu’à onze ans, chose très rare dans cette société dystopique. Bien que relié par les liens du sang et de la fraternité, tout oppose ces deux êtres. L’un est réformateur et directeur, avec des idées radicales et bien tranchées. L’autre est optimiste et rêveuse, croyant à une possible réunification Alphas/Omégas.

Et c’est justement ce dernier aspect de Cass, cette croyance presque aveugle à la bonne entente entre les deux camps, qui me sidère. Cette jeune fille, qui montre son courage à multiples reprises, renvoie une image d’elle assez passive et naïve. Elle ne paraît pas vivre dans le monde qui nous est décrit : fait de chaos, de meurtres et de dictature, elle espère encore un retournement miraculeux de la situation. De plus, malgré les monstruosités que son frère Zach lui a fait subir – il l’a rejetée, il l’a faite enfermée dans une prison, il a envoyé quelqu’un lui sonder son esprit, l’a poursuivi… -, elle n’a pas arrêté de définir son frère comme quelqu’un de bien. Un tel aveuglement est vraiment horripilant ! Je peux concevoir un certain amour fraternel, mais un amour fraternel à sens unique, aussi fort que ça, malgré toutes les contraintes… ça me sidère !

Le point fort de ce livre, c’est invariablement sa panoblie d’actions. Tout le récit s’enchaîne, sans pause. Bon, Fire Sermon a quand même un gros point faible aussi, mais quel récit n’en aurait pas ?! En effet, il n’est pas rare que l’esprit du lecteur s’égare au détour d’une page. A trop vouloir ancrer les personnages dans un décor imaginaire, Francesca Haig décrit avec bien trop de longueur le paysage dans lequel ils évoluent. Et je l’avoue, ça peut devenir lassant, à la longue.

Bon, après, ce livre soulève tout un tas de sujets souvent redondants dans les romans dystopiques modernes. Il y a tout d’abord la peur de la technologie moderne de l’Avant. Puis le questionnement sur les dictatures, la façon de gouverner, les mauvais chefs d’autorité.

Malgré quelques points positifs, je n’ai pas été plus emballée que cela par ma lecture. Des livres dystopiques, j’en ai lu un paquet. Même si celui-ci démarrait avec un sujet original sur la dualité (des jumeaux dans deux camps différents), les trop nombreuses longueurs m’ont empêchées d’avoir un réel plaisir durant ma lecture. Dommage ! Je lirai peut-être le second tome si l’occasion se présente. Car l’intrigue est quand même sympathique et la fin a grandement égayé ma curiosité !

 

Ma note : 5,5/10
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